Elections locales : Cellou Dalein réagit au chronogramme proposé par la CENI

25 septembre 2017 16:16:20
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L’organe de gestion des élections en Guinée, la CENI, a proposé la date des élections locales pour le 4 février 2018. Une décision qui était jusque-là contraire à la volonté de l’opposition qui veut des élections avant la fin de l’année.

Si Cellou Dalein Diallo ne voulait pas entendre parler des élections locales en 2018, sa réaction à cette annonce laisse croire qu’il est d’accord qu’elles se tiennent en 2018.

« Nous n’avons pas été informés lors de notre réunion. Mais si c’est le cas, c’est bien. C’est vrai que trop loin par rapport à ce qui était attendu, parce que comme vous le savez, ces élections devraient être organisées en février 2017. Si c’est en février 2018, c’est trop loin. Ça montre encore la carence de nos institutions qui sont incapables de respecter les calendriers électoraux et les accords politiques. Nous allons participer à ces élections si elles vont avoir lieu. C’est une revendication forte de l’opposition. Mais en attendant nous sommes beaucoup plus préoccupés par les assassinats de nos compatriotes », a-t-il réagi ce lundi au sortir de la réunion de l’opposition tenue au QG de son parti à Hamdallaye-CBG.

  • CONDÉ ABOU

    Attention et attention, des pièges et autres fuites en avant sont toujours de l’ordre du possible. Méfiez-vous de tomber dans le piège de la précipitation et qui consiste à dire après coup, que le Président de l’UFDG avait donné sa caution au chronogramme électoral qui vient d’être décliné.

    Quand on est devant des carences institutionnelles aussi avérées dont la CENI a d’ailleurs le monopole dans ce pays, et qui ont été à l’origine de tant de souffrances et de morts dans le pays, avant de parier sur un engagement quel qu’I soit, et en tenant compte des leçons des précédentes élections contestées, il serait souhaitable que le Président de l’UFDG, étudie profondément tous les détails et le back up des prérequis indispensables à la bonne tenue des élections.

    Qu’en est-il de l’audit complet du fichier électoral, du consensus sur la cartographie électorale de manière a rapprocher les électeurs des centres de vote, des conditions de la surveillance du dépouillement, etc….

    Les seules informations lancées dans l’air et qui viennent d’être données par les responsables de la CENI, sont du déjà vu dans ce pays. Elles ne suffisent pas pour tirer un trait sur les légitimes revendications de l’Opposition.

    Une élection juste et équitable, c’est tout un processus managerial, politique, financier et technique, que personne n’a besoin d’apprendre à l’UFDG.

    Comme toujours, le diable se cache dans le détail. L’UFDG devrait analyser tous les détails avant de donner sa caution à la tenue des élections, et ce, dans l’intéret de la paix civile et de la stabilité politique de l’ensemble du pays. Faute de quoi, l’on reviendra toujours sur les éternelles fables qui disent toujours les mêmes choses à savoir: la faute est à l’UFDG qui avait dit, ou qui avait participé à telle ou telle rencontre.

    Je crois qu’il faudrait attendre une communication officielle de l’UFDG avant d’anticiper sur un engagement quelconque de son Président, en ce moment précis.