Kamsar : La manif fait place à des cas de violences physiques contre des citoyens

19 septembre 2017 17:17:39
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Depuis 72 heures, la sous-préfecture de Kamsar ville minière, est plongée dans une crise sociale. Et pour cause, le délestage électrique que certains quartiers enregistrent depuis quelques, a semé une frustration chez des jeunes. Photo d’archives.

Comme nous l’annoncions dans nos dépêches précédentes, les jeunes mécontents de la sourde oreille des autorités administratives par rapport à leur revendication dont une desserte normale en électricité de 19 heures à 7 heure, avaient barricadé les routes et paralysant de surcroît la circulation dans la nuit du samedi 16 septembre.

Ce mardi 19 septembre, une autre situation beaucoup plus inquiétante fait la une entre le quartier Kayènguissa et la barrière de la cité. Il s’agit bien sûr des cas d’attaques physiques contre de paisibles citoyens comme nous l’explique Binta Diallo élève d’un lycée privé de la place qui était de retour des vacances.  » Notre taxi stoppé à Kayènguissa et notre chauffeur a dit qu’il ne peut dépasser ce quartier car il avait peur d’être attaqué par des jeunes et leurs jets de pierre. Donc avec les autres passagers, nous avons décidé de faire le reste à pied en évitant les zones chaudes. Sur la route, nous avons été interceptés par un groupe de jeunes qui ont demandé un droit de passage d’une valeur variant entre 30.000 et 50.000 GNF et si tu refuses, ils te retirent tes objets de valeur et même tout ton argent « , a-t-il déploré.

Cet état de fait nous a été confirmé par l’une des sources qui a ajouté :  » Avant hier (dimanche 17 septembre), des dizaines de jeunes qui rentraient de Conakry, étaient réunis au carrefour de Kayènguissa de peur d’être attaqués et violentés par certains jeunes révoltés. « 

De la cellule de communication de la direction nationale des impôts, nous avons aussi appris qu’au cours de sa tentative de médiation de la crise qui secoue Boké et Kamsar, Makhissa Camara directeur national des impôts et son cortège, ont été attaqués dans la nuit du lundi 18 septembre sur la route de Kamsar en provenance de Boké.

D’une source administrative, une rencontre entre les leadeurs de jeunes manifestants, a eu lieu à la villa du 3 avril.

Affaire à suivre…