Communales en février 2018 : ce chronogramme de la CENI qui fait débat à Conakry (réactions)

26 septembre 2017 20:20:09
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Les élections locales pourraient finalement se tenir le 4 février 2018. La CENI l’a fait savoir lundi 25 septembre au sortir d’un atelier de planification à Conakry. Cette proposition de la commission électorale nationale indépendante (CENI) suscite des réactions au sein de l’opinion. Du coté des citoyens, ce chronogramme est diversement apprécié. Alors que certains se réjouissent de cette proposition de date,  d’autres, par contre, restent très sceptiques quant  à son respect par la CENI.

«De toutes les façons, il y a une institution qui est chargée d’organiser les élections. Si cette institution promet de les faire à cette date, on ne peut que se soumettre et attendre de voir si elle va respecter son engagement», affirme Bemba Traoré.

Le chronogramme des élections locales fait partie des revendications de l’opposition républicaine. Mais Mamadou Aliou Barry  pense qu’elle n’acceptera   pas de participer à ces élections si cela est contraire à ses intérêts.

« C’est une bonne idée si la CENI accepte de respecter ses engagements. Je pense que si l’opposition trouve que ce chronogramme lui convient elle va aller aux élections sinon, elle s’en opposer. »

De son côté, Boubacar Kolet Baldé soutient que c’est la pression de la rue qui a poussé la CENI à annoncer la date du 4 février pour la tenue des élections locales qu’il trouve incertaine.

Renchérissant, Mamadou Sow doute que la CENI puisse respecter cet engagement. Car, selon lui, elle n’est pas prête financièrement.

«On doit observer… Mais, je serai vraiment étonné que l’Etat arrive à remplir toutes les conditions nécessaires pour l’organisation des élections à cette date. Parce que sur 300 et quelques milliards si jusqu’à présent, c’est 90 milliards qui sont disponibles alors que le délai est dans 4 mois. Je me demande pourquoi les citoyens comptent sur cette proposition de la CENI», s’en doute-t-il.

Il faut par ailleurs souligner qu’en dépit de cette proposition de date faite par la CENI, l’opposition maintient sa décision de poursuivre ses manifestations de rue.