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Arts et culture - Souleymane Koly, conseiller spécial du ministre guinéen de la culture et du patrimoine historique à Guinéenews©
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posté le 25 décembre 2012 à 8h49 | vu 5285 fois | Commentez cet article | Reduire taille   Augmenter taille
« Avant on avait des orchestres qui fonctionnaient bien maintenant, c’est la musique alimentaire »

Il y a 68 saisons il naissait à N’Zérékoré, la grande métropole du Sud de la Guinée, à environ 1000 kilomètres de la capitale Conakry. Producteur, metteur en scène, réalisateur, chorégraphe, musicien et scénariste, il traîne derrière lui une impressionnante carrière artistique de plus de quarante ans. Il, c’est notre compatriote Souleymane Koly Kourouma, généralement connu sous le diminutif de Souleymane Koly. Conseiller spécial du ministre guinéen de la culture et du patrimoine historique, chargé du développement culturel, Souleymane Koly, cet ancien sorbonnard est le fondateur de la célèbre compagnie Kotéba d’Abidjan. Véritable patrimoine culturel aujourd’hui fraternellement partagé entre sa terre natale, la Guinée et son pays adoptif, la Côte d’Ivoire, Souleymane Koly est le symbole vivant d’une intégration culturelle plus ou moins réussie. C’est ce maestro que Guinéenews© a reçu dans les locaux de sa rédaction pour vous parler de la culture guinéenne.

Dans cet entretien à bâtons rompus, Souleymane Koly nous retrace son parcours, l’histoire de l’ensemble Kotéba et les « trois go », dresse avec virtuosité l’état de la culture guinéenne, ses grands maux, la thérapie choc qu’il propose pour mettre un terme à cette descente aux enfers qui dure depuis des décennies. Sans oublier ses projets auxquels il est en train de donner forme. Exclusivité!

Guinéenews© : Présentez-vous à nos lecteurs ?

Souleymane Koly Kourouma :
Je suis Souleymane Koly à l’international, sinon le nom complet c’est Souleymane Koly Kourouma. Je suis originaire de N’Zérékoré. J’ai fait en partie mes études au lycée Donka à Conakry et en France. Au terme de mes études de sociologie, je suis rentré en Côte d’Ivoire puisque j’appartiens à la génération qui a terminé ses études au moment où c’était un peu chaud au pays. C’était dans les années ‘’70’’. J’ai donc choisi d’aller m’installer en Côte d’Ivoire avec mon épouse qui est Malienne. Lorsque je suis arrivé en Côte d’Ivoire, j’ai commencé par travailler en qualité de sociologue à la tête du département des Arts et Traditions populaires de l’Institut National des Arts d’Abidjan. Parce qu’en fait, lorsque nous étions étudiants à Paris, un certain nombre d’amis et moi, avions décidé de créer un groupe artistique là-bas qui s’appelait l’ensemble ‘’Kaloum Tamtam’’. Il y avait dans ce groupe, l’actuel ministre de la Culture et du Patrimoine public, Ahmed Tidiane Cissé, il y avait l’écrivain et chroniqueur Saydou Bokoum, Sampil Saliou qui, a un moment, était dans la diplomatie et puis quelque temps après, nous avons eu à accueillir Kerfalla Yansané l’actuel ministre de l’Economie et des Finances. C’était donc au départ un groupe de Guinéens qui est rapidement devenu un groupe africain. Puisque, des Béninois et Zaïrois y ont intégré. Faisant en même temps du théâtre et les études, nous avions des ateliers de réflexion sur le spectacle vivant et sur ce que devrait être un spectacle africain populaire. Entre-temps, je me suis marié et j’ai eu mon premier fils. Et, en accord avec mon épouse, nous avons décidé de rentrer en Afrique pour que les enfants grandissent en Afrique. C’était un peu l’inverse de ce qui se passe maintenant. Ceux qui sont là-bas n’ont plus envie de rentrer (rire). C’était la période des coups d’Etat, de la sécheresse, du sahel etc. La Côte d’Ivoire étant le lieu d’immigration traditionnel des gens de la région forestière, j’y avais des cousins ainsi que beaucoup d’amis ivoiriens. C’est ce qui nous a poussés, mon épouse et moi et notre premier fils à aller en Côte d’Ivoire en 1971. Et comme je l’ai dit tantôt, j’ai commencé à y travailler comme directeur du département des Arts et Traditions populaires à l’Institut National des Arts. En 1973, j’ai carrément quitté l’Institut pour aller au ministère du Plan qui était dirigé à l’époque par Mohamed Diawara, le premier ministre du Plan de la Côte-d’Ivoire, c’était au temps d’Houphouët. Mohamed Diawara avait très tôt compris que le développement avait une dimension culturelle. Au ministère du Plan, je suis rentré à la direction des Etudes pour mener avec les ministères techniques, comme on les appelle, une réflexion sur la présence de la culture dans les processus de développement général de la Côte d’Ivoire de l’époque. Donc, j’ai travaillé au ministère du Plan de 1973 à 1984, ce qui fait 11 ans.

