mercredi, 18 janvier 2017, 01:35 GMT

Code électoral: Dr Dansa dénonce 4 points qu’il juge ‘’défaillants’’

mer, 11 Jan 2017, 15:30

“Privés les jeunes de leur droit à cause d’un simple accord politique, est pour moi, un recul démocratique”

L’actualité politique guinéenne est alimentée depuis quelques mois par des prises de position des différentes forces politiques sur le projet de loi du code électoral. Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSC), n’est pas resté en marge de ce débat. Au micro de Guinéenews, il a désavoué quatre points pouvant remettre en cause le projet du code électoral.

 

”Après tout ce débat sur les accords politiques, c’est très regrettable que les acteurs politiques n’aient pas tenu compte des préoccupations de la population par rapport à ce projet de réforme du code électoral”, a-t-il affirmé.

 

D’après Dr Dansa Kourouma, il y 4 points qui fragilisent le code électoral. Le premier, selon lui, c’est le fait que le code électoral ne peut pas être examiné dans la précipitation vu son importance et surtout que cette précipitation était dans une fourchette de moins de deux semaines par l’Assemblée nationale.

 Le président du CNOSC estime que le temps imparti  à son examen était insuffisant pour permettre à ce code d’être expurgé de toutes les anomalies, les insuffisances et les faiblesses qui ont été constatées lors des différentes missions d’observations électorales.

 

Le deuxième c’est que, affirme-t-il, l’examen du code électoral est intervenu lors d’une session budgétaire.  Le budget est suffisamment sérieux dans un pays comme le nôtre avec son économie fragile et sous perfusion de la communauté internationale, pour avoir le temps d’examiner autre chose aussi importante qu’une loi comme le code électoral, a-t-il souligné.

 

Le troisièmement aspect de son analyse, se rapporte à l’organisation des élections avec le fichier électoral non-révisé de l’année en cours. Ceci est de nature à priver, dira-t-il, un bon nombre de jeunes citoyens guinéens de leur droit de vote. Entre les élections de 2015 et celles de 2017, il y a plusieurs jeunes qui ont dix-huit ans et qui doivent voter. Privés ces jeunes de leur droit à cause d’un simple accord politique est pour moi, un recul démocratique, a-t-il dénoncé.

 

Pour le dernier de ces points 4 réflexions, le code électoral contient des nuances par rapport au statut des quartiers et districts, a fait remarquer Dr Dansa Kourouma qui rappelle toutefois que la santé démocratique se mesure au niveau de la base, par la capacité des citoyens à participer aux débats politiques. Avant d’interpeller les gouvernants et l’ensemble des acteurs politiques du pays sur la nécessité de réviser le code électoral ainsi que celui des collectivités locales qui sont devenus, à ses yeux, caducs.

 

 

 

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Colère à l’éducation: les enseignants contractuels de Fria invitent leurs collègues à la retenue

mar, 10 Jan 2017, 20:58

Depuis la publication des résultats du concours d’intégration à la fonction publique le 31 décembre 2016, on assiste à Conakry et dans certaines localités de l’intérieur du pays, à des manifestations d’humeur des contractuels non-admis au concours. Une crise qui se traduit par des paralysies des cours avec parfois des manifestations des élèves dans les rues.

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Mamou : deux jeunes tués dans un accident de la circulation

mar, 10 Jan 2017, 15:33

accidentCe matin 10 janvier 2017 pendant que les élèves se rendaient à l’école, un camion frigorifique transportant des poissons a percuté de plein fouet un motard au niveau du quartier Boulbinet, sur la nationale Mamou-Faranah. Bilan, 2 morts sur place, a-t-on constaté sur place.

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Rétrospectives: voici les faits marquants de l’année 2016 à Mamou

mar, 10 Jan 2017, 11:02

L’année 2016 n’a pas été pour Mamou une année rose, des événements sans précédent ont bouleversé le quotidien des citoyens de la ville-carrefour : manifestations de rue, grève, insécurité, accidents de la circulation, détournement de fonds, faible réussite des candidats au baccalauréat unique, naufrages de plusieurs  jeunes en méditerranée. Bref, 2016 aura été une année noire pour Mamou. Mais malgré ce triste constat, nous pouvons saluer les reformes au niveau de la Justice et les efforts pour maintenir notre ville propre.

