Economie : De nouvelles hausses fiscales en perspectives pour la Guinée ?

11 novembre 2017 18:18:15
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Au cours de la journée de clôture du forum international sur les finances publiques ce samedi 11 novembre, Idrissa Thiam ministre Conseiller à la Présidence a laissé comprendre le lancement prochain de nouvelles mesures budgétaires tendant à rehausser les impôts et les taxes, a constaté sur place Guinéenews©.

Après avoir rappelé les résultats obtenus dans la réduction du déficit budgétaire qui était à 13% en 2010 et qui est descendu entre 2011 et 2012 à 2,3%, Idrissa Thiam a indiqué que la dette guinéenne est selon ses mots, « supportable aujourd’hui », rassurera-t-il.

Ensuite, le ministre conseiller à la Présidence a indiqué que « les autorités guinéennes prévoient de s’appesantir sur l’effort fiscal des citoyens afin de maintenir au vert, le voyant économique guinéen. Nous voulons financer une part considérable de nos investissements à partir de l’épargne publique. Cette épargne publique doit venir de l’augmentation des recettes que les Guinéens contribuent davantage à l’effort fiscal », annoncera-t-il.

Car pour lui, en matière de finances publiques, la question qui se pose est de savoir comment financer nos infrastructures ; et dans le cas guinéen, il faut accroître la part d’auto-financement de l’Etat comme l’a prévu le PNDES (plan national de développement économique et social).

Idrissa Thiam a conclu en faisant comprendre que la maîtrise de l’évolution des subventions permettra de dégager cette épargne, une solution qui permettra de financer nos infrastructures. « La deuxième étape consiste maintenant à accroître notre financement domestique de nos investissements », affirme-t-il.

  • CONDÉ ABOU

    D’abord il faut applaudir un discours économique tout à fait compréhensible et globalement intéressant, puisque c’est l’une des très rares fois, que l’on entend parler de hausses fiscales sous ce régime pour inverser les tendances lourdes que tout le monde peut observer dans le fonctionnement actuel des budgets de l’Etat.

    Ceci dit, le recours au vecteur de la pression fiscale n’est pas sans danger pour le retour rapide de l’investissement et de la croissance économique. Il faudrait y faire très attention. Et c’est pourquoi, je m’empresse de vous dire pour quelle raison, je ne partage pas du tout les conclusions de S.E. Mr. le Ministre Thiam pour faire face aux gaps structurels et budgétaires actuels de la Guinée .

    Quand on dit que les Finances Publiques fonctionnent très mal en Guinée, ce n’est pas du sabotage, et c’est peu dire en comparaison avec les développements en cours dans les 3 principaux pays voisins: Mali, Sénégal et Côte D’Ivoire et qui font beaucoup plus de bons résultats économiques.

    L’idée d’augmenter les ressources budgétaires par l’épargne publique est une très bonne chose, et il serait souhaitable d’encourager l’Etat à changer des politiques publiques qui ne fonctionnent pas du tout.

    Suffit-il de dire que nous sommes devenus rigoureux dans la gestion des dépenses publiques, comme l’on entend si souvent dans ce pays, au seul motif que l’Administration publique soit en train de suivre des programmes macroéconomiques validés par le FMI et la Banque Mondiale ?

    Non, ce n’est pas dut out le cas, et malheureusement cela ne veut rien dire en réalité, parce que les résultats budgétaires et économiques du pays sont sur la place publique. Tout se joue dans l’Économie réelle et dans la conduite de la politique budgétaire mise en oeuvre, y compris dans les performances du système de contrôle et de passation des marchés publics, et dans l’exécution des budgets dans les différents départements Ministériels et administrations publiques ou parapubliques.

    Simplifions le sujet, pour être plus précis.

    C’est quoi l’épargne publique puisque c’est le nerf de la guerre pour le financement des investissements publics, ou tout au plus, selon ce qui se profile maintenant en Guinée ?