Guinéenews© : En tant que grand commis de l’administration ivoirienne à l’époque, expliquez-nous comment vous avez pu mettre en place le groupe Kotéba qui est tout un symbole dans ce pays aujourd’hui ?

Souleymane Koly Kourouma :
C’est pendant que j’étais au ministère du Plan que j’ai créé l’ensemble Kotéba d’Abidjan, pour mettre en pratique les idées que nous ajoutions à l’époque dans l’ensemble Kaloum Tamtam en France. Voilà ce qui explique quelque part la naissance de l’ensemble Kotéba.

Guinéenews© : De quoi vous vous êtes inspiré en créant Kotéba ?

Souleymane Koly Kourouma :
Mon premier contact avec le Kotéba est venu d’un livre. C’était le diplôme d’études supérieures d’un Sénégalais qui s’appelait Bakary Traoré qui a soutenu à l’Université de Bordeaux en 1958. Il y parlait de ce théâtre typiquement africain qui n’avait rien de quelque chose d’importer. Donc, l’intérêt pour moi, c’était que c’est fondamentalement africain. Puisqu’on dénie à l’Afrique l’existence d’un théâtre. La deuxième raison c’est que, c’était un théâtre de critique sociale. Le Kotéba malien, est un Kotéba qui pourfend les travers sociaux et qui prend la parole pour dire un peu ce qui ne va pas bien, mais toujours sur le ton humoristique, cet autre aspect m’intéressait. Le dernier aspect qui m’intéressait, c’est que dans le Kotéba il y a toujours du texte, donc du théâtre, de la musique et de la danse, c’était une sorte de préfiguration de la comédie musicale. J’ai donc décidé d’appeler mon théâtre Kotéba.

Guinéenews© : Pourquoi Kotéba d’Abidjan ?

Souleymane Koly Kourouma :
Parce que j’étais à Abidjan. C’était aussi pour ne pas qu’on fasse de la confusion avec le Kotéba originel du Mali qui est originaire de Ségou et qui se pratique partout. Il y a même des migrants maliens en Côte d’Ivoire qui faisaient du Kotéba.

Guinéenews© : Quelle est la signification du terme Kotéba ?

Souleymane Koly Kourouma :
C’est en Bambara. ‘’Koté’’, c’est l’escargot et ‘’Ba’’, c’est ce qui est grand. Donc, Kotéba veut dire ‘’grand escargot’’. Ça, c’est le premier sens. Et cela, par le fait que les spectacles du Kotéba traditionnel démarrent toujours par une position qui se développe en forme de coquille d’escargot. Il y a un deuxième sens profond parce que chaque spirale de la coquille d’escargot ajoute son énergie à la spirale suivante. Et enfin, il y a le problème de la tonalité. Vous dites Kotéba, ça veut dire le grand escargot, vous dites « Ko o tè ban », ça veut dire rien ne finira jamais. Et en fait, aucune vérité n’est absolue. Je pense que c’est cela même la base de la démocratie et de la tolérance. Tu as une vérité, j’en ai une autre. Tu as une part de savoir mais, ne crois pas que tu sais tout. Donc « Ko o tè ban » accepte que je puisse te critiquer. C’est un peu cela la base du Kotéba.

Guinéenews© : Après votre étude, vous vous êtes installé en Côte d’Ivoire où vous avez créé votre Kotéba d’Abidjan. Etant donné que vous êtes Guinée et pourquoi on n’avez baptisé votre groupe, le Kotéba de Conakry ?

