Education : Résultats du BEPC, réalité ou fiction ?

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Les résultats du BEPC (brevet d’études du premier cycle) sont connus. Dans tous les quartiers, la même liesse générale fait croire qu’il n’y a pas d’échecs, même chez les élèves des plus hétéroclites. Cela a même terni la joie des plus doués. Mais la question n’est pas là, la vraie question concerne les pourcentages d’admissions qu’ont bien voulu masquer les établissements du privé pour ne pas attirer l’attention. Il en sera de même des pourcentages d’admission au niveau national, qui seront minorés pour faire passer la pullule du laxisme dans la surveillance pendant le déroulement des examens, surtout le dernier jour, lors de l’épreuve de mathématiques du BEPC. Des candidats racontent des histoires à dormir débout, alors qu’officiellement, l’on pérorait sur la tolérance zéro. A ce jeu, c’est Alpha Condé qui a été transformé en un gros et gras dindon de la farce, puisqu’il s’était rendu dans un centre de correction du BAC et a doublé la prime de correction d’un à deux millions. Si cette augmentation ne concerne que le BAC seulement, quelle est l’explication ou la justification ?

Ainsi, entre les pourcentages minorés livrés au grand public et le nombre d’admis dans chaque établissement, où est la réalité, où est la fiction ? Ibrahima Kalil Konaté, le ministre du Pré-universitaire risque de s’emmêler dans les explications, si les enquêtes allaient en profondeur. On nous a signalés que délégués, surveillants, de connivence avec les fondateurs et administrateurs de certaines écoles privées ont tout permis. Ce qui veut dire qu’un comité de guet était posté pour tirer la sonnette, au cas où un « intrus » pointerait du nez.

Si cela a pu se passer au niveau du BEPC, cela a bien pu aussi se passer au BAC où généralement, les surveillants sont obligés d’être moins exigeants, à cause des menaces d’agression.

Interroger les échoués serait peut-être encore plus édifiant. Il y a du pain rassis, qui ressemble à un sabotage à grande échelle sur la planche du nouveau ministre pour lui nuire. Décidément cette économie de 31 milliard est loin de lui porter bonheur.

C’est à Ibrahima Kalil Konaté de faire le ménage, saura-t-il le faire ?