Justice : accusé de « trafic d’influence » par un transitaire, le DG des Douanes réplique et déballe tout

28 septembre 2017 0:00:50
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Dans une de nos précédentes publications, nous faisions allusion de l’assignation en justice du Général de Brigade Toumany Sangaré, Directeur Général des Douanes par un certain Souleymane Kaba, de la société Global Transit pour « trafic d’influence ».

Pour éclairer la lanterne des uns et des autres, votre quotidien en ligne a tendu son micro au Directeur Général des Douanes qui a cru devoir apporter des précisions avec   éléments de preuve qu’il a joints à cette déclaration. Nous vous livrons in extenso ces réactions du Directeur  Général des Douanes:

«Je crois que c’est une méconnaissance du sujet. Il s’agit de la soi-disante société Golfe Transit. D’abord, je voudrais commercer par dire que pendant des enquêtes qui ont été menées, nous nous sommes rendu compte que cette société ne devait pas exister en fait. C’est une personne du nom de Souleymane Kaba qui a fait un statut et dans ce statut, il a mis le nom Golfe Transit. Par la suite,  il est allé prendre l’arrêté d’agrément de Sékou Wagué qu’il a collé à son nom. Sur le plan législatif et réglementaire,  un arrêté d’agrément de commissionnaire en Douane ne peut être ni vendu, ni cédé encore moins prêté pour une quelconque opération. Alors qu’il nous a dits que Sékou Wagué lui a vendu son agrément. On lui a dit de lire l’article 4 de l’agrément qu’il possède. Donc pour résumer, c’est en 2013 que cette affaire a commencé. Pour avoir fait des demandes d’enlèvement provisoire, la Direction des Douanes, à travers le Directeur général adjoint, a accordé à  monsieur Souleymane Kaba qui se faisait appeler à l’époque, Société Golfe Transit, des enlèvements provisoires sous réserve de consigner les droits par des chèques certifiés. Malheureusement, monsieur Souleymane Kaba émettait des chèques sans provision qu’il faisait consigner au niveau de la direction des recettes.

En fin 2013, nous nous sommes rendu compte que monsieur Souleymane, à lui seul, avait 22 chèques sans provision pour un montant global de plus de 2 milliards de francs guinéens. Automatiquement, la société a été fermée et monsieur Souleymane à été mis en demeure de payer l’argent. Parce qu’il n’y avait pas de provision à la banque. A l’époque d’ailleurs, le président de la République avait demandé de les traduire en justice, mais pour des raisons que je connais, puisque je savais que je pouvais recouvrer, j’ai été obligé de les amener à recouvrer. Il a été descendu de sa voiture et la voiture a été garée à la Douane pendant plus d’un an. C’est ainsi qu’il est allé faire une demande de dation au ministre délégué du Budget. A l’époque, monsieur Ansoumane Condé a accepté la dation, c’est-à-dire un croisement de dettes avec du matériel.  Nous avons accepté la dation, il a amené 13 motos d’escorte, des motos qui n’ont même pas servi, qui sont là finalement et sa dette a été épongée. C’est à la suite de cela que monsieur Souleymane a demandé de débloquer sa société. J’ai dit que je ne peux pas débloquer sa société. Parce que cette société est fausse. Elle a été créée sur la base d’un document qui ne l’appartient pas, c’est un. De deux, je ne peux pas débloquer parce que je ne lui fais plus confiance à partir du moment où il a pu émettre 22 chèques sans provision sachant bien qu’il n’a pas d’argent sur son compte.  Il a eu le courage d’émettre 22 chèques sans provision avec la complicité de certains douaniers que j’ai destitués de leurs postes. Après que ceux-ci aient perdu leurs postes, lui, il demande encore de débloquer sa société. J’ai dit, je ne le fait pas. Donc, voilà la genèse du problème. Et depuis cela,  monsieur Souleymane est passé partout, il a tout inventé, il a tout créé, il s’est attaqué à tout pour faire des diffamations. Donc, il n’y a pas eu de ‘’trafic d’influence’’, j’ai usé de mon pouvoir. Quelqu’un qui a fait du tort au trésor public, je m’y suis rendu compte,  je l’ai arrêté, il a payé, je pense que ce n’est pas un ‘’trafic d’influence.’’ Que cela soit considéré comme ‘’trafic d’influence,’’ je crois qu’il faut demander à celui qui l’a dit d’expliquer ce qu’il appelle trafic d’influence.  Moi, j’ai fait mon travail ».

 Propos recueillis par Fidel Mômou pour Guinéenews