dimanche, 26 mars 2017, 17:01 GMT

 

Les membres du gouvernement guinéen et partenaires au développement se sont retrouvés ce 18 janvier 2017 pour discuter des questions prioritaires en matière de relance de l’économie afin de répondre aux aspirations légitimes des populations guinéennes. 

 

Au cours de cet échange qui a duré toute la journée, Dame Mama Kanny Diallo, a procédé à la présentation de la revue du programme d’investissements publics sur la période 2014-2016 et celui du plan national de développement socio-économique (PNDES). 

 

Lancé en juin 2016, le PNDES vise à transformer de façon structurelle l’économie guinéenne pour une croissance forte, durable, inclusive et créatrice d’emplois décents dans le but d’améliorer le bien-être social des populations. Cela à travers la mise en œuvre des actions prioritaires sectorielles et régionales sur la période 2015-2020, prenant en compte les objectifs du développement durable (ODD). 

 

Prenant la parole, la ministre du Plan et de la Coopération Internationale, Mama Kanny Diallo a fait savoir que le processus d’élaboration du PNDES est à son stade final. « Il était important de rencontrer les partenaires pour faire le point. Surtout sur le contenu et le reste du processus qui sera mis en place, la finalisation du document et la mobilisation des ressources. Nous avons sortis la première mouture à la fin de l’année que nous avons distribuée aux partenaires pour faire des commentaires qui ont déjà été intégrés au document. A ce jour, on est entrain d’harmoniser le plan national de développement économique et social et le programme alimentaire accéléré pour s’assurer que le cadrage macroéconomique est stabilisé et surtout pour déterminer le niveau de besoin de financement. C’est important non seulement d’avoir le plan mais aussi, de s’assurer que la mise en place des dispositifs pour son financement est réaliste et réalisable. C’était absolument fondamental qu’on sache quel est le montant en jeu, combien cela va nous coûter, qu’est-ce que nous attendons des partenaires du point de vue financement et quels sont les efforts additionnels qu’on doit mettre en place pour mobiliser les ressources internes ? ».

 

Plus loin, elle rajoutera que : « Ce plan sera accompagné d’un programme d’investissement public qui sera un programme triennal. Dans ce programme, nous allons nous assurer que l’année ‘’N’’ne va porter que sur des projets sur lesquels, on a déjà réalisé des études ou qu’on a, un timing nécessaire pour réaliser ces études pour qu’au moment où l’on se présente devant les partenaires du groupe consultatif, qu’ils sachent quels sont les projets qu’ils vont financer ».

 

Sortant d’une situation économique difficile marquée par la crise d’épidémie d’Ebola, ce nouveau plan constitue un défi à relever pour le gouvernement guinéen pouvant jeter les bases de reformes structurelles permettant de mettre l’économie du pays sur les rails pour une émergence dans les années à venir, précise la ministre du plan. 

 

Pour y arriver, le gouvernement guinéen doit mettre du paquet dans la formation de ses agents, qui constitue de nos jours, une faiblesse en matière de réalisation des projets. « Nous avons une faiblesse au niveau des capacités dans la fonction publique, dans la gestion des projets. On mobilise beaucoup de ressources mais les décaissements ne suivent pas la programmation envisagée au départ et surtout, on n’atteint pas les résultats escomptés au moment de la préparation du projet. Cela résulte du fait que nous avons des problèmes de capacités humaines pour gérer le financement de notre économie, mobiliser les ressources, s’assurer que les projets s’exécutent dans le délai et que les résultats sont atteints au bout du compte », conclut-elle.

 
Mame Diallo

Conakry, Guinée

Mame Diallo