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Grands dossiers - Bonne gouvernance et lutte contre la corruption en Guinée - Pourquoi l’ambigüité de la communauté internationale ?
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posté le 19 décembre 2012 à 4h56 | vu 4828 fois | Commentez cet article | Reduire taille   Augmenter taille
Le classement de la Guinée depuis 2006 dans le peloton de la honte dans l’indice de perception de la corruption dans le monde reflète le double jeu de la « communauté internationale » qui prêche la bonne gouvernance d’un côté mais de l’autre côté tolère la mauvaise gouvernance en fermant les yeux sur les allégations sérieuses de corruption et en donnant son quitus à la mauvaise gestion économique et aux dérapages anti-démocratiques qui commencent à prendre racine sous le régime d’Alpha Condé. Ce n’est pas la première fois que la communauté internationale cautionne par son soutien tacite le déficit de démocratie de la part d’un régime qui arrange les intérêts géostratégiques inavoués de l’Occident. Dans le cas d’un pays comme la Guinée, qui peine à sortir de cinq décennies de mal gouvernance et déficit de démocratie, la position ambiguë de la communauté internationale est une carte blanche donnée au pouvoir pour s’adonner à la politique politicienne en vue de retarder la rupture avec les mauvaises habitudes du passé et de reporter aux calendes grecques le changement promis.

Le cas de lutte contre la corruption illustre cet état de choses. Selon l’économiste de renom Robert Klitgaard, le déficit de démocratie est un facteur clé de l’enracinement du phénomène de la corruption dans un pays. Il résume sa thèse par une équation simple : La corruption équivaut au monopole du pouvoir plus l’abus de la discrétion moins l’exigence de redevabilité. En d’autres termes, Klitgaard démontre que la lutte contre la corruption exige un pouvoir exécutif compétent et efficace ; une Assemblée nationale souveraine, vigilante et exigeante ; et un système judicaire qui ne prend pas des ordres venant de l’exécutif. En Guinée, c’est la communauté internationale qui est en train de cautionner par son action ou son inaction un système de gouvernance qui privilégie le contrôle monopolistique du pouvoir par un seul homme et son parti ethno-politique, l’abus de pouvoirs discrétionnaires dans les décisions (par exemple les nominations aux postes, les attributions, révocations et ruptures de contrats commerciaux), et le manque de redevabilité (absence d’une Assemblée Nationale pour contrôler les actions du gouvernement).

La Guinée, en sa qualité de pays le plus corrompu de l’Afrique de l’Ouest et l’un des plus corrompus du monde pendant six années consécutives selon Transparency International, continue de bénéficier d’ne bienveillance et d’une complaisance nocive par rapport aux pays du même groupe (RDC, Angola) dans le classement mondial de l’indice de perception de la corruption. En témoignent les encouragements et satisfécits du FMI, les visites fréquentes et félicitations de Tony Blair et bien d’autres. Au lieu d’œuvrer pour les reformes difficiles menant vers une rupture avec la mauvaise gouvernance du passé, le gouvernement se contente de la complaisance de la communauté internationale pour perpétuer les mauvaises habitudes qui ont contribué à retarder le pays.

Dans une déclaration publique récente rapportée par un de nos confrères, M. Alhousseine Makanera Kaké, membre du comité central du RPG-Arc-en-ciel et ponte proéminent de la Mouvance Présidentielle, a expliqué en réponse aux Guinéens qui déplorent la mauvaise gouvernance politique et économique du pays : « Les Institutions de Bretton Woods, le FMI et la Banque mondiale, ont donné un quitus à la Guinée pour dire que le pays est bien géré. Notre économie se porte bien. Il y a un progrès remarquable. » Autrement dit, le bilan positif du régime tient non pas à des réalisations concrètes ou des actes posés dans le sens du changement, mais de satisfécits obtenus non sans complaisance par le FMI. Il ne faut pas voir le malaise sociopolitique qui bloque le pays, l’inflation galopante qui affecte péniblement le panier de la ménagère, le nombre record de fermetures d’entreprises et le retrait des gros investisseurs qui tuent l’espoir d’emploi pour les jeunes, le retour de la corruption et l’aggravation de l’insécurité qui ternissent l’image du pays, les abus de droits de l’homme à Gueckédou, Siguiri, Zogota. Les Guinéens sont appelés à se fier aux rapports du FMI estimant que tout va bien dans le meilleur des mondes au pays d’Alpha Condé.

