Fodé Oussou : « Qu’il retarde les élections jusqu’en 2018, s’il veut, mais jamais de glissement à la congolaise »

2

Le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, et président du groupe parlementaire des Libéraux-démocrates, est très en colère par rapport à tous ceux qui se relaient dans les médias de la place pour encourager un éventuel troisième mandat.

« Tous ceux qui encouragent monsieur Alpha Condé dans un projet de troisième mandat sont connus, les enregistrements sonores existent, les propos sont là. Mais ils s’agitent pour rien. Un jour, ils risquent d’être rattrapés par l’histoire. Ils seront comptables de la situation qui pourrait advenir en Guinée si monsieur Alpha Condé tente de briguer un troisième mandat, en violation des dispositions de la constitution.
Nous savons pertinemment bien que monsieur Alpha Condé n’a pas l’intention d’organiser les élections locales. Il ne prend pas l’exemple des pays voisins. Au Sénégal, par exemple, vous entendez rarement des manifestations. Quand il y a des marches, c’est généralement la société civile. Là-bas, le cycle électoral est connu.
En Côte d’ivoire, monsieur Alhassane Ouattara a organisé toutes les élections sans aucune manifestation de l’opposition. Au Mali également, malgré l’occupation du Nord du pays, toutes les élections sont organisées à date. En Gambie, trois mois après son élection, monsieur Adama Barrow a organisé les élections législatives.
En Guinée, monsieur Alpha Condé, lui, refuse d’organiser les élections locales. Parce qu’il s’est taillé un fichier électoral qui ne correspond pas à la réalité. Ensuite, il n’entend pas toucher les délégations spéciales et les chefs de quartier, qu’il s’est fabriqué.
Sa nouvelle stratégie, c’est de refuser les élections locales. Il veut attendre la fin de la troisième législature pour organiser les élections législatives avec les chefs de quartier qu’il contrôle pour s’octroyer une majorité qualifiée, qu’il n’avait pas eu en 2014. Ceci fait, il pourrait demander à la nouvelle assemblée nationale de faire une proposition de troisième mandat afin qu’il puisse se présenter pour un 3e mandat. Au lieu de s’occuper du développement, il veut rentrer dans l’histoire par la petite porte.
Quand il rencontre ses militants, quand il rencontre son cercle restreint, c’est la stratégie en discussion pour voir comment trouver une majorité qualifiée et un 3e mandat. C’est là que nous l’attendons. Puisque personne ne partira à une élection législative avant les élections communales. Qu’il retarde les élections jusqu’en 2018, mais il n’y aura ni couplage des élections, ni des élections législatives avant les élections locales. Il n’y aura pas, non plus enfin, de « Congolisation » en Guinée. Il veut finir son mandat comme le Congolais et procéder au « glissement ».
Nous l’attendons de pied ferme. S’il ne nous dit pas la date des élections, s’il tente de violer la constitution, il risque de partir comme monsieur Blaise Compaoré au Burkina.
Pour nous éviter tout ceci, nous demandons, premièrement, l’organisation des élections locales. Deux, la refonte de la CENI. Trois, auditer le fichier électoral. Quatre, indemniser les victimes des violences politiques. Cinq, poursuivre les auteurs.

2 Commentaires

  1. Moi, je ne suis pas si certain ! Car combien de fois l’Ufdg menace jamais aller au bout de ces actes? J’attends de voir. Dans les meilleurs des cas, AC va imposer son poulain si l’arnaque marche jusqu’en 2020.

  2. Les guinéens en général se moquent totalement des élections, ce qu’ils veulent , c’est du travail pour eux et pour les enfants
    Les élections ne constituent pas forcement un chemin par lequel il faut passer pour trouver un emploi.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Veuillez entrer votre nom ici