dimanche, 26 mars 2017, 17:03 GMT

 

L’humanité a célébré le jeudi 8 mars la fête internationale des droits des femmes. En Guinée, c’est en différé que l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a célébré cette journée le 11 mars dans une université à Conakry. Organisée par le comité national des femmes du parti, cette rencontre  a connu participation de plusieurs dames de l’opposition, notamment celles de l’Union démocratique de Guinée (UDG) de Mamadou Sylla.

 

img_9578Ala loge officielle, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo avait à sa gauche, Mme Émelie Koïvogui, épouse d’Alhoussein Makanéra Kaké. A sa droite, il y avait Mamadou Sylla et sa femme.

 

Prenant la parole, la vice-présidente du comité national des femmes de l’UFDG, Hadja Maimouna Diallo,  a rappelé les origines de la fête du 8 mars en affirmant qu’elle n’est pas un cadeau des hommes : « Qu’est-ce que c’est cette fête du 8 mars qu’on est en train de célébrer dans la joie et l’allégresse ? Nous devons savoir que la fête du 8 mars n’est pas un fait du hasard. Ce n’est non plus un cadeau des hommes. C’est plutôt le résultat d’une haute lutte de nos devancières qui se sont battues  jour et nuit pour nos droits et l’égalité des femmes et des hommesDonc si aujourd’hui, nous avons le plaisir de fêter cette journée nous devons avoir tout d’abord à rendre un hommage mérité à nos héros qui se sont fait entendre dès les premières heures en Amérique, en Europe et en Afrique. »

 

Louant les efforts des femmes, Cellou Dalein Diallo, a indiqué que ces dernières ont fait de l’UFDG ce qu’elle est aujourd’hui : « L’UFDG est devenue première force politique du pays grâce à vous les femmes, grâce à votre engagement, à votre combat, grâce à votre confiance et détermination. Vous avez voulu faire de l’UFDG la première force politique du pays et l’alternance crédible pour le changement auquel le peuple de Guinée aspire depuis très longtemps. »

 

Puis, il rassure les femmes que l’UFDG arrivera au pouvoir pour changer positivement le mode de gouvernance : « Soyez convaincues que nous allons y arriver et nous allons prendre la direction du pays grâce à vos efforts pour engager les réformes indispensables à la consolidation de la démocratie et l’instauration de l’Etat de droit. »

 

Poursuivant son intervention, le président de l’UFDG a promis aux femmes qu’une fois au pouvoir, les hommes seront égaux aux femmes : « Dans cette Guinée dirigée par l’UFDG, c’est-à-dire par le peuple de Guinée, les hommes seront égaux aux femmes. Tous les citoyens seront égaux devant la loi. Nous mettrons un terme à l’injustice et à l’impunité. Nous allons mettre un terme à la pauvreté et à la précarité pour que les Guinéens vivent dans la dignité, puisque la providence nous a donnés les moyens de vivre dignes. Nous sommes les citoyens d’un pays énormément riche. Nous avons une question de partage, une question de politique susceptible de transformer ce potentiel en richesse au service de tous les fils et de toutes les filles du pays. Nous avons cette conviction et nous sommes fiers de savoir que les femmes de Guinée font confiance à l’UFDG et à son président. »

 

Se prononçant sur la situation des femmes guinéennes, Cellou Dalein a déploré les multiples violences dont elles sont victimes : « La lutte pour le droit des femmes, je vais donner juste quelques statistiques pour vous dire encore que le chemin est long. Je cite ici Mme Séraphine Wakana, la coordinatrice du système des Nations unies qui, à l’occasion du 8 mars, a rappelé qu’en Guinée, 92% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont affectées par les violences. 63% des filles sont mariées avant l’âge légal de 18 ans. Les grossesses précoces touchent plus de 26% de nos jeunes filles. Dans bien des cas, nos sœurs, nos mères, nos filles sont considérées comme auxiliaires ou instruments dans la vie familiale, professionnelle ou sociale. »

 

img_9577Pour obtenir l’égalité des droits et le respect, le chef de file de l’opposition guinéenne pense qu’il faut l’implication des femmes elles-mêmes : « Je sais que vous avez conscience que le combat des femmes doit se poursuivre pour conquérir leur autonomie, l’égalité des droits et le respect de leur personne. Et cela, ni la législation, ni l’action gouvernementale ne pourront suffire. Il faut que les femmes elles-mêmes et les organisations dans lesquelles elles se reconnaissent puissent agir concrètement afin de faire passer leurs droits dans le fait. »

 

Il conclut en réaffirmant l’engagement de son parti à soutenir les femmes dans cette lutte : « Dans ce combat et pour ces valeurs qui sont aussi des nôtres, l’UFDG sera toujours à vos côtés. »

 

Au cours de cette célébration, qui a pris fin ce 13 mars, les femmes feront des réflexions sur la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit.

Alhassane Bah