Guinée : Le ministre Kabèlè annonce les couleurs de son plan d’urgence de la sécurité routière

12 novembre 2017 23:23:40
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Le ministre d’Etat de la sécurité et de la protection civile était ce dimanche 12 novembre 2017 à Kindia pour expliquer aux autorités préfectorales son plan d’urgence de la sécurité routière qu’il a lancé dans la capitale guinéenne depuis plus d’un mois et demi. Mais bien avant d’abord la mise en vigueur de cette mesure d’urgence dans la ville, Abdoul Kabélé Camara demande aux responsables de la cité de procéder d’abord à une vaste campagne de sensibilisation des citoyens. Tel est le constat fait par Guinéenews© sur place.

Rassuré de l’utilité de cette opération qui vise à débarrasser nos lieux publics des encombrants physiques afin de montrer aux commerçantes qui doivent être dans les marchés à l’intérieur des hangars, que la rue n’est pas un lieu de commerce, le ministre de la sécurité et de la protection civile qui en est l’initiateur de ladite mesure ne se désarme pas pour désengorger la circulation sur l’ensemble du territoire national.

« Je suis venu entretenir mes concitoyens de Kindia autour du plan d’urgence de la sécurité routière pour que nous puissions engagés une opération de sensibilisation. Après quoi, nous passerons sur le terrain à la mise en œuvre de toutes les grandes décisions qui ont été prises dans le cadre de ce plan d’urgence », a affirmé Abdoul Kabélé Camara.

Dans la capitale Conakry où les premières expériences de cette initiative sont faites, la mesure commence à porter fruit ; chose qui le galvanise davantage pour une énième fois sur la nécessité de cette mesure pour les populations.

« L’importance, c’est d’abord dégager l’emprise de la route, que les caniveaux et trottoirs soient complément dégagés tout cela dans l’intérêt de la population. On ne peut pas faire un marché sur la route, on ne peut pas établir des étalages sur des caniveaux. Le trottoir c’est fait pour le piéton, les caniveaux c’est pour les eaux de ruissellement et la route c’est pour les motos et véhicules. Donc, on ne peut pas occuper toutes ces emprises-là sans mettre en danger la vie de nos concitoyens », explique le ministre Kabélé.

Cette rencontre qui a eu lieu dans la salle de conférence du bloc administratif de la préfecture a connu la présence des autorités régionales, préfectorales, communales, représentants du syndicat des transporteurs, mais également des autorités des forces de défenses et de sécurité.

« Durant cette semaine avant le 19 novembre 2017, il faut que l’information passe et qu’elle arrive aux concernés notamment les occupants des emprises », rassure N’fansoumane Touré, préfet de Kindia.

L’occupation anarchique des emprises de nos artères est devenue aujourd’hui une véritable patate chaude dans la main de nos autorités. Au cours de cette rencontre, il a été hautement rappelé que cette mesure vise à préserver la vie des populations.