Evénements de Boké : Les propositions de l’UFR de Sidya Touré pour sortir de la crise

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Les événements de Boké ont fait la une de l’actualité ce weekend au niveau des états-majors des partis politiques. A l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) tenue samedi 29 avril 2017 à Conakry, les responsables du parti ont, tour à tour, abordé le sujet en ne se limitant pas seulement aux constats ou aux dénonciations, mais par des propositions de solutions de sortie de crise.

Parlant en introduction des activités du président du parti, le député Goyo Zoumanigui a annoncé que ce dernier a reçu le jeudi dernier une importante délégation de la Guinée Forestière venue lui demander d’honorer de sa présence pour une manifestation pour la consolidation de la paix en région forestière où des conflits intercommunautaires sont récurrents. Cette manifestation est prévue du 4 au 6 mai sous la présidence du président de la République.

Abordant les événements de Boké, Goyo Zoumanigui a déploré le comportement des administrateurs ainsi que des citoyens. « Boké, c’est notre fief. Et tout ce qui touche Boké, nous va droit au cœur. Dans l’ensemble, ce qui s’est passé là-bas est regrettable. Aussi bien dans le comportement de l’administration locale que dans le comportement des citoyens. Chacun doit faire son travail. Et c’est quand chacun fait son travail que la République peut fonctionner normalement. Si chacun faisait son travail, il y a beaucoup de choses qui auraient trouvé facilement solution », a-t-il déclaré.

Pour le député Saîkou Yaya Barry, gérer c’est prévoir. « Il est important que quand les populations revendiquent quelque chose, que ceux qui sont censés les gouverner réfléchissent et fassent de cela un problème sérieux pour trouver des solutions qui s’imposent. Aujourd’hui, nous savons tous que la bauxite, les populations ne peuvent pas en bénéficier rapidement parce que c’est quelque chose qu’on envoie à l’étranger, c’est l’Etat qui doit récupérer les devises et qui doit faire une répartition. Mais ce qui est clair, l’agriculture est le domaine de prédilection des populations de Boké. Si l’environnement est entamé, elle ne pourra pas travailler dans de bonnes conditions. C’est une des régions qui produisent l’anacarde, c’est une des régions où on trouve des agrumes et nos pauvres femmes travaillent pour trouver cela. Mais si l’environnement est entamé, ça ne pas les aider à nourrir leur famille. Parce qu’il faut avoir un minimum pour envoyer les enfants à l’école, mais c’est aussi un problème de santé publique », a expliqué le député avant d’inviter l’exécutif à prendre des mesures qui s’imposent.

« Il faudrait bien que l’exécutif réfléchisse rapidement et trouve une solution pour permettre à cette population de vivre aisément dans cette région. Nous interpelons l’exécutif pour cela parce que c’est un problème sérieux qui concerne des Guinéens. Nous interpelons l’exécutif de prendre rapidement des mesures pour permettre aux populations de Boké de vivre dans la paix et la quiétude », a indiqué Saikou Yaya Barry.

Pour sa part, Boubacar Barry a fait des propositions de solutions que le parti pourrait faire pour une sortie de crise, Boké étant, dit-il, sur le plan politique un fief de l’UFR. La preuve, a-t-il ajouté, c’est que le parti a un député uninominal et des délégations spéciales au niveau des communes rurales.

« Le gouvernement a manqué d’anticipation. On espère, qu’avec la prise du décret qui crée ce qu’on appelle zone économique spéciale, que ce cadre va permettre de trouver des solutions idoines aux problèmes des « Bokekas ». Il s’agit, en réalité pour les personnes ressources, les cadres et tous ceux qui peuvent influencer d’une manière décisive la mise en œuvre de cette zone économique spéciale, de réfléchir le plus rapidement possible sur les programmes d’urgence », propose Boubacar Barry.

Et d’ajouter : « Nous, nous ferons notre travail, en tant que conseil, au niveau du haut représentant du chef de l’Etat, probablement, il y aura des propositions concrètes. Mais au niveau aussi des cadres de Boké, il faudrait maintenir un lobbying en identifiant l’ensemble des problèmes prioritaires, à commencer par l’environnement en poursuivant par le développement dans des secteurs à forte dominance de pauvreté. Toutes ces actions concrètes vont permettre de rattraper le retard. Parce que le nombre de sociétés minières qui évoluent à Boké, si l’on revoit à la hausse le prélèvement sur leurs chiffres d’affaires, je pense, on peut très rapidement constituer un fonds. Je dirais que la zone spéciale doit commencer par la mise en place d’un fonds spécial et réfléchir dans le cadre de l’exécution de ce fonds sur les projets prioritaires qui ont un impact direct sur l’évolution et l’environnement de la société de Boké ».

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