Exclusif : les souvenirs du père de Pascal Feindouno sur la carrière riche de son fils

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En avril 2015, en séjour à Alger, quand l’AS Kaloum était parti titiller l’USM Alger en ligue des champions, Guinéenews fit la rencontre de la légende du football algérien, Raba Majer, dans un hôtel chic algérois. Première question : c’est le sort de Pascal Feindouno.

En février 2016 également, en séjour à Rubavu, dernière ville du Rwanda avant la frontière Congolaise, Guinéenews fit la rencontre de la légende du football Zambien, Kalusha Bwalya. Première question : qu’est-ce que votre Pascal Feindouno est devenu ?

Dans notre causerie, en anglais bien entendu, Bwalya n’a pas tari d’éloges envers Pascal Feindouno. Pour lui, celui-ci fut l’un des meilleurs milieux de terrain de son temps.

Pour répondre à la préoccupation de l’ancien international Zambien, finaliste de la CAN 1996, nous avons interrogé Jean Martin Feindouno, le père de Pascal Feindouno.

A cette question, le doyen Feindouno, enseignant à l’ISSEG de Lambanyi, a sa réponse toute faite. « Mon fils se forme. Il veut devenir soit manager, ou entraîneur ».

Vouliez-vous que Pascal joue au ballon. « Non, je voulais qu’il soit médecin comme sa mère. Tout petit, il aimait piquer les bananiers. Depuis, je le voyais médecin ».

Comment a-t-il commencé à jouer le ballon. « Il se cachait de moi pour aller jouer. Moi aussi, j’ai été footballeur, gardien. Quand j’ai compris, je me suis mis à l’apprendre ».

Pourquoi le père est gardien de but, alors que le fils est buteur ? « Quand je l’apprenais à jouer, il tapait le ballon et moi, je gardais. Au fur et à mesure qu’il grandissait, je lui demandais de reculer parce qu’il tapait fort », a-t-il témoigné très fier.

Comment a-t-il débuté de jouer. « Il a fait ses débuts à Bonfi, alors que moi, j’y enseignais. Doué et technicien, on l’appelait, même étant jeune, à jouer contre les grands. Il a été coopté chez les cadets. Son premier match fût contre le Maroc », a-t-il expliqué.

Quel est le match le plus mémorable de Pascal Feindouno que vous avez regardé. « C’est le match Paris Saint Germain- Bordeaux en 1999. Quiconque l’emportait devenait champion de France. Son coach Elie Bopp prit le risque de le faire entrer vers la fin du match. Il n’a pas eu tort puisque Pascal marquera le but décisif de la délivrance ».

« Le deuxième match, c’est contre le Maroc à la CAN 2008. A l’époque, c’était au temps de la junte militaire. Ils étaient contre la Guinée. Avant d’aller au terrain, Pascal me promit de battre le Maroc, notre bête noire. Il fera le doublé avant d’être expulsé ».

Etes-vous fiers de votre fils. « Oui, je suis fier de mon fils. Quand il avait expulsé à la CAN 2008, toute la Guinée avait pleuré. Ce jour-là, je sentis la chair de poule ».