dimanche, 26 mars 2017, 05:17 GMT

Présidentielle en Guinée : Les Guinéens veulent la paix ; que les extrémistes se ressaisissent !

sam, 10 Oct 2015, 16:32

 

Depuis quelques jours, les Guinéens, impuissants, assistent à des scènes de violence allant de la mort d'hommes à la destruction des biens privés. Si la différence d'opinions est un principe sacro-saint de la démocratie, il faut dire bien entendu avec regret qu'en Guinée, elle est perçue, du moins par des extrémistes en quête de gain facile ou d'un poste de responsabilité au sommet de l'Etat des différents bords politiques, comme étant un combat de corps-à-corps aboutissant au bain de sang, à la barbarie et la casse des biens publics et privés. Ce, en lieu et place d'un débat d'idées et contradictoire comme cela se fait dans les pays civilisés. Par manque de civisme, d'esprit de tolérance et patriotique, d'acceptation mutuelle, d'inspiration pour convaincre les électeurs, les "nains" en matière de stratégie politique se livrent à des manœuvres dilatoires pour inciter les uns contre les autres à s'entretuer bêtement au profit des politiques dont le seul but est d'accéder à la magistrature suprême !

 

Pourtant, à la veille de la tenue de la tumultueuse et controversée élection présidentielle en Guinée compte tenu des anomalies signalées ça et là, les Guinéens, dans leur écrasante majorité aspirent à la paix la plus absolue, gage certain d'un développement harmonieux.  S'il est vrai que dans les discours, la Guinée est une famille, notion bien assimilée par nos aïeux, il faut comprendre par là que cela signifie clairement qu'aucune ethnie n'est au dessus des autres ; nous sommes tous égaux et avons les mêmes droits et devoirs. Mais très malheureusement, les politiques, aidés par des extrémistes en manque d'inspiration et à la recherche d'une certaine hégémonie ou notoriété se servent maladroitement d'une certaine couche de la population, vulnérable, pour poser des actes honteux, barbares, criminels et déshonorants sapant les fondements même du principe de la démocratie.

 

Dans cette période électorale, le président de la République doit tenir un discours rassembleur allant dans le sens de l'apaisement en invitant les Guinéens à faire preuve de retenue même s'il n'est pas certain que ces derniers comprendront son message et l'appliqueront à la lettre.

 

L'opposition de son côté, c'est une obligation et c'est dans son rôle, doit inviter ses partisans à faire preuve de maturité et de retenue dans cette période fragile que notre pays est en train de traverser.

 

La diaspora guinéenne qui constitue un soutien financier pour les nombreuses familles en Guinée, doit également s'impliquer activement dans la sensibilisation des citoyens en lieu et place de tenir des propos haineux et guerriers dans les réseaux sociaux. S'il est vrai que les Guinéens de la diaspora vivent dans des pays où la démocratie fonctionne bien, de même, ils doivent sensibiliser leurs concitoyens sur les mêmes principes dans le sens de l'accalmie. Toutefois, pour réussir dans une telle mission, les mêmes extrémistes, tapis dans l'ombre qui mettent le feu aux poudres : pouvoir et opposition devraient éviter les frustrations au travers des propos belliqueux et va-t-en-guerre. 

 

Les forces de maintien d'ordre et de sécurité et les forces de surveillance et de sécurisation du scrutin présidentiel, doivent elles aussi, faire preuve de retenue en démontrant un esprit républicain et patriotique. Elles doivent au demeurant être impartiales pour rassurer les populations de leur bonne foi en vue d'assurer leur sécurité et non les livrer à la vindicte des extrémistes dont le seul souci et de faire couler le sang !

 

Aux religieux, quoique les Guinéens soient convaincus que traditionnellement, ils sont conservateurs, ils doivent jouer le franc jeu en évitant de prendre position publiquement en faveur d'une partie au détriment de l'autre même s'ils dépendent financièrement du pouvoir. C'est connu ! Pour pouvoir livrer un message de paix accessible aux croyants et aux citoyens, ils doivent faire preuve d'impartialité. 

 

Quant à la communauté internationale, elle dont les actions sont à la fois décriées et appréciées, selon les obédiences politiques,  doit faire preuve d'une diplomatie dynamique en faisant en sorte que les règles de jeu soient respectées. En tous cas, elle est dans  l'œil du cyclone et les Guinéens l'observent avec le plus grand intérêt.

