jeudi, 30 mars 2017, 02:44 GMT

1L’expérience nous apprend que dans bien de circonstances, lorsqu’il s’est agi de parler ou de rendre compte d’une situation, l’image s’est toujours avérée plus probante que le texte. Comme le dit l’adage, une image vaut mille mots.

 

 

 

 

2La zone ici ciblée est assez illustrative de cette assertion. Nous sommes à Hafia-minière dans le périmètre de l’ancienne carrière d’extraction de  fer du temps colonial.

Le passage des pelleteuses y a peut être modelé le relief, donnant naissance à une falaise escarpée où les risques d’éboulement sont  très évidents, sous l’effet de l’érosion et des eaux de ruissellement.

 

 

 

 

 

3Des années durant, cet endroit a été laissé en l’état. Personne n’a jamais songé à l’occuper, sans doute en raison du risque évident qu’il y a à s’y installer. Même les maisons bâties au dessus, à la limite de l’escarpement semblent  menacées.

Cela a duré jusqu’en 2009, au temps du CNDD, où des prémices d’installation ont été observées. On a commencé par déblayer et bâtir un long soubassement. Puis, plus rien! L'espace est resté vierge de tout aménagement des années durant. 

 

 

 

 

5Cette tentative était comme un ballon d’essai, juste pour voir ce qui allait se passer. Et comme rien ne semble s’être passé entre temps, la nature ayant horreur du vide et peut être aussi  la ville se remplissant à grande allure, le lieu est aujourd’hui pleinement occupé. Des constructions pour usages divers s’y multiplient.

 

 

 

 

 

6L’apparence de la zone a certes changé, mais le risque lui, est toujours le même. Il demeure constant et guette tous les occupants des lieux. Occupants et autorités, en sont-ils conscients? 

 

 

 

 

 

 

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Diao Diallo

Diao Diallo