Guinée : que dire du cabinet du chef de file de l’opposition?

11 octobre 2017 13:13:47
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Enfin, la fonction de chef de file de l’opposition guinéenne est entrée en application cette semaine. La composition de son cabinet fait couler encre et salive. C’est vrai que l’apprentissage risque d’être mal interprété soit par ignorance, soit par malveillance.

En France, il paraît que tous les partis représentés à l’Assemblée Nationale française perçoivent des indemnités au prorata du nombre de député. Pour cette raison, le Ps français, après la dégringolade de la présidentielle passée et la déconfiture des législatives qui ont suivi, a été obligé de vendre son siège pour déménager dans un endroit moins  huppé. Si on a mal entendu, l’entretien du siège rue Solferino coûterait 14 millions d’euros par an et les contributions et les indemnités du parlement seraient bien en deçà de la facture.

Si cela devait se faire en Guinée, on ne sait pas si les partis qui viennent de naître et qui sont représentés au parlement de Guinée après la signature du décret d’institution du statut de chef de file de l’opposition seront concerné, on pense au parti de Ousmane Kaba.

En plus de cette inconnue, on ne sait pas encore si le budget alloué au chef de file n’est pas concerné par ces différents partages. Rien n’est spécifié, non plus les «primes» de chaque membre du cabinet du chef de file. Attention à ne pas tomber dans un piège. On sent quelque chose qui cloche dans cette affaire. Cellou-malin a-t-il eu tous les renseignements afférentes à ce fonds, allez savoir.

Si la route est dégagée de ce côté, elle reste encombrée de l’autre : la composition de son cabinet. La présence de l’ami Bano Sow est un peu hétéroclite puisqu’il n’a pas de parti politique. D’un avis, la composition du cabinet du chef de file de l’opposition guinéenne aurait été consensuelle, si les différents partis politiques, les  principaux, faisaient partie ; le cabinet du chef de file ne roule pas sur les quatre roues, comme dirait l’autre. Chef de file de l’opposition signifie qu’il est devant l’opposition. Il n’y a pas que Bano, il y a Makanera, qui a oublié son parti dans l’Arc-en-ciel

Objectivement, il faut déplorer l’absence de Faya Millimono et de Aboubacar Soumah, à moins que ce dernier n’ait opté pour l’homochromie de l’Arc-en-ciel ? Quand à Mouctar Diallo, cela était prévisible depuis la mort de Zakariaou et surtout quand il avait voulu revendiquer la mairie de Ratoma, à l’époque, mais comme cette commune doit être fractionnée en deux ou plusieurs commune, il devrait rabibocher avec l’UFDG. Quant à Zagamor, le porte-parole de l’Opposition , comme Mouctar, il avait voulu se démarquer et prendre le large et le voilà ni au port ni en haute mer. Par hauteur et par orgueil, vont-ils revenir ?

Quant à Sydia de l’UFR, qui a un pied dedans un dehors, et Lansana Kouyaté, il leur est difficile de s’aligner derrière Cellou Dalein Diallo pour des raisons plus que évidentes.

Le statut de chef de file de l’opposition  donne-t-il à son détenteur le pouvoir absolu sur tous les opposants comme le président de la république sur tout son gouvernement ?

Veuillez édifier le peuple pour éviter des commentaires sur toutes les ondes, prochainement.

 

  • Hollandais Mab

    une bonne analyse mr condé