L’absence d’amélioration sensible de l’indice de perception de la corruption au cours des deux dernières années, en dépit de la première élection dite « démocratique » selon la presse occidentale témoigne des difficultés de la Guinée à rompre avec le système de gouvernance qui a contribué à mettre le pays au ban de la communauté des pays progressistes pendant plus de cinq décennies. Les Guinéens, fatigués de résister contre des régimes allant de la dictature sanguinaire à la kleptocratie espéraient beaucoup du Professeur Alpha Condé qui avait promis une rupture avec les pratiques malsaines du passé. Mais au bout de deux ans de gouvernance, seuls les soutiens inconditionnels du professeur s’accordent à reconnaitre que changement annoncé est en train de se concrétiser par les actes posés par le pouvoir. Une bonne partie de Guinéens avaient cru qu’en l’absence d’une volonté manifeste du Professeur d’accepter de mette en place les garde-fous et contre-pouvoirs nécessaires au fonctionnement d’un système qui aspire à la démocratie (pouvoir exécutif compétent, Assemblée nationale représentative et souveraine, justice indépendante, liberté d’expression dans la presse publique, notamment la RTG etc.) d’autres forces allaient se déclencher pour canaliser le Bateau Guinée dans la voie inéluctable du changement.

Mais ces espoirs ont été largement déçus. Dans son parti, le Professeur a un soutien et une adoration digne de Kim-il Sung en Corée du Nord, et aucune voix n’est capable de s’élever au sein de son mouvement arc-en-ciel pour lui demander de rectifier le tir pour le bien de son parti et de son pays. C’est toujours la mentalité du chef infaillible « qu’il faut laisser travailler » même dans l’erreur. Le manque de maturité politique et de sens patriotique fait que l’opposition n’a pas d’autre sujet que son dada : la reforme de la CENI. Les questions de gouvernance l’intéressent peu. Malgré son obsession de deux ans sur la question de la CENI, elle fut amenée à s’incliner devant la volonté du Professeur d’avoir une CENI taillée sur mesure et probablement à ses ordres. Le CNT manque d’initiative et de courage politique et se préoccupe de garder ses prébendes plutôt que de contrôler les actions du gouvernement.

Après les défaillances du système des contrôles internes et contrepouvoirs de la démocratie naissante, les Guinéens espéraient que la communauté internationale qui est l’artisan et le garant de la transition vers un régime démocratique, allait finalement siffler la fin de la recréation et amener celui qu’ils affabulent a longueur de journée de titre de « premier président démocratiquement élu de la Guinée » à œuvrer enfin vers le progrès démocratique. Mais là aussi, les Guinéens se sont plantés. Au lieu de rappels à l’ordre, les messages des puissances occidentales semblent encourager les mauvaises habitudes, l’opacité, et la mauvaise gouvernance. Il suffit de se rappeler des déclarations récentes de l’ambassade des Etats-Unis approuvant la fixation unilatérale de la date des élections sans tenir compte des réserves émises par les représentants qui n’appartiennent pas à la mouvance présidentielle. Ou encore les messages de cette communauté internationale présentant le PPTE comme une victoire politique au seul crédit du Professeur Alpha Condé. Le ton est donné par Harry Snoek, chef de mission du FMI en Guinée, qui clame : « Pour la Guinée, atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE est une grande réussite. Cela illustre les progrès majeurs accomplis dans la gestion économique à la suite des premières élections démocratiques en décembre 2010». Antoinette Sayeh directrice du département Afrique du FMI fermera les yeux sur la situation politique bloquée depuis près de deux ans et déclare au Forum de Gouvernance et Diversification organisé par le pouvoir : « après tant d’année perdues, la Guinée est sur le point de faire une transition politique majeure et a fait des efforts considérables pour accélérer le développement économique ». Quand à François Hollande, il adressera des félicitations élogieuses personnelles à Alpha Condé pour son obtention du PPTE. Par la suite, le PPTE sera non seulement fêtée comme la consécration des efforts du Professeur (ce qui n’est pas faux), mais aussi utilisée pour dénigrer l’opposition lors du discours solennel de la fête de l’Indépendance.

