Migration: la problématique en débats à Conakry

09 novembre 2017 9:09:39
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Aller à l’étranger, en Europe notamment pour changer ses conditions de vie, tente de plus en plus les jeunes guinéens. Ce, parfois au péril de leur vie.

« Dilemme Migration : partir ou rester, les jeunes africains en quête d’avenir », c’est le thème d’un débat public organisé mercredi 8 novembre à Conakry dans une université de la place par le média international allemand, Deutsche Welle et ses partenaires Espace Tv et Nostalgie Guinée.

Discuter des raisons profondes de cette envie désespérée des jeunes de quitter le pays, les difficultés qu’ils rencontrent en Europe ou sur le chemin du voyage, ce sont, entre autres, des sujets débattus par des représentants de la société civile, de l’Etat, de l’Organisation internationale pour les  migrations (OIM).

Au cours des débats, il est ressorti que la migration est beaucoup plus due aux violences politiques et au manque d’emplois. Mais dans la plupart des cas, ceux qui partent rencontrent plus des difficultés là-bas qu’ici. Ils sont souvent emprisonnés par des tribus en Libye, escroqués par des passeurs. Ceux qui meurent sont jetés à la mer ou en plein désert.

N’ayant pas la vie qu’ils espéraient avoir en Europe, beaucoup décident de retourner au pays, parfois grâce à l’appui de l’OIM. Cette agence des Nations Unies a, entre janvier et juin 2017, aidé 833 ressortissants guinéens à rentrer de Libye.

Selon la Directrice de la Rédaction francophone de la Deutsche Welle, Dr Dirke Kopp, ce débat public financé par le ministère des Affaires étrangères de la fédération allemande est organisé en Afrique francophone et anglophone afin de créer un dialogue avec les jeunes, la société civile, le gouvernement mais aussi avec l’OIM. « On a constaté qu’il y a besoin de ce débat. On ressent que les gens prennent le sujet très important », a-t-elle souligné.

Parlant des motivations de la tenue de ce débat, Dr Dirke explique : « on voit qu’il y a des milliers de jeunes qui perdent leur vie dans la méditerranée et dans le désert en faisant une migration irrégulière. Il y aussi une façon de migrer légalement. On sait qu’il y en a beaucoup moins

Pour elle, au lieu que les jeunes revendent tous leurs biens et les donnent aux passeurs, ils doivent investir cet argent dans leur pays pour « nourrir une famille, construire un projet, créer une entreprise en petit projet même pour pouvoir éventuellement employer des gens soi-même, mais dans tous les cas pouvoir subvenir à ses propres besoins. »