Circulation pendant l’hivernage à Kankan: la croix et la bannière pour les habitants des quartiers périphériques

27 septembre 2017 18:18:31
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La problématique de la dégradation des infrastructures routières en Guinée n’est pas propre seulement qu’aux routes nationales. Dans la plupart des grandes villes de l’intérieur, les voiries sont  toutes aussi laissées pour compte.

 

 

En tout à Kankan, les routes qui mènent aux quartiers surtout périphériques, n’existent quasiment plus. Et là encore, la faute revient au manque d’entretien.

Selon des témoignages assez concordants, ces routes non bitumées auraient cessée d’être réprofilée depuis le temps du régime de feu Ahmed Sékou Touré. A en croire à Moussa Kaba, un ex-comptable, le reprofilage des routes dans les quartiers relèverait du service des Travaux Publics (TP) qui avait des engins à cet effet.

«Au temps de la révolution, les services des TP existaient avec des engins et procédaient quasiment tous les ans, au reprofilage des routes dans les quartiers », a témoigné M. Kaba. Selon lui, à ce moment, personne ne pouvait oser transformer la route qui passe devant son domicile en un champ de culture ou à d’autres fins.

Avec la disparition des services des TP suite à l’orientation vers le libéralisme et la décentralisation, cette tâche reviendrait aux collectivités locales, apprend-on. Mais celle-ci, en manque d’initiatives et de moyens, n’y font rien, affirment certains responsables locaux.

Conséquence, ces routes dans les quartiers alternent au gré des saisons, flaques d’eau, herbes, champs de maïs, d’arachides, de patate et poussières.

A Kankan, c’est une triste réalité à laquelle sont confrontés les habitants détenteurs d’engins roulants des quartiers Dalako, Bordo, Energie, Briqueterie, Missira entre autres.