Guinée : En colère, les travailleurs d’une société manifestent, à Kissidougou !

24 juillet 2017 9:09:13
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Depuis le samedi soir jusqu’à ce lundi matin, les travailleurs de OMNIACOM, une entreprise tunisienne qui fournit des solutions de base et services de télécommunication, servant les opérateurs et les fournisseurs de services en Afrique et au Moyen Orient, manifestent pour l’amélioration de leur conditions de vie et de travail. Dans la matinée de ce lundi 24 juillet, ils sont encore en colère et bloquent tout de passage au sein de l’entreprise. Aucune solution n’est encore trouvée, les deux parties campant sur leurs positions respectives.

Conséquence de ces manifs, les protestataires ont voulu s’attaquer au logement de leur chef, un expatrié d’origine tunisienne. Mais la gendarmerie est venue rapidement pour sécuriser les lieux et le patron de la dite société.

 » Les travailleurs sont payés à chaque samedi, maintenant ça fait deux samedis nous ne sommes pas payés. Certains viennent de Faranah, d’autres de N’zérékoré, ils n’ont pas de parents ici. On paye le manger et la location des chambres. Si on n’a pas nos primes, on serait bloqué. Parmi nous, il y a des gens qui viennent au boulot sans prendre le petit déjeuner le matin et notre travail est dur. Les gens n’ont pas de quoi à manger,  c’est pour c’est pourquoi,  ils ont bloqué le pick-up jusqu’à ce qu’ils soient payés « , affirmé un travailleur sous couvert de l’anonymat.

 » Ici, on paye en fonction du nombre de mètres creusés ; un mètre est payé à 15.000 GNF  et on peut faire 4 mètres par jour soit 60.000 GNF. Quand tu est recruté, on te donne le casque, le julet, la pèle, la pioche …mais tu rembourses pendant la paie. C’est à dire à chaque samedi, ils vont enlever quelque chose dans ta prime jusqu’à ce que tu termines de payer ton équipement. Je suis étudiant et débrouille ici pendant ces vacances. Mais ils nous traitent très mal ici. Je lance un appel au gouvernement guinéen de contrôler les sociétés qui emploient les Guinéens. Sinon, ce ne serait pas bon ! Ils font ce qu’ils veulent ici… », commente un autre sur les conditions salariales et de travail de ces ouvriers.

Nous notons que jusqu’à maintenant le travail n’a pas repris. Il y a un calme précaire en ce moment dans la zone.

À souligner que les travailleurs manifestent contre le non paiement de leurs primes de travail.

Au moment où nous oublions cette dépêche aucun membre de la direction de la conkagnie nletait disponible pour répondre à nos questions.

Nous y reviendrons.