 

La CENI qui est l'organe chargé de l'organisation des élections en Guinée, a désormais les destinées du pays en main. Déjà démembrée, suite à la défection de 4 de ses membres qui sont sceptiques quant à l'organisation des élections crédibles  le 11 octobre, dont les résultats seront acceptés par tous, l'on se demande comment parviendra-t-elle à faire en sorte que les Guinéens croient en sa sincérité dans ce scrutin ? Elle a donc rendez-vous devant l'histoire tout comme la cour constitutionnelle d'ailleurs.

 

En somme, tous les acteurs politiques, civils, militaires, paramilitaires, religieux, diaspora, militants et sympathisants des partis politiques, auront des responsabilités de ce qui se passera en Guinée. Il est temps donc que chacun joue son rôle pour prévenir la violence pendant non seulement la période électorale mais aussi celle postélectorale !  Les Guinéens sont las de ces conflits d'égo et de positionnement en matière d'accession et de contrôle du pouvoir en Guinée. Tous ceux qu'ils aspirent désormais, c'est un développement  durable afin de profiter enfin des ressources du sol et du sous-sol dont leur pays regorge pour leurs biens être ! 

 

Méditons-y.

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Guinée : La guerre des pyromanes va-t-elle aller jusqu’au bout ?

sam, 10 Oct 2015, 11:52

Le rêve d’une Guinée unie et prospère pour l’émergence serait-il en passe de se transformer en cauchemar d’une guerre ethnique, difficile de faire le sourd et l’aveugle et de mettre l’évidence sous le boisseau. La chasse aux sorcières a commencé dans les fiefs des uns et des autres. On se demande sur le sort du taximan, pourtant d’une communauté, pourtant dans le fief de cette communauté, mais qui avait des passagers patchworks à bord, et qui refusait d’obéir aux injonctions des loubards qui se trouvaient entre Enco-5 et la T-5 et du photographe résidant à la T-6, qui lui est un piteux état, pour avoir, dit-on, porté le T-shirt du RPG contre l’avis général. Toutes les « caravanes de la paix », toutes les chansons pour chanter que « la Guinée est une famille » ont été chansonnées et balayées d’un revers de bras par la politique. 

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Risque de violences post-électorales en Guinée : Attention la CPI vous surveille !

sam, 10 Oct 2015, 01:24

 

Dans son rapport au Conseil de Sécurité de l'ONU du 24 juin 2015 relatif aux activités du bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'ouest (S/2015/472), le Secrétaire général de l'organisation révélait les risques de crises violentes à l'occasion des élections présidentielles prévues dans le dernier trimestre de cette année dans cette région. Cette sonnette d'alarme caractérise malheureusement le paradoxe de la démocratie en Afrique. En fait, dans une démocratie digne du nom, les périodes électorales sont des révélateurs de la vitalité démocratique, par la participation du peuple au choix de ses dirigeants. Cependant, dans plusieurs pays africains, les élections riment souvent avec angoisse, crise et, le cas échéant, conflit violent. Le contexte électoral de la Guinée semble être hanté par ce scénario funeste si les acteurs politiques ne se ressaisissent pas.

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Guinée : L’État dans tous ses états ….

mar, 6 Oct 2015, 10:30

Auteur : Youssouf Sylla, juriste, chroniqueur de Guineenews à Conakry 

 

Avec un peu plus d’un demi-siècle d’indépendance, qu’est ce qui est devenu en Guinée l’État dans sa dimension institutionnelle. On sait que les institutions de la République appartiennent au peuple qui incarne la souveraineté et qui y accède selon les modalités généralement prédéterminées, dans les meilleures conditions d’égalité pour tous. Ces institutions qui ont vocation à fonctionner indépendamment des desideratas des acteurs politiques et économiques, ne sauraient faire l’objet d’une appropriation privative. Bertrand Badie, politiste français et professeur à Sciences Po, dit à ce propos que l’État se caractérise notamment par le fait qu’il est un système politique institutionnalisé dans le quel « la règle est distincte de l’acteur, dans lequel le prince n’est pas propriétaire des institutions ». 

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Présidentielle 2015 en Guinée : Une campagne électorale sans tambour, ni trompette ?

jeu, 17 Sep 2015, 10:10

 

Prévue pour le 11 septembre 2015, la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 11 octobre 2015 est lancée officiellement en Guinée. La première semaine montre une campagne très morose par rapport aux élections présidentielles très animées de 2010. Certes, l’heure n’est vraiment pas au bilan d’une élection qui démarre. Il s’agit d’interpréter les signes et les premières sorties des candidats pour prendre la température.    