    Selon la comptabilité nationale, l’épargne est la partie du revenu disponible d’un agent économique qui n’est pas utilisée pour des dépenses de consommation finale. Soit l’équation: épargne = revenu disponible – consommation.

    Tous les types d’agents économiques sont donc virtuellement, susceptibles d’épargner à des degrés variables. Et, à l’échelle de la Nation, l’épargne est égale à l’augmentation des créances sur des non-résidents. Mais les entreprises n’ayant, par définition, pas de consommation finale, leur épargne est égale à leur revenu disponible.

    Du point de vue de l’analyse économique, l’essentiel porte donc surtout sur les déterminants de l’épargne des ménages et sur son lien avec l’investissement et la croissance.

    L’épargne a deux composantes: une composante dite réelle et une composante financière.
    Autrement dit : épargne = épargne financière + acquisition d’actifs « réels »

    Pour les ménages, la composante réelle correspond principalement à l’acquisition d’un patrimoine immobilier. La composante financière est égale à l’ensemble des acquisitions d’actifs financiers, diminuées de l’augmentation des engagements financiers, tels que les prêts souscrits.

    Si j’ai bien compris le discours de Mr. le Ministre que je viens de lire, je note parmi les ambitions du Gouvernement Guinéen un certain nombre d’éléments d’analyse:

    (1)les autorités Guinéennes prévoient de s’appesantir sur l’effort fiscal des citoyens afin de maintenir au vert, le voyant économique guinéen, autrement dit le tableau de bord de l’économie au sens large.

    (2)Le Gouvernement veut financer une part considérable de ses investissements à partir de l’épargne publique. Cette épargne publique doit venir de l’augmentation des recettes que les Guinéens contribuent davantage à l’effort fiscal, selon le Ministre. Soit !

    L’épargne domestique brute correspond en fait à la somme des épargnes brutes des différents secteurs institutionnels. Cet indicateur tire son utilité du fait qu’il nous renseigne sur la capacité d’un pays à débloquer ses propres capitaux pour les investissements, autrement dit, la non dépendance vis-à-vis les capitaux étrangers. Sommes-nous préparés dans ce cas précis ?

    Selon le Correspondant de Guineenews, et pour le Ministre Thiam, en matière de finances publiques, la question qui se pose est de savoir comment financer les infrastructures ; et dans le cas guinéen, il faut accroître la part d’auto-financement de l’Etat comme l’a prévu le PNDES (Plan National de Développement Economique et Social).

    (3)la maîtrise de l’évolution des subventions permettra de dégager cette épargne, une solution qui permettra de financer nos infrastructures !

    (4)La deuxième étape consiste maintenant à accroître le financement domestique des investissements pour conclure avec les propos du Ministre Thiam.
    Questions à Monsieur le Ministre.

    (1)Comment peut-on compter avec l’épargne domestique Guinéenne pour financer le Plan National au regard des revenus bruts des ménages de plus en plus pauvres, alors que l’Etat ne fait absolument rien du tout pour que les grosses entreprises qui sont dans le portefeuille public ou parapublic puissent contribuer de façon significative à l’épargne nationale ?

    Vous avez bien fait de parler du gap structurel dans le secteur de l’électricité en Guinée. Très bien. Mais où va l’argent du secteur des Télécoms, du secteur de l’Eau, de la Pêche et de l’économie maritime, des transports terrestres et maritimes pour ne citer que ces secteurs connus de tout le monde ?

    (2)Comment peut-on justifier le poids écrasant du secteur minier devenu le principal moteur de la croissance économique en Guinée ? Comment peut-on expliquer le sous investissement chronique dans le secteur de l’Agriculture, de l’Agro-industrie, de l’industrie de la Recherche –développement, et dans le secteur de l’Élevage ?

    Et pourquoi l’Etat traine-t-il énormément de contentieux financiers ou juridiques avec trop d’Opérateurs économiques nationaux ou étrangers ?
    Les Collectivités décentralisées, les Communes, les Préfectures et régions fonctionnent avec quelles ressources et avec quels budgets en Guinée ?

