jeudi, 30 mars 2017, 02:39 GMT

La question qui se pose dès après que les élections de Hollande aient donné le parti au pouvoir gagnant sur l’extrême Droite de Geert wilder, beaucoup ont poussé des cris de soulagement en Allemagne, en France, en Autriche, en Suède et partout. Pour autant, une hirondelle peut-elle faire le printemps ? L’extrême-Droite est-elle vaincue ?

 

 

Même si les tendances sociales sont parfois suggestives d’un pays à un autre, comme les claques, qui savent faire suggérer et exciter les applaudissements des foules, tous les happenings politiques peuvent ne pas se suivre comme les moutons de Panurge. Les raisons sont diverses …

Dans le cas actuel en Hollande, on peut se demander si les maladresses et les déboires accumulés de Donald Trump de vouloir mener trop loin et trop longtemps l’opinion publique en bateau pour rien que la xénophobie et le nationalisme ont fait place au charme de l’étranger. En tout cas, la dernière maladresse de Trump sur Obama confirmée par les enquêteurs républicains mêmes, n’aura pas raison de la détermination de l’actuel président américain à foncer dans le tas de gaffes. 

Si cela est du nationalisme, du patriotisme dans un sens comme dans un autre, il y a de quoi faire réfléchir plus d’un électeur indécis pour ne pas voter pour l’extrême-Droite. Depuis que Donald Trump est président, pas une seule gaffe ne l’a épargné un seul jour.

La France et l’Allemagne vont-elles suivre, la question se pose. Mais ce qui fait frémir dans les deux pays est que si le président turc en faisait trop et franchissait la ligne rouge en ouvrant ses frontières pour laisser les migrants envahir l’Europe, les donnes vont immédiatement changer. 

Tout au moins, les Etats vont se barricader à qui mieux-mieux et tout au plus, au pire, des guerres civiles partout. L’arrivée massive et les conditions humanitaires des migrants bloqués littéralement aux frontières de l’Europe ne laisseront certainement pas ceux de l’intérieur indifférents, en plus des générations issues de l’immigration, ça va faire foule…

Si ce scénario se produisait, pas un seul pays d’Europe ne serait à l’abri d’une montée en flèche de l’extrême-Droite. Le chaos serait total si le président turc mettait sa menace à exécution. D’ici-là, il peut les invectiver de tout son soûl et les traiter de nazis, personne ne pipera, mais tout le monde sera dans ses petits souliers.

 Erdogan mettra-t-il sa menace d’ouvrir ses frontières à exécution ? Il ne la mettra pas à exécution, à moins qu’on ne se trompe

 

Moise Sidibé