Crise sociale à Beyla: les émeutiers acceptent le dialogue et la vie reprend timidement

20 octobre 2017 17:17:44
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En attendant la fin de 48 heures d’ultimatum qu’ils accordent aux autorités pour trouver une suite favorable à leurs revendications, les jeunes frondeurs de la commune urbaine de Beyla ont finalement accepté d’engager des négociations avec la délégation venue de N’Zérékoré.

 «La manifestation est suspendue provisoirement pour aujourd’hui et demain sous certaines conditions. Que les personnes  arrêtées et transférées à N’Zérékoré soient libérées d’ici au plus tard  demain; que les hommes en armes restent dans leurs garnisons. Pour le moment, nous sommes à ce niveau. Les barricades sont enlevées  et maintenant, il y a un peu d’ambiance dans la ville. Ce qui n’empêchent pas les jeunes de rester sur leur garde pour toute éventualité. Ce n’est pas un problème de négociation. La jeunesse a bel et bien écouté la délégation venue de N’Zérékoré. Nous nous sommes entendus de ne pas chasser les gens qui viennent pour négocier mais nous leur dirons ce que nous avons comme exigences. C’est la raison pour laquelle nous affirmons que nos mouvements sont suspendus mais pas arrêtés. Nous demandons à ce que les hommes en armes restent dans leurs casernes. Les gens n’ont pas le courage d’ouvrir leurs boutiques pour le moment, mais les femmes ont commencé à faire leurs petits commerces aux abords des voies publiques. La circulation reprend progressivement. Ce pour permettre aussi à nos parents qui quittent les villages, de vaquer à leurs affaires. Mais s’il n’y a pas d’échos favorables dans les deux jours qui suivent, nous redescendrons dans les rues pour manifester », a prévenu un des jeunes leaders des émeutes qui secouent la ville de Beyla depuis quelques jours.