vendredi, 20 janvier 2017, 21:59 GMT

Pendant que les enseignants contractuels non-admis à la Fonction publique parlent de 30 admis sur un effectif de 1350 postulants, le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, quant à lui, précise qu’il y a eu 1 495 admis sur 1 956 candidats contractuels, soit un pourcentage de 77%.

 

 

Le Dr. Ibrahima Kourouma qui s’est prêté aux questions des journalistes ce mardi 10 janvier 2017, a d’abord félicité tous les contractuels admis avant de souligner que seuls les meilleurs sont admis à un concours.  

Dans ses explications, le ministre Kourouma a expliqué que le concours est organisé pour parfaire le système éducatif guinéen.

«Il y a un concours qui a été organisé par le ministère de la  Fonction Publique pour recruter 5 000 enseignants. 3000  pour l’élémentaire et 2000 pour le secondaire. Je suis heureux de constater qu’il y a eu 1 495 candidats contractuels admis sur 1 956 postulants, soit un pourcentage de 77% de réussite. A l’élémentaire, il y a eu 83% d’admis alors que le secondaire a enregistré 72% », a-t-il expliqué.

 

Notre souhait était de faire 100% mais, a indiqué Dr. Kourourma, un concours reste un concours et l’objectif du gouvernement est de qualifier le système éducatif guinéen en améliorant la qualité de l’enseignement des enfants. Cela veut dire que dans un concours, a fait savoir le ministre Kourouma, que  ce sont les meilleurs qui passent.

 

Sur les accusations de promesses des contractuels…

Interrogé sur les promesses qu’il aurait faites aux enseignants contractuels, le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire ne s’encombre pas de détails et balaie d’un revers de la main toutes ces accusations des contractuels frondeurs. Le ministre martèle qu’il n’a ni les qualités ni les possibilités d’engager quelqu’un à la fonction publique dont les règles de recrutement sont bien définies par la constitution guinéenne.

«Je ne suis pas le ministre de la Fonction Publique ni le Premier ministre ou  encore le président de la République pour recruter les enseignants ou les fonctionnaires. Je ne peux pas promettre aux contractuels de les engager tous à la fonction publique…. D’ailleurs si j’avais tenu une telle promesse ou si j’avais cette possibilité, je les aurais dit carrément de ne pas concourir…», s’est-il défendu.

 

Ce que j’ai promis…

 

«Ce qui a été promis aux contractuels a été réalisé. D’abord, je rappelle que c’est le deuxième concours. Le premier a été organisé en 2013 par le département en charge de la Fonction Publique, aucun contractuel n’a été admis. Depuis,  nous avons estimé que cela est dû au fait que les sujets qui ont été donnés, étaient faits pour recruter les autres fonctionnaires et non les enseignants. Quand j’ai échangé avec les contractuels, je leur avais dits que nous ferons en sorte que les sujets proposés soient de type pédagogique. Nous avons travaillé avec l’accord du ministère de la Fonction Publique afin que la correction des sujets des postulants à l’enseignement élémentaire soit confiée aux enseignants de l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) et ceux du secondaire, aux enseignants de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG)».

 

Quel est le sort réservé aux nouveaux enseignants admis…  

 

"Le gouvernement est engagé à faire en sorte qu’aucune classe ne reste sans enseignant. J’attends que le ministère de la Fonction Publique mette à la disposition de mon département ces nouveaux enseignants pour qu’on fasse les affectations."

 

Et  le cas des contractuels non-admis ?

 

«Nous ne regrettons pas d’avoir ces contractuels enseignants. Ils nous ont servi et nous en sommes conscients mais, si nous voulons parfaire notre enseignement, il faut que nous ayons un enseignement de qualité donc, il faut que le choix soit sélectif. On a l'impression que ces contractuels ont servi durant 3, 4, 5 voire 10 ans et que nous ne pouvons pas organiser le concours sans les prendre. Je précise que le terme contractuel existe il y a dix ans bien avant l’arrivée du Pr. Alpha Condé au pouvoir…». Voir Vidéo: https://youtu.be/Dnj8LDrSbxc

 

Sékou Sanoh

Conakry, Guinée 224-664-35-11-21

Sékou Sanoh