Le plus grand écart entre les déclarations d’intention envers la promotion de la bonne gouvernance et l’attitude de la communauté internationale envers le pouvoir se manifeste au niveau des conditionnalités du soutien financier au développement. Le Fmi, qui est l’instrument économique et financier de la communauté internationale, en dépit de sa profession de « neutralité » politique dans ses financements conformément à ses statuts, s’est finalement retrouvé sur l’échiquier politique en vertu de la nécessité de promouvoir la « bonne gouvernance » dans les pays sous développés ou en transition vers l’économie de marché. Au delà des conditionnalités techniques liées au maintien de la balance des paiements, le Fmi a commencé à imposer d’autres formes de conditionnalités pour influencer la gouvernance politique. Au nombre de ces conditionnalités, figurent les reformes structurelles de l’économie (privatisation des sociétés d’Etat, maitrise des dépenses et de l’inflation), la réduction de la pauvreté sans distinction d’appartenance politique (investissements dans les infrastructures sociales, santé, éducation, etc.), et l’amélioration de la gouvernance (progrès des reformes démocratiques, transparence et redevabilité, lutte contre la corruption).

En Afrique, en vue d’intensifier la lutte contre la corruption, les exigences d’amélioration de la gouvernance représentent entre 30 et 70 pourcent (selon le pays) des conditionnalités du FMI pour l’appui financier ou l’obtention du PPTE. Ces exigences sont souvent très sévères. Pour accéder au PPTE, le Benin fut obligé d’adopter une stratégie de lutte contre la corruption et de procéder à la reforme de la fonction publique. En plus de reformer ou mettre en concession privée les services publics (eau et électricité) considérés comme source de corruption, la Tanzanie fut contrainte d’adopter un plan national de lutte contre la corruption qui fut au centre du plan de société des candidats ayant remporté les deux dernières élections prudentielles. Le Cameroun fut obligé de mettre en œuvre le plan de lutte contre la corruption, de reforme son système judiciaire et son dispositif de passation des marchés publics. La Zambie était amenée à mettre de l’ordre dans son système bancaire corrompu. Le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ont dû accepter de procéder à des privatisations de sociétés étatiques, de services publics peu performants, et de compagnies aériennes nationales. La Côte d’Ivoire fut obligée de disséminer au public les opérations du Trésor, les paiements reçus des sociétés minières et pétrolières, et la reforme complète du grand centre de corruption que constituait le secteur café-cacao. La pauvre Guinée Bissau était soumise à 11 conditionnalités se rapportant entre autres à la bonne gouvernance, au contrôle du SIDA, et à la démobilisation des combattants.

Des recherches empiriques ont démontré que le FMI obéit à des critères assez subjectifs lorsqu’il traite avec des régimes politiquement vulnérables mais que la communauté internationale (qui se résume parfois au couple Etats-Unis et France) aimerait protéger pour des raisons stratégiques inavouées. En réalité, le FMI essaye de maintenir l’équilibre politique en décidant d’être strict ou clément dans ses conditionnalités selon les impératifs géostratégiques de la communauté internationale. Un régime démocratique qui obtient le pouvoir à l’issue d’une élection serrée est soumis à moins de conditionnalités qu’un régime qui gagne avec une grande marge. Celui qui contrôle l’armée et est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut a plus de chances de recevoir l’attention et les faveurs du FMI que celui qui compte sur la loi et les principes démocratiques. Le régime qui fait face à des élections susceptibles de bouleverser l’ordre établi bénéficie de conditionnalités moins sévères et plus souples qu’un régime bien assis où toutes les élections (présidentielles, législatives, communales) ont été conclues et acceptées. Etre ami avec la France ou les Etats-Unis aide énormément dans le processus.

Une étude réalisée par James Vreeland en 2003 (the IMF and Economic Development) démontre d’ailleurs que le FMI s’accommode mieux d’un régime qui tend à la dictature, du fait que les négociations sont rendues plus faciles avec un autocrate qui n’a pas à se préoccuper de l’opinion de son peuple, son opposition (si elle existe) ou son Assemblée Nationale pour faire avaler à la population les pilules parfois amères des conditionnalités. Cette attitude est caractéristique de la stratégie de la Communauté internationale en Afrique. D’ailleurs une étude dans la zone CFA démontre que 82 pour cent des financements extérieurs sur la période 1993-1995 vont vers des pays de la zone CFA à régime autoritaires et riches en matières premières.