Souleymane Koly Kourouma :
Ce n’est pas la nationalité qui détermine forcément l’objet que vous créez. D’abord, le Kotéba n’existe pas en Guinée. Il aurait été mal venu de parler de Kotéba de Guinée. Je l’ai appelé Kotéba d’Abidjan parce que j’étais établi à Abidjan. Et, le Kotéba que j’ai créé posait la problématique du développement de la Côte d’Ivoire. Nous étions dans les années ‘’70’’ dans une ville comme Abidjan qui était en pleine gestation. En tant que créateur artistique et sociologue, l’intérêt pour moi, c’était d’observer ce laboratoire qui était en gestation. Sachez qu’Abidjan est très cosmopolite, il y a des gens qui viennent de divers horizons, de différentes ethnies et différentes nationalités, des gens qui ont des tas de formes d’expression. C’était important de suivre cela et que mon Kotéba en soit le reflet. Aussi bien par son inspiration que par son implantation, ce Kotéba est éminemment Abidjanais. Que maintenant on décide de faire un Kotéba de Conakry, je dirai même un Kotéba de Guinée, pourquoi pas ! Mais là, c’était pour répondre à une réalité qui était évidente.

Guinéenews© : Pourquoi vous, après vos études en France, vous n’êtes pas revenu en Guinée pour mettre votre connaissance au service du pays ?

Souleymane Koly Kourouma :
Il y a plusieurs raisons. Je vous ai dit tout à l’heure qu’au moment où les gens de ma génération ont terminé leurs études, il n’était pas bon pour tout le monde surtout pour les intellectuels de rentrer en Guinée. C’était l’année des fameuses pendaisons cycliques. Et c’était terrible et traumatisant pour ceux qui vivaient ailleurs. Il était difficile d’envisager de rentrer au pays en ce temps-là. Cela étant dit, même si la Guinée vivait dans une certaine paix, je crois il faut forcément que quelqu’un décide. Pour différentes raisons, le Guinéen peut décider d’aller travailler dans un premier temps au Mali, au Burkina, même en Argentine et puis revenir en Guinée. Je crois qu’il faut s’approprier cette planète et essayer de faire son mieux ou le destin nous conduit. Moi, je ne m’imaginais pas un seul jour que je travaillerais hors de la Guinée. Mais, j’ai passé plus de 40 ans de ma vie hors de la Guinée. Mes parents et moi-même souhaitions que nous venions mettre nos connaissances au service de la Guinée. Mais les conditions politiques étaient telles que, je ne connais pas beaucoup de jeunes guinéens qui sont rentrés à cette période-là. Certains sont allés au Sénégal, d’autres en Afrique centrale. Je suis de ceux qui sont allés en Côte-d’Ivoire.

Guinéenews© : Comment se porte aujourd’hui Kotéba et les trois Go ?

Souleymane Koly Kourouma :
Je vais d’abord donner une précision. Vous avez un ensemble général qui est l’ensemble Kotéba d’Abidjan que j’appelle le Kotéba grand format, et qui fait une forme de spectacle qui mêle théâtre, musique et danse. Dans cet ensemble, il est arrivé un moment où des éléments étaient plutôt compétents en danse, d’autres en musique, et le groupe créait la plate-forme où ils pouvaient développer leurs talents de façon plus large. C’est ainsi qu’en 1992, on a cherché les moyens pour produire le premier album de trois jeunes filles qui étaient particulièrement compétentes dans le domaine du chant. Il s’agissait de Maté Keita, Gnama Kanté et Hawa Sangoh. Leur premier album est sorti en 1993. Et, nous avons créé les trois Go de Kotéba. Les trois Go existaient en tant que groupe mais étaient partie intégrante de l’ensemble. Elles participaient aux spectacles de l’ensemble mais, faisaient une carrière spécifique de chant. Il y a eu un groupe qui a été créé après, mais qu’on connaît moins parce qu’il ne faisait pas de la musique. Il faisait le JBAN (Jeune Ballet d’Afrique Noir). Les Go faisaient un travail sur la musique alors que ces jeunes travaillaient sur la danse. Le style de danse de l’ensemble Kotéba est né de ce laboratoire qui était le JBAN. La même façon que les styles de chant qu’on trouve dans les spectacles du Kotéba sont nés du laboratoire qui était les Gos. C’est pour expliquer que c’est un ensemble qui fonctionnait vraiment de façon relativement harmonieuse.

Guinéenews© : Que sont-elles devenues les trois Go ?

