Kamsar : enfin les groupes électrogènes sont là pour électrifier la ville

03 octobre 2017 17:17:31
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A quelques jours du délais accordé par les manifestants, les autorités administratives et communales de Kamsar, ont présenté le groupe électrogène. Ce premier contact entre les ayant-droit et la machine dont l’absence a provoqué une série de manifestations violentes, a eu lieu ce mardi 3 octobre, a constaté sur place Guineenews©.

C’est en grande pompe que l’engin a été réceptionné et exposé au vu de tous lors de son passage pour la centrale de Kaléyiré. Et cette joie a été un ouf de soulagement pour Saman Kaba Sous-préfète de la localité.  «  Enfin, le groupe électrogène est là. Les partenaires tels que l’ANAIM, la CBG et sans oublier les efforts du gouvernement guinéen, ont tenu leur promesse de satisfaire la demande des Kamsarkas en envoyant cet engin », a-t-elle confié.

Poursuivant, la première autorité administrative de Kamsar a donné quelques précisions. « Les quartiers recevront le courant chaque jour de 19 heures à 7 heures comme ils l’avaient sollicité. La pierre angulaire a été résolue sur les sept points de revendication et on va s’atteler aux autres », soulignera Saman Kaba.

Au lieu du débarquement du groupe électrogène, le pessimisme se mêlait à la joie.

Pour Fodé Bangoura, ce n’est qu’un trompe-oeil. « J’ai peur que ce moteur ne lâche au moment où on s’attend le moins. Ils l’ont envoyé et je suis content mais j’attends de voir sa production », dit-il.

Et pour El hadji Alhassane Camara, « la paix peut enfin revenir à Kamsar et la peur va dorénavant quitter nos vies ».

Absent Diallo, conducteur de taxi-moto n’est pas passé du dos de la cuillère pour inviter les autorités à jouer cartes sur table. « Les groupes sont là et nous sommes contents. Mais s’ils ne démarrent bien ou qu’ils tombent en panne sans être réparés, nous allons descendre dans les rues et cette fois, il n’y aura rien pour nous calmer si ce n’est le courant électrique », a-t-il prévenu.

C’est à croire que l’arrivée du groupe électrogène partage la population entre crainte et optimisme.

Nous y reviendrons.