Grève des enseignants : le SLECG tient une assemblée extraordinaire ce jeudi à son siège (Soumah)

06 décembre 2017 23:23:45
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Depuis l’implication des religieux, responsables de la Société civile et coordinations régionales, les lignes commencent à bouger positivement dans le cadre de la recherche d’une solution négociée à la grave crise qui secoue actuellement le secteur de l’éducation en Guinée.

Ce mercredi à la faveur de la rencontre cruciale ayant regroupé à la grande Mosquée Fayçal de Conakry, sous l’égide des acteurs susmentionnés, les dissidents conduits par Aboubacar Soumah et leur Secrétaire général Souleymane Sy Savané ont engagé pour la première fois depuis le début de la crise des pourparlers.

Au sortir de cette rencontre qu’il a qualifiée de « fructueuse », le Secrétaire général Adjoint frondeur, Aboubacar Soumah a confirmé au micro de Guinéenews la tenue effective de leur Assemblée générale extraordinaire ce jeudi 7 décembre au siège du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) à Donka. Avant de préciser que contrairement à  la dernière fois, ce meeting crucial devant définir leur position et la conduite à tenir, a été bel et bien autorisé par les autorités. Nous vous invitons de lire ce qu’il nous a déclarés à propos :

  « J’avoue que la rencontre d’aujourd’hui a été fructueuse parce que le chef de l’Etat a promis aux religieux qu’il s’en tient à toute proposition que ces derniers lui transmettront de la part des syndicalistes. Pour cela, nous avons fait des propositions que nous allons soumettre demain à l’appréciation de la base lors de l’assemblée générale au siège du SLECG à Donka.

Sur ce point, je précise que contrairement à l’assemblée générale dernière qui a échoué, celle de demain est autorisée par les autorités. A cette occasion, j’invite tous les enseignants à venir nombreux afin qu’ensemble, nous analysions le message des religieux avant de prendre des décisions judicieuses.

Il faut le rappeler que nous avons été trahis par certains de nos amis qui ont été achetés par le pouvoir pour raconter des conneries dans les médias dans le but de déstabiliser notre mouvement syndical. Ces amis sont libres de dire tout ce qu’ils veulent, nous ne sommes pas des politiciens et nous ne pouvons pas nous permettre d’être manipulés par les politiciens. Malgré leur communiqué à la télévision nationale, les enseignants ont prouvé une fois encore que ce ne sont pas eux qui les ont motivés à observer le mot d’ordre.»