dimanche, 26 mars 2017, 05:26 GMT

L’Union des Forces Républicaines (UFR) et l’Union Guinéenne pour le Développement et la Démocratie (UGDD) viennent de réagir au rétropédalage  de la Mouvance présidentielle qui a affirmé retirer son projet d’amendement du point 2 de l’accord politique du 12 octobre 2016.  

 

Le député Dr. Deen Bangoura qui préside le groupe parlementaire des républicains, se dit convaincu que ce point 2 ne passera pas à l’Assemblée nationale. Pour lui, il n’est  ni conforme à la loi encore moins, à la volonté des citoyens.

La première remarque que nous faisons du point de presse animé par le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, dira Deen Toure, est toute particulière.

Poursuivant, l’honorable Deen s’est réjoui du fait que le sujet débattu par Damaro Camara, a permis de diminuer l’intensité du débat au tour de la loi électorale.

«Le fait que le RPG ait renoncé à son projet d’amendement du mode du scrutin, a réduit l’intensité du débat dans la cité. Alors, nous aurons le temps et la possibilité de nous consacrer au débat important concernant la mise en place des chefs de quartier et district. D’ailleurs, c’est le point le plus important et conflictuel pour nous et même avec la loi. Maintenant, le président Damaro, le président du groupe parlementaire des libéraux Dr. Fodé Oussou Fofana et moi-même, allons-nous nous consacrer au point 2 de l’accord du 12 octobre 2016. Je suis sûr et convaincu qu’il ne passera pas. Car, il n’est ni conforme à la loi  encore moins à la volonté des citoyens».    

 

Le Secrétaire général de l’UGDD, Nestor Kagbadounou, s’exprimant sur la communication de Amadou Damaro, a estimé,  pour sa part, que les messages de ce dernier ne venaient pas de lui mais plutôt du sommet, dans le but de purement et simplement calmer le jeu.

 

«C’est vrai que le projet de loi sur le code électoral n’a pas été adapté mais, il faut le souligner que ces formations politiques (UFDG-RPG, ndlr) continuent toujours à biaiser et à hypothéquer  les droits et les libertés les plus élémentaires des citoyens à la base, ceux  consistent à choisir leurs dirigeants. En tout cas, au sein du Front tout comme celui de l’UGDD, nous resterons mobilisés, vigilants  et très attentifs. Car, le jour où ces gens vont entreprendre d’autres démarches dans le but de pouvoir faire adopter ce nouveau projet du code électoral, nous allons nous opposer et nous rencontrerons qui de droit. Nous avons toutes les voies pour saisir la Cour Constitutionnelle pour dénoncer cette inconstitutionnalité», a-t-il promis.

Sékou Sanoh

Conakry, Guinée 224-664-35-11-21

Sékou Sanoh