Kindia : une femme en grossesse de 7 mois victime d’un viol collectif

16 juin 2017 14:14:21
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Cette scène horrible s’est passée dans la nuit du mardi 13 à mercredi 14 juin  au quartier Tafory-Gangan, dans la commune urbaine de Kindia.

La victime N. Camara, mariée et âgée  seulement de 19 ans est en état de grossesse de 7 mois. Elle a été victime d’un viol de la part d’individus qui l’ont d’abord ligotée avant de la violer.

Interrogée par notre la Rédaction locale de Guinéenews basée à Kindia, la victime revient sur cette odyssée infernale qu’elle a vécue: « ce jour, mon mari n’a pas passé la nuit à la maison à cause d’une forte pluie qui s’abattait sur Kindia. Tard la nuit, ces individus sont entrés par effraction par la fenêtre de ma chambre. Lorsque j’ai entendu leurs bruits, j’ai aussitôt demandé qui sont-là?  C’est en ce moment que l’un des assaillants a mis la corde sur mon cou et m’a donné par la suite un coup qui m’a fait perdre conscience. C’est ce n’est qu’au petit matin que je me suis retrouvée dans mon lit, nue et en train de saigner avec une forte douleur. Ce sont les voisins qui m’ont finalement accompagnée à l’hôpital régional. Malheureusement, je n’ai pas pu identifier aucun de mes agresseurs. Car, il pleuvait abondamment et ma chambre n’était pas éclairée.»

Pour sa part, le médecin gynécologue qui a reçu la jeune dame violentée, confie qu’il a trouvé que les pagnes étaient de sa patiente étaient maculés de sang un peu partout et qu’au niveau de la vulve, il y avait la présence des caillons de sang.

Un diagnostic qui fait dire au médecin qu’il s’agit d’une déchirure du périnée du 2ème degré.

Au niveau de l’œil droite, le Dr Dounarou Sinata décrit un traumatisme sous-conjonctival où l’œil est complément rouge. Sur l’état général, au niveau du cou, il y a des traces en circulaires qui sont visibles sur le corps de la victime, affirme-t-il avant de préciser que ce viol collectif n’a heureusement causé aucun préjudice sur le fœtus.

«J’ai regardé au niveau du fœtus à l’aide d’un appareil pour vérifie et j’ai trouvé qu’il n’y avait pas eu d’effets sur la grossesse.  L’enfant est vivant mais il faut le suivi sinon il pourrait y avoir un effet délétère sur la grossesse même après 72 heures», explique Dr Sinata.

Informée, la directrice régionale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance s’est rendue au chevet de la victime pour une prise en charge psychosociale. Aïcha Bah a éprouvé un sentiment de désolation avant de solliciter la collaboration de la population pour freiner ce phénomène qui prend de l’ampleur. « Je suis moralement abattue par cet acte ignoble. Il faut que la population accepte de collaborer avec nous afin de combattre ce fléau », a-t-elle sollicité.

Pour l’heure, la jeune dame est hospitalisée à la maternité et son état évolue favorablement, soutient son médecin traitant.