    Les subventions aussi bien dans le secteur de l’électricité ou ailleurs dans l’agriculture, ont changé quoi dans ce pays, en termes de création de valeur ajoutée et de progrès de la productivité du secteur agricole ? Sur ce plan, les résultats positifs robustes attendront très longtemps avant d’être visibles et avant que le pays n’entre dans un cercle économique vertueux.

    Comment expliquer que la Guinée ne puisse tirer aucun profit des financements de la coopération internationale décentralisée contrairement à tous ses voisins ?
    Chaque année c’est des centaines de millions d’Euros que le Mali et le Burkina Faso, reçoivent au titre du financement des Communes et des Préfectures.

    Que le Gouvernement Guinéen présente les entrées de ressources de ces différents secteurs et puis, comparez-les avec celles réalisées au Sénégal, au Burkina Faso, au Mali et en Côte D’Ivoire au cours des 5 dernières années.

    Quels sont les chiffres clés et juste pour se faire une idée, de quelques principaux comptes nationaux de la Côte D’Ivoire ?

    Le Déficit budgétaire de la Côte d’Ivoire c’est 3% en 2017.

    Les Fonds débloqués pour l’entreprenariat des jeunes du seul District d’Abidjan: 200 millions de FCFA

    L’atteinte de l’initiative PPTE le 26 juin 2012 a permis l’annulation de 4090,01 milliards de FCFA sur un stock de 6373 milliards de F CFA
    La Croissance économique de la Côte d’Ivoire en 2017, c’est 7%

    Emprunt obligataire du Trésor public dénommé ‘’TPCI c’est au taux de 6,25% pour la periode 2017 – 2029“, avec un encours de 137 milliards FCFA .

    En ce qui concerne le Cacao les prévisions de la campagne 2016-2017 en Côte d’Ivoire: viennent de passer à 2, 01 Millions de tonnes pour la campagne agricole 2016 – 2017.
    Sur la banane, la noix de cajou et beaucoup d’autres cultures de rente, la Côte D’Ivoire garde jalousement sa position de leader sur le marché !

    A la mi-Septembre dernier, le Vice-président Ivoirien Daniel Kablan Duncan avait indiqué, à Abidjan que les réformes structurelles et sectorielles d’envergure mises en œuvre par son pays ont permis la stabilisation du cadre macro-économique, enregistrant un déficit budgétaire contenu à moins de 3% au cours de la période 2012- 2016, mais qui devrait s’établir à 4,5% du PIB en 2017.

    M. Duncan prononçait son allocution lors du Forum du Financial Times de la SFI autour du, thème ‘’créer des marchés et investissements non risqués dans les pays fragiles et affectés par les conflits’’.

    Selon lui, ces Etats doivent être portés par un secteur privé fort et soutenu par une industrie financière innovante et robuste. ‘’(…) compte tenu des chocs internes de 2017 avec une convergence vers la norme communautaire UEMOA de 3% du PIB en 2019, un taux d’inflation maitrisé à moins de 3%, un endettement soutenable avec un stock de dette représentant 42,5% du PIB contre une norme communautaire de 70%’’, a-t-il expliqué à propos de la Côte d’Ivoire.

    Daniel Kablan Duncan qui estime que les performances enregistrées par son pays se traduisent par la volonté du Gouvernement de faire du secteur privé le principal moteur d’une croissance économique plus inclusive.

    La Côte d’Ivoire vient d’abriter le premier Forum sur le rôle de l’environnement des affaires et d’autres interventions dans la création d’opportunité dans des secteurs tels que l’agro-alimentaire, les services financiers et la production d’électricité.

    Hier Vendredi 10 Novembre 2017, c’était le retour à Abidjan, du Président Alassane Ouattara qui venait de Washington, après avoir signé, les Accords de financement des secteurs prioritaires au titre de l’affectation de don du Programme compact Côte d’Ivoire du Millennium Challenge Corporation (MCC).