L’exemple le plus frappant est l’appui que le FMI a accordé à l’ex-Zaïre de Mobutu Sese Seko, le parangon de la corruption institutionnalisée. En 1978, pour aider l’ex-Zaire à juguler la mauvaise gestion, un fonctionnaire du FMI du nom de Edwin Blumenthal avait été affecté à la Banque centrale du pays pour avoir un droit de regard sur les transactions et s’assurer que Mobutu laisse quelques miettes pour rembourser les créances des bailleurs de fonds, dont le FMI. Au bout de deux ans, Blumenthal avait jeté l’éponge et averti dans un rapport assez dur à ses supérieurs que la corruption était devenue si endémique et pernicieuse qu’il n’y avait aucune chance que le Congo soit capable de rembourser ses dettes. Partagé entre le principe de la prudence en matière bancaire et l’exigence géostratégique d’appuyer un « ami » de l’occident, même dans la mauvaise voie, le FMI a vite fait son choix. Peu après le rapport de Blumenthal, le FMI accordera au Congo le plus gros financement envers un pays d’Afrique. Les satisfécits implicites de ce genre d’appui donneront l’impression au monde que Mobutu était propre et fréquentable puisque capable de satisfaire les conditionnalités de gouvernance normalement strictes du FMI. Mobutu en profitera pour éplucher le pays, portant la dette de l’ex-Zaire de 5 milliards de dollars à 13 milliards de dollars, dont 50 pour cent seront déposés dans des comptes bancaires suisses à son profit et celui de sa famille.

En conclusion, le FMI peut jouer un rôle positif pour engager un pays dans la voie de la bonne gouvernance, mais parfois pour des raisons géostratégiques la même institution peut encourager les mauvaises habitudes et cautionner des dictateurs en herbe par son appui financier et ses satisfécits. Dans notre prochaine livraison, nous essayerons de démontrer comment la complaisance du FMI envers le régime d’Alpha Condé est en train d’encourager la mauvaise gouvernance et de miner les chances du compromis politique nécessaire à la finalisation de la Transition.

