mercredi, 18 janvier 2017, 14:05 GMT

La mouvance présidentielle a annoncé le retrait de sa proposition portant sur le mixage du mode du scrutin. Cependant, elle dit accepter de garder dans le code électoral, le mode de la proportion intégrale.  L’information a été donnée ce lundi 9 janvier 2017 par le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle. C’était à la faveur d’un point de presse qu’il a aminé à cet effet, a-t-on constaté au siège de la Maison de la Presse à Coléah.   

 

Pour le député Amadou Damaro Camara,  sa proposition n’était pas de saboter les accords politiques qui ont connu un début d’application. «Nous nous sommes dit que si c’est à cause de ce mode électoral qu’ils veulent crier à la trahison ou encore qu’ils estiment avoir été roulés dans la farine, la majorité présidentielle retire sa proposition du mixage du mode de scrutin et nous gardons dans le code électoral, la proportion intégrale».

 

Poursuivant son explication, Damara Camara a rappelé que le président Alpha Condé a été élu en 2010 alors qu’il n’y avait aucun quartier, a-t-il fait savoir avant de déplorer que ceux qui disent qu’Alpha Condé  s’est engagé à respecter et à faire respecter les accords politiques, c’est comme si, a condamné Damaro, le dialogue devrait mettre fin à la séparation des pouvoirs. C'est-à-dire, a-t-il affirmé, comme si le président de la République doit dire à l’Assemblée nationale l’issue des votes.

 

Toujours sur le point 2 de l’accord du 12 octobre, Damaro Camara a indiqué  qu’il a fait l’objet d’une farouche opposition à l’Assemblée nationale.

 

«Quoiqu’on dise, l’UFR est la troisième force politique du pays. Elle s’est opposée à ce point de l’accord. Il y a des partis alliés dans le groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, qui se sont opposés. Encore, nous avons reçu une pétition signée par plus de 2 000 personnes de toutes les organisations de la société civile qui se sont aussi opposées. Il y a des partis  politiques des groupes extraparlementaires qui se sont également opposés. De toutes les façons, nous avons obligation de regarder ce que les autres nous proposent. Nous ne pouvons balayer du revers de la main l’avis de toute cette masse de guinéens sous prétexte qu’on a eu un accord, comme on nous accuse, entre les deux grands partis politiques», a fait savoir le président de la majorité présidentielle.  

 

Poursuivant le conférencier a reconnu que cette proposition est venue d’eux parce que, s’est-il défendu, ils n’ont pas trouvé mieux que cela. «Quand un projet de loi arrive à l’Assemblée nationale, le député a trois possibilités. Il peut amender, il peut le retirer tout comme qu’il peut encore le réécrire», a-t-il précisé.

 

Accuser d’avoir supprimé les candidatures indépendantes, Damaro Camara s’en défend : «pour les listes indépendantes, on n’invente pas la roue. Lors de la dernière élection en Côte d’Ivoire, il y a eu 75 listes indépendantes élues sur 750. Certes, c’est la démocratie mais, c’est un gaspillage de ressources.  Une liste indépendante qui se forme à la veille des élections qui, généralement, est composée d’amis dont on ne connait aucune moralité alors que la liste doit avoir au moins le parrainage d’un pour cent du corps électoral de la localité où elle est candidate….».

 

S’exprimant sur le vote des chefs de quartier et ceux de district, Damaro Camara précise : «nous avons dit que celui qui doit être le chef de quartier, doit avoir vécu au moins deux ans dans ce quartier ou dans ce district et il doit avoir sa résidence principale. Un chef de quartier n’a pas de budget et il ne fait pas de développement. La seule source financière qu’il dispose, ce sont les certificats de résidence».

 

Pour clore, Damaro Camara a conseillé d’éviter le parachutage quand une liste arrive en tête d’un quartier ou d’un district.

 

Il faut par ailleurs souligner que le conférencier avait à ses côtés le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, l’ancien ministre Tibou Camara, Patrice Sény Camara du PNR…

Voir vidéo:https://youtu.be/eDkeFcOvtU8.        

Sékou Sanoh

Conakry, Guinée 224-664-35-11-21

Sékou Sanoh