Diplomatie : L’ambassadrice de la CEDEAO résidant en Guinée en visite, à Boké

11 juillet 2017 1:01:09
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C’est dans le cadre de sa prise de contact avec les autorités de l’intérieur du pays que la diplomate Liliane Alapini, est arrivée dimanche soir dans la région administrative de Bokė. Ce lundi10 juillet, elle a eu un tête à tête avec le gouverneur de la region entouré des préfets de Gaoule, Koundara, Bokė, et les secrétaires généraux chargés des collectivités de Boffa et de Fria. Les entretiens ont été essentiellement axés sur la présentation de la région par le gouverneur Siba Severain Lohalamou .

Par la suite chaque, le préfet a fait un aperçu général de sa localité. Une occasion opportune pour ces autorités de locales d’étaler les réalités de leurs localités respectives, en termes de défis et d’atouts.

« Parmi toutes les régions de la République de Guinée, c’est Boké qui abrite un grand nombre d’entreprises et de sociétés minières. Notre région est riche en ressources minières, agricoles et halieutiques », a fait remarquer le gouverneur Siba avant d’indiquer que cette région fait frontière avec d’autres pays membres de la CEDEAO (Sénégal, Guinée-Bissau, Gambie).

Des difficultés liées au phénomène d’immigration clendistine, le long des frontières guinéennes, notamment à Koundara, ont été évoquées au cour de cette rencontre. Selon le prefet Hassane Sanoussy Camara de Koundara, plus de 1749 jeunes et mineurs ont étés interceptés à Koundara, ces deux dernières années. Une situation qui devrait interpellée l’Etat et la CEDEAO.

Le préfet de Gaoual, Souleymane Sow, quant à lui est confronté aux conflits entre éleveurs et agriculteurs dans sa prefecture. Ces deux prefectures ont retenu l’attention de l’ambassadrice qui a promis d’effectuer très prochainement, une visite dans ces deux localités pour mieux s’enquérir des réalités.

« La CEDEAO est une communauté des peuples et non des pays », dira l’ambassadrice, en présentant son institution. Et de dire ensuite que « la CEDEAO accorde une place de choix à l’intégration sous régionale, et le développement durable ».

Plus loin, elle a précisé que cette institution intervient dans les domaines de la paix, de la sécurité, d’intégration économique, la sécurité alimentaire, etc. A elle encore d’insister sur l’autosuffisance alimentaire. « Nous devons produire, nous suffir avant d’exporter », ajouté Mme Alapini.

Pour terminer, elle a indiqué que son institution intervient en Guinée pour la réalisation des projets d’infrastructures routières, sanitaires, énergétique, etc…