vendredi, 20 janvier 2017, 22:02 GMT

On ne sait pas si les clauses d’assurance ont évolué, mais dans l’assurance tous risques, une société d’assurance, dont on tait le nom, il y a des clauses dérogatoires clairement stipulées, pourtant essentielles pour l’assuré ou le souscripteur.

Par exemple, pour un bâtiment assuré tous risques, l’assurance ne prenait pas en compte les incendies causés parles court-circuit de ENELGUI, EDG doit se sentir morveuse, elle ne prenait pas encore en compte les sinistres causés par les tornades et tempêtes, les chutes d’arbres, les séismes et encore elle ne prenait pas en compte les saccages lors des insurrections populaires. C’est à se demander ce qu’elle prend en charge. Qu’en est-il, de nos jours ?

Ensuite, de l’assurance automobile : la police routière est toujours à cheval sur la régularité de chaque assurance, mais en cas d’accident, l’automobiliste fera le pied de grue pendant des semaines voire des mois sans être dédommagé. Ainsi, certains carambolages s’arrangent à l’amiable pour éviter la perte de temps dans les démarches, qui, si elles aboutissaient une fois sur deux, ne sont pas aussi exhaustives ou à la satisfaction de l’assuré.

Pis encore, une autre série d’assurances avait floué les écoliers dans les années 1995-2000 avec la complicité de l’Education nationale. La RTG, (la Radio Télévision Gondolée), avait aussi joué le jeu avec des spots de publicité mensongère pour appâter les parents et élèves. Cette société garantissait l’élève assuré des accidents de la circulation, des bagarres imprévues ou tout autre bobo et elle prenait en charge les évacuations sanitaires, le cas échéant.

 

Seulement, après avoir engrangé des milliards, la société avait tout simplement épousé la fille de l’air, laissant ses assurés le bec dans la mare. Il n’y avait pas où se plaindre. L’affaire a été « classée ». L’Etat n’avait même pas bougé un petit doigt pour expliquer aux souscripteurs de quoi il retournait.

Parenthèses et anecdote : à propos des publicités mensongères, qu’il y en a, en Guinée ! Des tôles tant vantées pour leur durée de vie ne durent qu’une dizaine d’années avant de se transformer en rouille. Quant au sac de ciment de 50 kilos, qu’on disait dans des annonces vendus à 160000 fg, il ne comptait que 40 kilos, puisque le sac d’emballage pouvait être tortillé jusqu’à mi-hauteur.

Un jour, on était passé au journal Le Lynx voir comment ça caille. On avait fait passer un papier sur les pharmacies. Suite à la parution, Fodé Oussou Fofana avait failli perdre des plumes, nous avait-on dit, pour avoir découvert et suivi une filière de faux médicaments, Fodé Oussou s’est retrouvé nez à nez avec un gros matou officier supérieur de la grande muette guinéenne. Quand on a reçu le numéro du journal en question, on a vu à la Der la pub de ciment, qui vantait la qualité, le poids et le prix à 160000 fg alors que la tonne se vendait à 220000 fg. On montra la Pub mensongère au « gros lynx à lunette » sous forme d’apostrophe. On ne l’a jamais vu en courroux, mais il nous a regardé dans les yeux et  à voix chevrotante, il déclama : Moïse, moi, je ne vends pas la poudre ! Je publie les annonces. Je lui demandai : même les publicités mensongères ?

Quelques temps après, la pub en question avait été effacée. Il y avait encore un beau reste d’éthique. Actuellement, beaucoup de sociétés et entreprises ont muselé la presse, pas que la RTG, excuse, hein !

Si on entend de nouveau assurance obligatoire, soit, mais en retour, y-a-t-il recours ?

 

Moise Sidibé