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Fria: rétrospective des faits qui ont marqué la cité de l’alumine en 2016

mar, 10 Jan 2017, 10:48

L’année 2016 part avec son cortège de faits qui ont marqué l’actualité dans la cité de l'alumine, principalement dans les secteurs de l’environnement, de l’éducation, de la sécurité et de la santé.

 

Environnement

 

L’insalubrité et la  pollution ont été pointées du doigt par les populations et les médias. Les gens se sont retrouvés face aux tas d’immondices qui dégagent des odeurs  nauséabondes et   visibles à la devanture de  l’hôpital Pechiney et du parc de jeux. Une situation devant laquelle, les autorités  communales ont toujours montré leur incapacité, si bien que  les citoyens utilisent la méthode de l’incinération pour réduire les tas d’ordures qui jonchent partout. Ce qui, du coup, pollue la ville avec la fumée qui se répand dans toute la cité.

 

Education

 

Le secteur de l’éducation a été marqué par le manque de latrines et de fontaine dans la plupart des écoles et établissements de la commune urbaine ainsi que  dans  dans les sous-préfectures. Ce qui, parfois, perturbe le bon fonctionnement des cours avec des sorties régulières des élèves et des arrêts momentanés des cours par  les enseignants pour permettre aux élèves d'aller  se mettre à l’aise. L’inauguration de l’école franco-arabe sans latrines et fontaine a fait couler beaucoup de salive dans la cité car selon l’entrepreneur, le coût des travaux dépasse  trente millions fg.

Dans la sous-préfecture de Banguigny, les parents ont été pointés du doigt pour l’utilisation des enfants dans les travaux champêtres en pleine rentrée scolaire. Le DPE a dû monter au créneau pour ramener les parents à la raison afin qu’ils laissent les enfants aller à l’école.

 

Santé

 

Le volet  santé a été dominé par la rupture répétée de médicaments dans les deux centres de santé de la commune urbaine et surtout le manque de kits pour la  césarienne à l’hôpital préfectoral. Le manque d’entretien des chambres d’hospitalisation et l’état désastreux des toilettes de l’hôpital préfectoral étaient à déplorer, si bien que le ministère de la Santé, dans son projet de développement, a injecté 24.800.000.000 fg pour la rénovation et la construction de quelques services manquants dans ce centre hospitalier.

On a également assisté  à  des enterrements à la hâte, faute de chambre de froide pour la conservation des corps. Celle-ci est restée en panne pendant des mois. Ce qui  a interpellé les autorités communales qui ont fini par la réparer au coût de 2.500.000 fg.

 

Sécurité

 

Malgré le manque de moyens matériels d’intervention rapide, les services de sécurité, gendarmerie et police, ont mené des descentes et procédé à des arrestations de bandits et voleurs de grand chemin grâce à l’implication de la population qui a facilité les enquêtes. La présence des policiers et gendarmes a dissuadé au maximum les consommateurs de drogue.

 

Sports et Culture

Cette année, Fria  a eu l’opportunité de recevoir la phase finale des Jeux universitaires et de participer aux  Jeux régionaux de Boké, où Fria a raclé la plupart des trophées dans les disciplines telles que la natation, le volley-ball, l’athlétisme, la lutte africaine, le basket-ball.

En ce qui concerne la culture, l’organisation du  FRISTIVAL(Festival de Fria, 1ère  édition) a bouclé la fin d’année.  

 

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Environnement – Insalubrité : sous le poids des ordures, Conakry brûle de mille feux

mar, 10 Jan 2017, 04:37

 

S’il y a un secteur pour lequel les autorités guinéennes ont lamentablement échoué, c’est bien celui de la gestion des déchets. En ce début d’année 2017, la capitale guinéenne Conakry est en proie à des incinérations de déchets tous azimuts. Partout, c’est une fumée noire épaisse qui se dégage des montagnes de déchets, rendant la vie insupportable aux citoyens, à l’image d’une ville bombardée aux armes chimiques. Ce scénario misérable, qui accentue dangereusement la pollution de l’atmosphère et favorise des infections respiratoires majeures, vient rappeler nonobstant l’incapacité criarde des autorités à collecter et à traiter les quelques 1000 tonnes d’ordures ménagères produites quotidiennement à Conakry. 

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