Souleymane Koly Kourouma :
D’abord, l’ensemble Kotéba en général et les Go en particulier, ont été quelque part victimes des dix années de crise que la Côte d’Ivoire a traversée. Souvenez-vous que le premier coup d’Etat a eu lieu en décembre 1999 et la crise a duré jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011. Au cours de cette crise, on est arrivé à un moment où il n’était plus question de quoi que ce soit et tout le monde en a subi les contrecoups. Il y a aussi les choses de la vie sociale. L’une des Go, Gnama Kanté, s’est mariée en 1996 et en 1998, son mari japonais est venu la chercher. Nous avons essayé de la remplacer. Pendant une ou deux saisons, nous avons eu une autre qui s’appelle Alama Kanté. Mais, c’est très compliqué de s’intégrer dans un groupe dont vous n’avez pas vécu l’histoire. Finalement, nous avons essayé de fonctionner avec deux Go et avec des choristes. C’était entre 2000 et 2001. Nous avons donc décidé de faire lead-vocal tout en les accompagnant avec deux choristes pour ne pas les appauvrir artistiquement. A trois, les Go n’avaient pas de choristes parce qu’on pouvait avoir des harmonies à trois voix. Avec les deux choristes, on pouvait même faire des harmonies à quatre voix. Sauf que la communication se faisait uniquement sur deux têtes d’affiche, ce qui réduisait les risques. Parce que quand vous êtes dans les médias, quand une voix manque, on passe tout le temps à vous demander où est cette dernière, on ne sait pas pourquoi elle n’est pas là. Donc, nous sommes restés avec deux Go et trois choristes à un moment, jusqu’en 2008 où l’une des Go qui est d’origine malienne, Hawa Sangoh, a décidé de faire une carrière solo. Gnama Kanté étant au Japon avec son époux, et Hawa Sangoh étant actuellement aux États-Unis, on a essayé de faire un casting au sein du groupe Kotéba et on a trouvé deux nouvelles choristes qui travaillent avec Maté Keita depuis 2009. En 2010, elles étaient présentes au Festival des arts nègres. L’une est Abidjanaise d’origine sénégalaise, elle s’appelle Kadija Sow et l’autre, Ivoirienne qui s’appelle Joël Gnaba. Donc, à l’heure actuelle les Go sont bien trois, sauf qu’il y en a une qui est devant ce qui fait on dit Maté Keita et les Go de nouvelle génération.

Guinéenews© : Quel regard portez-vous sur la culture guinéenne dans son ensemble aujourd’hui et plus spécifiquement sur son volet musique ?

Souleymane Koly Kourouma :
Je ne sais pas si on peut parler de la musique guinéenne dans l’absolu. Il y a toutes sortes de musiques en Guinée. Il y a la musique traditionnelle, les musiques néo-traditionnelles, les musiques urbaines… Bref, il y a tous les genres de musiques. Il y a des domaines qui sont très créatifs. J’ai écouté les musiques urbaines des jeunes, ils sont bien. Les textes sont originaux, au plan vocal ils sont l’héritier des voix de Guinée, donc c’est bien. Je pense que dans leur cas, c’est un petit coup de pouce au niveau de la promotion pour qu’ils soient les égaux des autres et peut-être plus que certaines régions. Je pense qu’ils peuvent rivaliser avec les Sénégalais qui sont très avancés là-dessus. En Côte d’Ivoire, la musique urbaine est d’un certain genre qui fonctionne parce qu’il y a une grosse batterie de promotion derrière. Mais, moi je reste sur ma faim sur le plan vocal et sur le plan musical. Ça danse bien en Côte d’Ivoire, mais, sur le plan vocal on peut faire mieux en Guinée. Les voix et les musiques sont très intéressantes en Guinée et je pense qu’il pourrait y avoir plus de promotion. Sorti de là, il y a aussi les anciens qui reprennent les anciens standards. Là-dessus, il n’y a pas à dire c’est bien, ils connaissent. Bon, nous, ça nous rappelle des grands souvenirs.

Le reste est maintenant au milieu. On n’a pas réussi à sortir de tout ce qui a été mis en place il y a une quarantaine d’années. Et, il y a une sorte de musique qui sombre un peu dans la facilité. Alors qu’on a connu un pays, peut-être avant bien d’autres, on a connu des arrangements plutôt recherchés. On avait des instrumentalistes qui connaissaient leurs instruments, des orchestres qui fonctionnaient. Maintenant, c’est la musique alimentaire. C’est parfois en studio qu’on cherche les paroles, on plaque quelques accords, on prend le nom de monsieur Camara, on chante ça. Il met quelques billets de francs guinéens et l’affaire est conclue. Je pense que c’est lié à des tas de choses. C’est aussi lié au contexte général de la précarité générale de tout le monde y compris les artistes. Mais, si les conditions sont créées, je pense que la musique guinéenne peut rebondir très vite comme la musique malienne. Parce que, à quelque chose près, on a un patrimoine qui est comparable sur beaucoup de plans. Alors je dis, comment Salif Keita fonctionne du tonnerre de Dieu là-bas, Oumou Sangaré qui partage le Wassoulou avec la Guinée fonctionne bien, les harmonies d’Aly Farka Touré, on les retrouve en Moyenne-Guinée, Baba Maal au Sénégal fonctionne bien et pourquoi pas la Guinée. On prend les gens de la région forestière, leur style de musique fonctionne de l’autre côté en Côte d’Ivoire. Donc quelque part, c’est peut-être une industrie ou un encadrement qui manque à toutes ces jeunes dames et tous ces jeunes hommes pour passer à l’étape supérieur. La création musicale c’est un fait collectif.

