mardi, 28 mars 2017, 12:02 GMT

cinemaLe cinéma guinéen qui est depuis plongé dans une longue hibernation, pourrait  bientôt se relever. Du moins c'est le sentiment qui habite aujourd'hui tous les acteurs de ce domaine après leur rencontre qu'ils ont eue ce mardi 14 février avec l'Ambassadeur d'Egypte en Guinée, Mohamed FATHI. Une réunion au cours de laquelle, le déplomate égyptien a promis d'apporter son soutien au septième art guinéen.

 

 

«Pendant la période que je serai ici en Guinée, je ferai tout ce que je pourrai pour que les relations entre la Guinée et l’Egypte soient meilleures comme celles au temps de feu Ahmed Sékou Touré et Gamal Abdel Nasser », a déclaré Mohamed FATHI en présence des cinéastes, photographes et responsables de la culture guinéenne, notamment la Directrice de l’Office national de la cinématographie, de la vidéographie et de la photographie de Guinée (ONACIG), Mariama Camara.

Poursuivant son intervention, l’ambassadeur de l’Egypte en Guinée a fait savoir qu’il s’est convenu avec le ministre guinéen de la Culture, que l’année 2017 sera l’année des relations culturelles entre la Guinée et l’Egypte.

Il s’est dit surpris de constater que la Guinée n’a pas une grande industrie cinématographique alors qu’elle est connue pour sa grandeur culturelle : «Personnellement, j’ai du mal à imaginer qu’un pays aussi grand que la Guinée, qui a aussi une grande culture qui n’a pas jusqu’à présent une grande industrie du cinéma

C’est pourquoi il a promis aux cinéastes et photographes guinéens d’œuvrer pour la revalorisation du cinéma guinéen : «s’il plait à Dieu, il y aura une coopération dans le domaine des bibliothèques, musées, musique et surtout dans le domaine du cinéma. On va essayer, selon les possibilités, d’envoyer le cinéma égyptien en Guinée. On va prendre certaines personnes qui étudient ou qui travaillent dans le domaine du cinéma pour aller en Egypte. On va essayer d’organiser des stages de formation pour les étudiants et les travailleurs dans le domaine du cinéma. Dans un futur proche on va essayer de faire la base de la construction du cinéma guinéen. Durant l’année 2017, je voudrais que des responsables, des artisans, des travailleurs dans le domaine du cinéma pour aller voir les studios égyptiens et essayer de créer des studios en Guinée. Je vous promets que je ferai tout le possible pour que la Guinée participe au Festival du cinéma international au Caire à la fin de cette année. »

Quant à la Directrice de l’ONACIG, Mariama Camara, elle a affirmé que le cinéma guinéen comblera les limites des mines et des autres matières premières : « Les mines, les autres matières premières ont montré leurs limites avec la crise. Si on investit dans le cinéma, il n’y aura pas cette crise. C’est-à-dire que ce sera comblé. On ne sentira pas trop la crise dans notre pays parce qu’il y aura le cinéma pour combler ce vide. »

 

Alhassane Bah