Kindia: le pire a été évité dans une église après l’agression d’un prête par une femme

12 septembre 2017 14:14:24
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Cet incident s’est produit lundi 11septembre aux environs de 17 heures 45 minutes au grand marché de la commune urbaine a opposé le père Clément Oularé de la paroisse Sainte-Croix de Kindia où il se rendait pour célébrer la messe du soir, et la dame Mamet Bangoura, une des nombreuses femmes qui occupent anarchiquement la voie d’accès à l’église.

A en croire les jeunes chrétiens qui n’ont pas aimé ce comportement, cet incident est un scandale qui est symptomatique d’un certain laisser-aller qui règne depuis toujours à Kindia.

Interrogé sur les circonstances de l’incident, la victime Père Clément Oularé explique : « j’étais à bord de ma voiture pour me rendre à l’église. Arrivé au niveau d’une femme qui avait mis un tabouret devant moi, j’ai ralenti en lui demandant de me laisser passer. La dame Mamet Bangoura qui n’était même pas concerné s’est mise à m’insulter. C’est ce qui m’a poussé à sortir dans ma voiture et elle me prend au collet en coupant ma chaine et me blesser au gout.»

Indignés par cette agression, les jeunes chrétiens de la place se sont rendus tôt ce mardi matin dans la cours de ladite église pour donner libre cours à leur colère. Mais, l’intervention in extremis des forces de l’ordre a permis finalement d’apaiser la fureur dévastatrice des jeunes chrétiens.

Suite à cette altercation, le président de la délégation spéciale de Kindia, Abdoulaye Bah a pris l’engagement de faire déguerpir ces femmes étalagistes dans les abords de l’église.  «J’ai réussi à faire venir la dame fautive pour qu’elle présente ces excuses publiquement ici à l’église et nous allons dégager la route définitivement et pour toujours », a-t-il promis.

Selon Abdoulaye Bah, l’occupation anarchique de cet accès remonte à 30 ans. Une affirmation que réfute  un jeune  de l’église. Pour lui, il s’agit d’un prétexte qui ne tient pas la route. «Je suis déçu d’entendre le président de la délégation spéciale Abdoulaye Bah dire que c’est un problème qui dure de 30 ans, mais la gouvernance est une continuité. Il peut faire recours aux institutions comme la gendarmerie ou la police. Qu’il arrête qu’à même  d’utiliser le langage politique pour exprimer une démission qui est la tienne », dénonce D. Gamy.

  • G224

    Je ne sais pas combien de fois l’expression  »Jeunes chrétiens’ revient dans votre Article.Et je ne sais vous êtes de quelle nationalités.Mais quant on est journaliste ou quand sa parole est adressée au public ,on pèse les mots,on évalue la porté des expressions;le choix des mots doit
    être un exercice a traiter avec rigueur.
    Je n’ai jamais entendu ce genre d’expression(Jeunes chrétiens,Jeunes musulmans etc.) en Guinée car chez nous, les gens ne se définissent par leur religion.
    Bonne journée!