    Selon le Chef de l’Etat Ivoirien, le montant du don évalué à 524,7 millions de Dollars US soit plus de 300 milliards FCFA est destiné aux secteurs de l’éducation, de la formation professionnelle et des transports en Côte D’Ivoire.

    S’agissant du secteur éducation-formation, il a précisé que le montant qui est de 30% du don vise à l’employabilité des jeunes et la productivité du secteur privé.

    Cette dotation, a ajouté le Président Alhassane Dramane Ouattara, permettra notamment la dotation et l’équipement de près de 84 Collèges de proximité ainsi que des Centres de formations.

    Quand au secteur des Transports, les 2/3 de l’enveloppe seront alloués aux projets de transports de la ville d’Abidjan en vue d’accroitre la compétitivité de la capitale économique et en tant que pôle principal de croissance avec ses six millions d’habitants, en améliorant notamment la fluidité du trafic ainsi que la gestion et l’entretien des routes, a souligné le Chef de l’Etat.

    Le Programme Compact de la Côte d’Ivoire financé par le Gouvernement des Etats Unis, devrait permettre de stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté grâce à des investissements dans les différents secteurs de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, et dans le secteur des transports du pays.

    En fait, la Côte d’Ivoire a été sélectionnée par le Conseil d’Administration du MCC pour le développement d’un Programme Compact, le 16 décembre 2015.

    Bref au regard de l’évolution actuelle de la Trésorerie de l’Etat Guinéen, du système de contrôle de la gestion en place, de la chute continue du pouvoir d’achat des ménages, il serait souhaitable que le Gouvernement amorce de véritables changements en profondeur de manière a tirer profit de tous les grands leviers susceptibles de tirer la croissance économique en Guinée et de créer les conditions optimales pour les compatriotes en vue de leur pleine participation au financement du développement.

    PROPOSITIONS DE SOLUTIONS POUR UNE MOBILISATION SIGNIFICATIVE DES RESSOURCES BUDGETAIRES, COMPTE TENU DES CONTRAINTES ACTUELLES QUI PÈSENT SUR L’ÉPARGNE PUBLIQUE EN GUINÉEE

    Lorsqu’un pays comme la Guinée est devant des gaps budgétaires et structurels énormes, tels qu’on les voit aujourd’hui, généralement, pour financer ces besoins incompressibles, deux possibilités s’offrent au Gouvernement:

    (1)augmenter le taux de pression fiscale tout en sachant que cela risquerait de déprimer l’investissement ou emprunter auprès de ses résidents ou ceux de l’extérieur.

    Pour un pays économiquement fragile comme la Guinée, décourager l’investissement, source de croissance économique et donc gage d’un développement durable, par une augmentation de la fiscalité, s’avérerait être un mode de financement peu recommandable.

    En conséquence, la brèche la mieux exploitable demeure les emprunts intérieurs et extérieurs pour assurer le financement de son déficit budgétaire. C’est pourquoi, je ne suis pas du tout d’accord avec la proposition de Monsieur le Ministre Thiam.

    En principe c’est le Trésor Public en relation avec la Direction de la Dette Publique, qui sont chargés de participer à la collecte de l’épargne et d’assurer la gestion administrative et financière de la dette publique.

    Toutefois, la faiblesse de l’épargne intérieure qui se situe à moins de 20% du PIB, oblige nécessairement l’Etat Guinéen à s’orienter régulièrement vers la mobilisation de ressources extérieures afin de financer ses gaps budgétaires et promouvoir ainsi son développement qui nécessiterait des ressources à hauteur du quart au moins (25%) du PIB.

    Or, cette mobilisation de ressources extérieures s’effectue jusqu’ici par le biais de flux publics de capitaux, matérialisés par les prêts bilatéraux et multilatéraux. Cette situation, il faudrait tôt ou tard la changer. Pourquoi ?

    Parce que, la restructuration de la dette souveraine de certains pays en voie de développement, notamment le Brésil et le Mexique par le Plan Brady en 1989, a montré désormais à cette catégorie de pays, une autre source de mobilisation de ressources extérieures.

