dimanche, 26 mars 2017, 17:03 GMT

Les méfaits des retentions d’eau peuvent être catastrophiques, divers et nombreux en aval si aucune mesure d’accompagnement n’est envisagée. 

 

Le lit du fleuve Soumba qui passe sous pont de Khorira dans Dubréka est à découvert. Les natifs n’ont jamais vu jusqu’à nos jour le fond de ce fleuve et se demandent sur la raison de cet assèchement total. Les pêcheurs, les maraîchers, les riziculteurs de la contrée prévoient la catastrophe dans un proche avenir, même les puits dans certaines concessions commencent à tarir.

Il est urgemment temps de s’atteler aux travaux d’accompagnement afin de maintenir l’écosystème en voie de destruction qui serait irrémédiable. Les barrages hydroélectriques et les exploitations minières à ciel ouvert, on ne peut dire avec exactitude de quel côté la destruction de l’environnement a plus d’impacts.

La famine commence à sévir en Afrique de l’est par le phénomène « El nuno », le tarissement des cours d’eau en Afrique de l’ouest risque de favoriser les emmanchements de la sécheresse par les méfaits des barrages hydroélectriques. Les efforts conjugués de Kaléta et de Garafiri se sont fait sentir depuis l’année dernière. Cette année, ces effets sont plus accentués et moins que ceux de l’an prochain. Les saisons pluvieuses courtes, les pluies se font de plus en plus rares, mais la saison dernière, les météorologues disent n’avoir vu les pluies aussi torrentielles que depuis 1961. De là, une question se pose : où est allée toute la quantité d’eau tombée, hors des barrages, puisque ni Kaléta ni Garafiri ne fonctionne pour fournir l’électricité ?

C’est l’humidité qui entretient la végétation, la sécheresse attire la désertification 

La mesure urgente est titanesque, il n’existe qu’une seule à notre pauvre connaissance : elle consiste à empêcher le cours d’eau d’être à sec.

 Est-il possible de retenir et de ralentir l’écoulement de l’eau des fleuves pour le maintenir à niveau en toutes saisons par un moyen quelconque ? Est-il possible au niveau des rétrécissements du fleuve ou au niveau de l’embouchure d’installer des éclisses de rétention ou quelque chose de ce genre pour parer que le fleuve ne se jette intégralement dans la mer ?

On dit que les pharaons d’Egypte savaient réguler le Nil, les pharaons des temps modernes, les amis de Alpha Condé, ceux qui l’aident à faire la « politique de forçat » de fournir de l’électricité à l’Afrique et par inférence de destruction de l’environnement à grande échelle, doivent pouvoir trouver une solution au problème posé. Le plus vite serait le mieux.

Moise Sidibé