Grève des enseignants: plusieurs interpellations signalées à Sanoyah et Gomboyah (témoins)

04 décembre 2017 17:17:00
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Alors que les cours avaient bien démarré ce lundi matin dans les écoles au quartier Sanoyah (Coyah), aux environs de 9h, la nouvelle des barricades érigées par un groupe d’élève au carrefour Gomboyah sur l’axe Coyah-Km36, a vite circulé dans les autres écoles obligeant leurs responsables à libérer les enfants.

Selon des témoins, aux environs de 9h, des élèves qui réclamaient des enseignants dans les classes, ont érigé des barricades au niveau du quartier Gomboyah. Une situation qui a fortement perturbé pendant de longs moments la circulation sur l’axe Coyah-Km36.

Et c’est au moment même où plusieurs citoyens se bousculaient à la recherche des quelques rares véhicules pour rejoindre leurs services que des tirs de gaz lacrymogènes ont retenti entre Kaglélèn et km36, suite à la sortie d’un autre groupe d’élèves dans la rue.

A l’origine, selon un enseignant rencontré dans le quartier, tout a commencé après un jet de gaz lacrymogène par un agent de police surnommé « Koumi » à l’école Hadja Rabiatou Serah Diallo. « A l’école Hadj Rabiatou Serah Diallo, il y a le primaire et le collège. Et ce matin, au niveau du collège, les élèves étaient en classe ainsi que les enseignants. Au niveau du primaire, le directeur qui venait de prendre part à une réunion, faisait la restitution aux enseignants alors que les élèves étaient également en classe. Tout d’un coup, les jets de gaz lacrymogène ont commencé. Et les élèves sont sortis dans la panique. Là, toute la pagaille a commencé. Ils sont allés ériger des barricades au niveau des rails et la police est intervenue pour les disperser. Même les enseignants ont été obligés de quitter l’école », témoigne un enseignant.

Dans les alentours de cette école, d’après les habitants, les forces de l’ordre sont descendues dans le quartier où plusieurs jeunes, sans distinction de profession, ont été embarqués à bord des véhicules de police. « J’ai mon frère qui est un menuisier, qui a été aussi embarqué », nous a témoigné un jeune garçon.

 Il en est de même au quartier Gomboyah où des témoins parlent de plusieurs interpellations de présumés auteurs des troubles de ce lundi.

Dimanche 3 décembre, un groupe de syndicalistes dissidents avaient annoncé à la télévision nationale la reprise des cours ce lundi 4, sous prétexte qu’Aboubacar Soumah, le Secrétaire adjoint du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) serait manipulé et aurait reçu de l’argent de l’opposition. Dans un entretien téléphonique avec Guinéenews© celui-ci traitait à son tour, les dissidents d’être manipulés avant d’annoncer la poursuite de la grève.