Insécurité à N’zérékoré : les autorités locales proposent la mise sur pied des brigades civiles dans les quartiers

07 septembre 2017 9:09:19
0

L’insécurité est entrain de prendre une proportion inquiétante dans la commune urbaine de N’zérékoré où les hors-la-loi s’attaquent régulièrement aux citoyens et à leurs biens sans pourtant être inquiétés. Récemment, ce sont les conducteurs de taxi-moto qui ont manifesté pour exprimer leur ras-le-bol après l’assassinat d’un des leurs mais surtout pour dénoncer « l’inefficacité » des autorités.

Interrogé par la rédaction locale de Guinéenews sur les mesures urgentes à prendre pour mettre fin à cette pratique, le président de la délégation spéciale de N’zérékoré propose  que toutes les activités culturelles ou autres soirées récréatives prennent fin à partir de 2 heures mais aussi former des brigades de surveillance dans les quartiers pour assurer, dit-il, la sécurité des citoyens.

« Nous avons au cours d’une réunion avec les chefs de quartiers et représentants de jeunesse invité tous ceux qui ont des engins et qui animent des soirées dansantes de terminer leurs activités à partir de 2 heures et de ne jouer que la musique douce. Parce que pour écouter le cri de cœur des gens, il faut qu’il y ait un silence absolu et quand il y a bruit dans le voisinage on ne peut rien écouter. Deuxièmement, nous avons dit qu’il faut au moins désigner des éléments dans les quartiers qui formeront des brigades qui vont non seulement veiller sur la vie des citoyens et de leurs biens mais aussi sur l’insalubrité », propose Pé Mamady Bamy, président de la délégation spéciale.

Pour ceux qui s’alarment, monsieur Bamy indique que ce n’est pas la première fois qu’on parle de brigade de surveillance à N’zérékoré et mieux, l’autorité à elle seule ne peut pas veiller sur les citoyens. Selon lui, les responsabilités doivent être partagées. « Quand tu accompagnes la jeunesse, elle va être dynamique », dit-il.

A la question de savoir si ces brigades ne vont pas se substituer aux forces de sécurité, le président de la délégation spéciale précise : « la brigade de surveillance doit travailler en collaboration avec les forces de sécurité. C’est pourquoi nous avons dit qu’il faut donner les numéros de téléphone des services de sécurité pour que les brigades remontent régulièrement l’information. Et nous avons demandé aux chefs de quartiers d’être vigilants sur le choix des éléments parce que n’importe qui ne peut pas être dans la brigade. »