L’équipe de rédaction de Guinéenews©


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Commentaires

débloquer des centaines de millions d'euros pour soulager les guinéens. Non contents d'avoir plongé les populations dans la misère, ils ne veulent même plus qu'on bénéficie de l'aide de l'extérieur. Mais sachez que cè arrête cardiaque qui va vous tuer parce que alpha condé marquera toujours des points. Avec vos fausses analyses bidons et ridicules, vous ferez mieux de retourner à l'école. Et
Post le 18 décembre 2012 par Camara
Iskin!!! merci pour l analyse, mais pauvre nous aussi guineens !!! SOS nous cherchons une nouvelle classe politique en Guinee, y a t il un marche ou on peut acheter ca???!!!!
Post le 19 décembre 2012 par Ibrahim
Camara, ouvrez en fin les yeux et regardez les choses en fasse, vos soidisants analyses bidons et ricules nous aiderons à sortir de cet impace qui ne cesse de s'ampirer, je parie que vous êtes un des ses démagogues qui vie de l'argent du contribuable
Post le 19 décembre 2012 par laguinè guinè
Quand Alpha est venu; il a fait audité par la cour des comptes française et depuis lors tout est sous controle de la Banque Mondiale. La Communauté Internationale étant présente en Guinée se rend compte qu'il y a des guinéens comme vous qui ne font que dénigrer et chercher à bloquer les actions salutaires. Elle en tire les conséquences en faveur de Alpha et de la Guinée
Post le 19 décembre 2012 par Vassoko
Et je suis sure que vous n'êtes jamais sortie de la Guinée, si non aller chez les autres et vous saurez si à cette allure notre pays est entrain d'avancer ou regresser
Post le 19 décembre 2012 par laguinè guinè
Cette analyse démontre une fois encore si besoin en était que vous êtes le meilleur site guinéen. N'en déplaisent aux inconditionnels de l'apprenti dictateur. Mais n'oublions pas que "les pays n'ont pas d'ami mais des intérêts". Il revient dès lors au peuple de Gnée de se battre
Post le 19 décembre 2012 par A Mazid
ceux qui parlent de recul de democratie en guinée donnent plutôt une bonne image à la democratie guinéenne à travers les manifestations qui n'étaient jamais autorisées par ces mêmes pers.lorsqu'ils étaient aux affaires et la liberté de presse au nom de laquelle on insulte même le président.la communauté int.évalue en fonction de ces facteurs et non pas par des sabotages de haîne et ethnocentriste.
Post le 19 décembre 2012 par guinéen
Mais au fait, est-ce que Guinéenews est devenu le porte parole de cellou dalein?
Avec le ton et le style froissent la frustration et l'aigreur de quelqu'un qui s'offusque contre les encouragements de la communauté internationale!Juste une chose, sachez que la communauté internationale a de la mémoire , contrairement à vous autres qui sembliez ignorés que la Guinée vient de loin!
Post le 19 décembre 2012 par Manzo
Avez vous deja reussi a dire ce qui marche en bien en guinee?...Nul n'ignore les diffucultes a rompre en un clin d'oeil ,le system de corruption et d laisser aller dont les tentacules avaaient faits prisonier tous les guineens pendant 50 ans ...Vous voulez qui a la place de Alpha? qui reellement?..Ce Monsieur a pris des mesures courageuses meme au detrimant de sa popularite et donc de son electora
Post le 19 décembre 2012 par dralex
Qui parle de la corruption vertigineuse en Asie du Sud-Est, particulièrement en Indonésie, Thailande, Birmanie ou même en Corée du Sud? Personne n’est dupe dans cette histoire de corruption. La récente “bagarre” entre le New York Times et les Dirigeants Chinois au sujet de leurs fortunes colossales, qui peut l’oublier? Qui ose en parler avec le Parti Communiste Chinois?
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
Le Président Salvakir, malgré toutes les prières qu’il a faites à ses Ministres (ex-Combattants de la lutte d’indépendance), n’a pu récupérer que 60 millions de dollars jusqu’ici. Pourquoi personne n’en parle? Parce que tout le monde sait que l’argent est parti dans les Banques du Kenya, d’Ouganda et surtout en Europe. Au vu et au su de la planète entière.
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
Concernant particulièrement le FMI, un des Internautes (Mr A. Mazid), a bien resumé la réalité. C’est à nous-même d’imposer ce qui est bon pour le Pays. Sinon qui ne sait pas qu’en moins d’une année de pouvoir au Sud Soudan, entre Juillet 2011 et Mai 2012, 4 milliards de dollars US ont ete volés dans les Caisses du Trésor Public.
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
Ou même de tremper dans les surfacturations des Marchés Publics dans ces pays. Je ne parle même pas de l’Afrique du Sud en dépit des dérapages de J. Zuma. Bien sûr que la corruption y existe, mais il y a tellement de verrous institutionnels ajoutés au poids de la Société Civile qu’il y a de quoi inquiéter plus d’un fraudeur.
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
Au niveau Institutionnel, nos plus graves problèmes n’ont pas été créés par le Professeur AC, mais par le Système Politique lui-même. Que fait la Cour des Comptes en Guinée? Ceux qui suivent le fonctionnement de la Cour des Comptes au Ghana et au Niger, savent ce qu’il en coûte aujourd’hui à un Fonctionnaire de toucher indûment l’argent du Trésor Public.
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
De mon point de vue, il faut d’abord affirmer et assumer notre responsabilité citoyenne pour attaquer le phénomène. Notamment au niveau de la Société Civile Guinéenne. Alors qu’elle devrait être en premiêre ligne de ce combat, on ne la voit pas et on ne l’entend presque jamais. Je suis admiratif du combat mené par la Société Civile au Sénégal.
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
Guineenews, félicitations pour votre analyse très approfondie des défis de la lutte contre la corruption en Guinée. Tous ceux qui soutiennent le Président AC ont le devoir de lui dire ce qui ne va pas dans la gouvernance publique. C’est le meilleur service que nous lui rendrons pour son image et son Leadership, mais surtout à la Nation toute entière.
Post le 19 décembre 2012 par ABOU CONDE
je felicite guineenews pour son analyse,qui demontre toute les technique de corruption en guinée.c est vrai que la guinee bouge par rapport au predesesseurs qui on mits ce pays a genou,mais la guinee aurait mieu et vite se developpé si les detournement des fonds de 700 mlls de dollards,50 mlls,15 mlls,150 mlls de dollars etaient dans la caisse.mais honnetement comment peut on dire que ce pays
Post le 19 décembre 2012 par abedi
Vous RPG signifie retard pour la guinee jusqu'a present vous etes incapable de rien de tout,vous regardez les quatres resions la resion la plus pauvre c'est haut guinee parceque vous aiment pas trvailler fair semblant de travailler rient.Vous etes la a gatter le pays rient ne bouge pendant deux ans rien,Alpha a finis de vendre le pays.C'est un president afamer.................
Post le 20 décembre 2012 par Bah
D'accord sur l'analyse, Ayant travaillé en Guinée, je peux dire que les conditions de bonne gouvernance je ne les ai jamais observées. Le pire étant la situation présente. Mais les populations ne sont pas responsables. Or elles souffrent. Mais l'UE n'est pas une institution démocratique, les lobbys financiers y ont pris le pas sur les peuples
Post le 21 décembre 2012 par huguet

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