    En effet, le Plan Brady qui consistait à restructurer la dette contractée auprès du Club de Paris et à la renégociation de la dette commerciale ainsi que des arriérés via l’émission de nouveaux titres de créances (les obligations Brady) garantis par le Trésor Public Américain, a permis aux pays bénéficiaires de retrouver à nouveau un niveau soutenable de la dette publique.

    La conséquence immédiate, c’est que les pays en voie de développement se sont détournés pour la plupart des traditionnels prêts bancaires pour émettre de plus en plus de titres de dette sur le marché international des capitaux (Euro-obligations).

    (2)La Guinée devrait se doter d’un Conseil National en charge de la définition des politiques de mobilisation de l’épargne publique et de mobilisation des Euro-obligations sur le marché international. La composition de ce Conseil National revient au Gouvernement.

    C’est un passage obligé pour trouver les ressources indispensables au financement du développement et des infrastructures, tout en restant prudent sur les conditions de soutenabilité de la dette publique sur le long terme.

    (3)Il ressort au terme de tout ce qui précède, qu’une mobilisation de ressources du Trésor Public sur l’Euromarché pourrait toutefois être difficile à mettre en oeuvre en l’état actuel des choses et risque de ne même pas pouvoir répondre convenablement aux attentes de l’Etat en terme de financement du déficit budgétaire. Ce n’est pas impossible pour un départ.

    Cependant il faut reconnaître que les Euro-obligations constituent des vecteurs d’endettement très intéressants si on veut les comparer aux emprunts obligataires domestiques, mais sont moins accessibles.

    C’est pourquoi, il n’y a pas de raison pour la Guinée, de ne pas s’inscrire dans une telle dynamique vertueuse actuellement porteuse de résultats positifs pour plusieurs pays Africains comme le Rwanda, le Sénégal, le Ghana, le Kenya, la Côte D’Ivoire, le Cameroun etc…

    La déréglementation du marché Euro-obligataire permet d’emprunter à un coût très faible, les capitaux sont abondants et le décloisonnement des marchés financiers offre des possibilités toutes aussi intéressantes de couverture de la dette publique.

    Le hic dans le cas du Trésor Public, c’est que les investisseurs dans une telle opération d’envergure qui les oppose à un pays en voie de développement, dont le risque de contrepartie paraît a priori très élevé, adoptent une attitude prudente.

    L’appréciation du risque-pays qui se décompose en risque politique et en risque économique se révèle être l’élément essentiel sur lequel porte le diagnostic (les études préalables à l’émission) des Fonds souverains dans une opération d’ émission d’Euro-obligations.

    Toutefois, pour appréhender l’ampleur du risque réel encouru, les investisseurs bâtissent une logique de confiance en plus de l’appréciation du risque-pays, qu’ils fondent sur la base de la crédibilité et de la capacité des dirigeants à influer favorablement sur la nature et l’ampleur du risque en question.

    Tous ces éléments permettent d’élaborer un tableau du profil général d’efficacité à partir duquel le Groupe de Consultants ou de Financiers très avertis, que la Guinée recrutera, pourraient conseiller les options financières adéquates au Gouvernement Guinéen.

    Il s’agit d’un véritable tableau de bord qui indique le moment propice à une mobilisation de ressources sur l’Euromarché. Celui-ci permet d’ailleurs de corroborer, au terme de l’étude l’inopportunité ou non, d’une telle opération à court ou à moyen terme pour le Trésor Public.
    Il est donc clair dans cette situation que la stratégie de mobilisation de ressources sur l’Euromarché, devra s’insérer dans un cheminement stratégique global.

    Quant à dire que la Guinée puisse compter avec une capitalisation de l’épargne publique actuelle ou à utiliser le vecteur de la pression fiscale pour obtenir des résultats et financers ses investissements et infrastructures au titre du Plan National de développement 2016-2020, je n’y crois pas du tout. Ce n’est pas du tout évident.

    Bonne soirée chez vous et grand merci pour la courtoisie de Guineenews.