Kouroussa: la rentrée scolaire 2017-2018 s’annonce dans un contexte difficile

11 septembre 2017 21:21:13
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Officiellement, la rentrée scolaire 2017-2018 est prévue pour le 15 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national. A Kouroussa, élèves et parents  préparent, activement mais dans des conditions plutôt difficiles, cette rentrée des classes.

Après avoir fait face aux dépenses liées à la célébration de la fête de Tabaski le 1er septembre dernier, ils sont obligés de préparer la rentrée scolaire avec son lot de dépenses : les frais d’inscription, la fourniture scolaire, la tenue scolaire et souvent quelques mois d’avance pour les inscrits dans les écoles privées.

Si certains parents d’élèves arrivent à faire face à ces dépenses liées à la rentrée scolaire, sans trop de soucis, d’autres, par contre, éprouvent toutes les peines du monde à se tirer d’affaire. Conscients de l’importance de l’éducation, un droit qui ne doit pas être violé, ils suent sans et eau pour que leurs enfants démarrent la rentrée scolaire dans de bonnes conditions.                     Nagnouma se débrouille pour trouver son pain quotidien. Comment tant d’autres parents, elle est obligée de préparer la rentrée scolaire 2017-2018 pour ses trois enfants. « Depuis que j’ai été informée que la rentrée c’est pour bientôt, je ne suis pas tranquille, car je ne sais pas comment faire pour acheter les fournitures scolaires de mes enfants qui constituent mon seul espoir. », explique-t-elle.

Mariama est une autre mère de famille qui passe le plus clair de son temps  dans la mine. Tous les jours,  elle parcourt une dizaine de kilomètres à la recherche de gravier à laver en vue d’obtenir un centime d’or. Ce qui lui permettrait de faire face aux frais de scolarité de ses enfants.

« Mon mari est un orpailleur. C’est à peine qu’il arrive à nous prendre en charge. Chaque année, je me débrouille pour que mes enfants démarrent les cours dans de bonnes conditions. », a-t-elle confié.

Seulement voilà : le prix de certaines fournitures scolaires flambe sur le marché. Des vendeurs détaillants au marché central de la ville nous donnent ici les différents prix qu’ils pratiquent. « Le carton de cahiers, qui coûtait à 140.000 francs l’année dernière, est revendue à 170.000 francs. Ce qu’on achetait à 280.000 est passé à 300.000 francs et à 330.000 francs. Les boîtes mathématiques qui étaient revendues à 5000 FG passent à 8000 FG ou 8500 FG »

Une situation qui préoccupe les élèves et leurs parents. Rencontré au marché, un parent d’élève qui a préféré garder l’anonymat, nous a confié ceci : « Vu la conjoncture actuelle et la fête de Tabaski qui vient d’être célébrée, il est très difficile de trouver tout ce qu’il faut pour l’ouverture.»