Energie solaire : Pourquoi la Guinée traine le pas ?

01 décembre 2017 13:13:07
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Avant d’aller à Abidjan, le président français devait passer par Ouagadougou. Les raisons politiques ne manquaient pas, tant les contentieux sont nombreux. Si on dit que le passage de Macron devant les étudiants a été sans anicroches, il en a profité pour aller visiter une centrale électrique solaire qui ne fournit qu’une petite partie (5% ?) de l’énergie consommée au pays des hommes intègres, qui, dans ce cas, triment dur pour compléter les autres  85% de leurs besoin dans le thermique. Puisqu’on n’a pas connaissance qu’ils ont des barrages  comme Garafiri ou Kaléta dont les Guinéens sont fiers, mais qui ne couvrent pas entièrement leurs besoins, et qui sont également obligés de recourir aux énergies fossiles polluantes et onéreuses. Sans compter les désastres écologiques causés à long terme par ces barrages.

D’ailleurs, le manque d’énergie dans les zones minières a causé un certain nombre d’émeutes à Boké, Kamsar et Sangarédi, les zones minières les plus convoitées par leur exploitations économiques, vu leurs proximités des côtes pour les évacuations. On ne sait pas si les dispositions sont prises pour la saison sèche qui commence avec l’étiage, puisque les services météo ne communiquent plus sur la pluviométrie du pays.

On a entendu que Koundara et Mamou se plaignent de la raréfaction des pluies pendant la période passée et les conséquences sur l’agriculture, alors qu’il en pleuvait des cordes à Conakry, scélérate pluie.

Le cordonnier est toujours mal chaussé, c’est vrai et ça se voit sans lunettes en Guinée : Alpha Condé, le président des Guinéens, en même temps président de l’UA et président de la commission africaine, trois mandats, est chargé de vulgariser le développement des Energies renouvelables en Afrique, mais il n’a que la monomanie de l’énergie hydraulique : Après Kaléta, c’est désormais Soapiti, Koukoutamba, Fomi et autres, et ces barrages coûtent plus cher qu’une centrale solaire, à moins qu’on ne se trompe. Le solaire ne cause aucune dégradation de l’environnement, il est un parfait complément de l’hydro-électrique par leur alternance. Quand il pleut, il n’y a pas soleil et vice-versa. Le problème d’étiage ne se pose pas.

La Guinée est confrontée à la coupe abusive du bois de chauffage. L’énergie solaire serait la bienvenue. Une centrale à Koundara, une à Kankan-Siguiri ressortiraient vaillamment toute l’importance de cette énergie pour garder l’énergie hydro-électrique pour la Basse-Guinée et la Guinée forestière.

N’en voilà-t-il pas des projets qui favoriseraient le décaissement des 21 milliards de dollars de la France ou des 20 milliards de dollars de la Chine ? La Guinée devrait donner l’exemple dans ces domaines, hélas ! En attendant, les Guinéens ne doivent se contenter que de l’énergie hydraulique aléatoire et aussi de l’énergie éolienne, c’est-à-dire du vent, autrement dit rien d’autre.