Environnement – L’insalubrité à Conakry ou l’éternelle question sans réponse

30 novembre 2017 12:12:46
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Les différentes politiques initiées par les autorités guinéennes pour débarrasser la capitale des ordures restent jusque-là vouées à l’échec. Parce que peinant toujours à produire des résultats probants. Tel est le multiple constat fait par votre quotidien électronique Guinéenews© sur place.
Conakry schlingue.
La capitale guinéenne autrefois qualifiée de « Perle de l’Afrique occidentale » ne reflète plus que l’aspect d’une ville abandonnée à elle-même. Une situation qui s’explique par deux principaux concepts. À savoir : l’incapacité notoire des gouvernants à offrir un environnement sain et vivable aux populations, mais aussi l’incivisme des citoyens.
De l’incapacité des autorités
En dépit des efforts consentis par les autorités du pays, les populations de Conakry cohabitent – en parfaite harmonie – avec les ordures ménagères par-ci et les eaux usées par-là. En témoigne cette prise de vue faite au marché de Matoto aux abords de la principale autoroute du pays. Ici, les marchandes, étalagistes et autres vendeuses de condiments, d’agrumes et des légumes passent leur journée entière à humer – tel un bon parfum – l’odeur nauséabonde se dégageant d’une poubelle publique remplie d’ordures et qui se déversent sur une si large surface juste au nez et à la barbe d’un poste de police. Or, rien que les tickets qu’on fait payer aux vendeuses aurait pu résoudre – du moins en grande partie – cette sempiternelle équation qui résiste et qui résiste.
De l’incivisme des populations
La problématique d’insalubrité se situe à deux niveaux, même à des degrés différents. Un pan de cette responsabilité est fortement imputable aux populations productrices des ordures. Combien sont aujourd’hui les Guinéens à n’avoir jamais jeté par les vitres de leurs véhicules des sachets d’eau, des mégots de cigarettes ou autres ordures de tous ordres ?
La question reste posée à l’ensemble des populations de quel que statut qu’elles soient.

Kadiatou Yansané et M’mah Sylla sont respectivement deux femmes qui opèrent dans ce marché. La première fait le commerce entre la préfecture de Forécariah et Conakry, alors que la seconde écoule de petites marchandises suivant leur disponibilité. Le ‘‘voisinage’’ avec les ordures n’est nullement leur souhait.

« Nous sommes obligées de faire avec. Parce que les autorités ont souvent du mal à vider ces poubelles qui peuvent se remplir jusqu’à se déverser sur nos places respectives. Or, en plus des tickets qu’on nous fait payer, nous sommes emmenées à débourser nous-mêmes de l’argent pour les collecteurs d’ordures, en vue de débarrasser nos places de ces saletés », confie M’mah Sylla.

Comme nous l’écrivions dans nos précédents articles, si l’insalubrité était un sujet de maîtrise proposé aux autorités guinéennes, elles seraient toutes en session à défaut d’être déclarées admises avec dette académique.