Kankan: des passagers en partance pour Conakry abandonnés dans les gares routières depuis des jours

21 septembre 2017 15:15:32
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Les voyageurs de Kankan à destination de Conakry sont, ces temps-ci, confrontés à un manque criard de véhicule de transport en commun. Dans les principales gares routières de la ville, il n’y a quasiment pas de véhicule sur les lignes de Conakry.

 

A la gare routière de Bada par exemple, sur les lignes de Conakry, ni taxi, ni bus et mini bus ne sont disponibles pour les voyageurs qui désirent rallier la capitale Guinéenne. Conséquences, c’est une foule de voyageurs en attente qui y campe dans l’espoir de trouver une occasion.

Cette situation de manque de véhicules de transport en commun à Kankan pour Conakry,  s’expliquerait par la coïncidence de la fête de tabaski à celle de la rentrée des classes. En plus à Conakry, il y a une baisse du nombre de passagers en direction de Kankan.

C’est en tout cas l’explication donnée par Laye Sékou Camara, le président de l’Union des Transporteurs Routiers de Kankan. « Le manque de véhicule à destination de Conakry à partir de Kankan est dû à la baisse du nombre de passagers pour le retour à Kankan. Actuellement, tous nos véhicules sont à Conakry et n’ont pas de passagers pour Kankan », affirme Laye Sékou Camara. Et d’ajouter : « la dégradation très poussée de la route nationale Kankan-Conakry, n’encourage pas les chauffeurs à effectuer le déplacement à vide à destination de Kankan. »

Chez les nombreux passagers en détresse, il n’y a pas d’alternative si non que d’attendre ou aller faire l’auto stop à la sortie de la ville vers Kouroussa. Et là, le passager est à la merci des spéculateurs. Au lieu de faire payer le tarif normal de  160 000 francs, ils te font payer 180 000 francs par taxi. A cette surenchère,  il faut ajouter le grand risque sécuritaire que ces passagers courent en s’embarquant dans des véhicules des non professionnels sur une route fortement dégradée.

Toutes ces difficultés seraient dues, comparativement à certains pays limitrophes, à la désorganisation notoire et au manque criard d’investisseurs crédibles dans le secteur des transports en République de Guinée, commentent certains observateurs, ici à Kankan.