jeudi, 23 mars 2017, 06:17 GMT

Cinq jours après la publication des résultats d’intégration à la fonction publique au compte de l’éducation, le collectif des jeunes enseignants contractuels d’Etat non-admis au concours  à Kouroussa, a créé ce mardi le vide dans les établissements publics et privés de la commune urbaine.

 

 

Selon ce collectif, ils ont été 13 candidats à avoir été admis à ce concours sur un effectif total de 150 enseignants contractuels d’Etat et communautaires. Ils représentent, indique-t-on, 40% des enseignants dans les écoles.

Face à ces résultats catastrophiques, leur collectif a décidé de déclencher une grève générale illimitée à partir de ce mardi 3 janvier 2017.

«Nous avons décidé de ne pas mettre pied dans les écoles jusqu'à nouvel ordre. Tout ceux qui savent qui ne sont pas admis à ce concours, doivent rester à la maison. Certains ont eu  ce texte alors qu’ils n'ont jamais été en situation de classe », a dénoncé B. Condé un contractuel qui donne des cours de géographie au lycée Amilcar Cabral.

Dans les environs de 10 heures, les élèves avaient déjà regagné leurs domiciles. D’après un professeur d’histoire, il a passé trois ans en tant que contractuel communautaire et qu’il recevait à chaque trimestre, 235 mille francs.

Aujourd’hui, le désespoir et la déception se lisaient déjà sur le visage de beaucoup de ces jeunes candidats non-admis après des années passées comme contractuels et d'autres considèrent ces résultats comme la fin de leur carrière dans l'éducation nationale.

La grande interrogation est de savoir quelle va être la réaction des élèves dans les prochains jours car, la plus part des meilleurs enseignants en situation de classe sont quasiment des contractuels.

Kouroussa, Haute Guinée

Fassou Papus Loua