Un seul individu ne peut pas être compositeur, auteur, arrangeur et interprète. Par exemple vous verrez peut-être sur une musique de Salif Keita, la composition de Alhassane Soumano que je connais ou notre compatriote Manfila Kanté, paix à son âme, pour les arrangements. Et enfin, Salif Keita porte la voix, porte le travail de tout le monde au public. Alors, le public connaît Salif mais, on sait que la cuisine est faite derrière. C’est la même chose pour, paix à son âme aussi, Michael Jackson. Quand vous prenez un titre de Mickael Jackson, vous voyez tous les crédits qui sont dedans, toutes les personnes qui ont intervenu dedans, c’est une foule de gens qui travaille. Il y a même des morceaux où une partie du texte est faite par vous, où c’est moi qui l’a inspiré. Je crois, il faut qu’on arrive à cela en Guinée. Une seule personne ne peut pas tout faire. Il faut prendre le temps de travailler, d’écouter, de faire écouter pour revenir au studio pour arriver à avoir un morceau non seulement dans lequel les Guinéens se reconnaissent mais qui peut aussi être porté à l’international. Je crois que c’est un peu cela notre problème.

A suivre…

Interview réalisée par Camara Moro Amara en collaboration avec Tokpanan Doré pour Guinéenews©.

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Commentaires

Bonjour Guineenews et merci pour ce beau article. Cependant, j'aimerais que vous demandiez a Souleymane Koly ou est ce qu'il était quand on formait les étudiants de l'ISAG de Dubréka? Ou est ce qu'il était quand la Guinée avait besoin de ses fils pour sa culture? Son temps est maintenant révolut. Merci
Posté le 26 décembre à 3h2 par Hilal
SVP ne touchez pas a cette icone.Le guineen a cette facheuse pretention de s'attaquer a ce qu'elle a de meilleur.Ce Mr a ete l'1 des plus grands ambassadeurs de la culture guineenne avec ses propres moyens.Fanico,Adama Champion,l'Opera manding...st auj8 des classiques.Si l'argent et les honneurs l'interessaient il serait reste a Abidjan.Le genie du guineen est repecte partout sauf en Guinee .
Posté le 26 décembre à 17h30 par Ali Kourouma
C'est malheureux pour toi, car tes frères échangent leur nationalités pour l'argent et la gloire et tu les applaudis. Alors que l'honneur pour un être humain c'est d'être et demeurer soit mémé. C'est par ce qu'il est fini artistiquement parlant qu'il n'est plus à Abidjan! Vous êtes facile a amadouer on dirais. Vous savez qui il est? Guinéen. Refléchisser avant de placer des mots ok?
Posté le 27 décembre à 7h20 par Hilal
Si la Guinee utilise ts ses talents a l'exterieur et a l'interieur elle ira loin.La force d'Israel c'est sa diaspora.Paul Faber est mort ds l'anonymat en Guinee bien qu'il fut un economiste de renom.Le guineen est devenu trop haineux .
Posté le 27 décembre à 16h21 par Ali Kourouma
Fort malheureusement dans ton accent on sent un zèle de KOUROUMA. Moi je parle en tant que guinéen. Demande à Mr. Koly si une fois il a répondu au nom de la Guinée quand il était en Côte d’Ivoire? Et posez-vous la question de savoir pourquoi c'est maintenant qu'il le fait. Et ne confond pas Israel à Azrael. Lol!
Posté le 28 décembre à 2h19 par Hilal
Merci pr la note d'humour @ Hilal.Ce Mr peut encore servir.Il s est tjrs presente comme guineen,a tourne avec des artistes guineens parlant soussou ou malinke.Donnons une chance a nos talents qui veulent servir.Pourquoi il n'est pas rentre?Pour finir comme Keita Fodeba?Italo Zambo Mamadi kala keletigui Traore st morts comment?Quant aux question identitaires...prudence.
Posté le 28 décembre à 15h51 par Ali Kourouma

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