 

A Conakry, on s’attendait à un décor de Noël en plein mois de septembre. Au lieu de ce folklore habituel, la première semaine de la présidentielle 2015 plante le décor d’une campagne timide, il y a peu d’affiches électorales de l’Opposition et pas assez de meetings comme en 2010. Mais comme on ne peut pas mettre toutes les explications sur le compte d’Ebola, la question qui se pose est de savoir pourquoi le démarrage de la campagne présidentielle est très timide.

 

Des jeux joués d’avance ?

 

On ne s’engage pas à une course perdue d’avance. Ce principe n’est pas général, il dépend de la nature de la course. On peut s’engager dans une course perdue d’avance, si on a autre gain que la victoire elle-même. C’est dans ce sens que certains candidats à l’élection présidentielle sont connus pour faire de la figuration, sachant que le fauteuil présidentiel leur est mathématiquement inaccessible. C’est ce qu’on appelle faire de la figuration. La figurine n’est pas gratuite si le candidat doit supporter un coût financier important. On peut dès lors mettre la timidité de cette campagne présidentielle sur le compte de la caution à payer par les candidats.

 

 Une caution dissuasive et éliminatoire

 

La conséquence de la faramineuse caution de candidature n’a pas tardé à se faire sentir.

 

Le nombre de candidats est passé de 24 en 2010 à 8 en 2015. Cette comparaison n’a aucun lien avec la qualité de la démocratie en Guinée. Les motifs de cette chute du nombre de candidats ne sont pas non plus liés à la baisse du nombre des partis politiques entre 2010 et 2015. Personne ne peut toutefois ignorer l’évolution qu’ont subie les alliances politiques (RPG Arc-en-ciel, Alliance Cellou président, etc.) depuis l’élection présidentielle passée. On a assisté à un rassemblement, à des ralliements des partis. Si donc la chute du nombre de candidats en 2015 n’est pas le reflet d’une baisse du nombre de partis politiques en Guinée, elle est la preuve manifeste de la diminution des leaders en Guinée, conséquence directe du recentrage dans le paysage politique guinéen.

 

Une campagne plombée par la décision de suspension de toute émission interactive ?

 

La suspension d’émissions interactives pendant la campagne électorale pose le problème de la liberté d’expression, plus précisément de la libéralisation des ondes et des limites de la liberté de la presse, valeur essentielle de la vulgate démocratique contemporaine. Aussi, elle nourrit la réflexion sur l’état des lieux des radios privées et de l’audiovisuel mais aussi et surtout questionne les défis du développement pour l’émergence de la République de Guinée.

 

On se souviendra que c’est récemment, en 2006, qu’est intervenue la vague de libéralisation des radios privées en Guinée avec la première émission de la radio Nostalgie FM. Si, depuis cette date, le paysage médiatique guinéen est en évolution, la liberté d’information reste, dans une large mesure, une liberté molle. Les radios ne sont pas écoutées dans les hameaux les plus lointains de la Guinée contrairement à la téléphonie mobile qui a réussi à faire des réseaux un peu partout dans le pays. Ainsi, les radios rurales restent encore valables en Guinée.

 

Dans ce contexte, il est paradoxal de constater que la décision de la Haute autorité de la communication suspendant pour toute la durée de la campagne électorale n’a fait l’objet, pour l’instant, d’aucun recours devant les juridictions compétentes. Comme si les organes de presse, eux-mêmes, condescendent à cette restriction faite à leur liberté fondamentale pendant ce moment si important de la vie publique. Le problème en Guinée, c’est qu’ester en justice contre une décision d’un membre du gouvernement ou même d’une autorité administrative veut forcement vouloir dire ou signifier des attaques et des débats personnalisés, des injures violentes contre, à la fois, la personne demanderesse de l’action en justice et l’autorité investie du pouvoir règlementaire et, à coup sûr, des positionnements ethniques prennent le dessus sur la défense des convictions et la rigueur des principes démocratiques universellement partagés.

 

Aussi, les délits de presse étant dépénalisés par la loi sur la liberté de la presse, on comprend difficilement l’inaction judiciaire des médias privés contre cette décision, aux relents anciens, de la Haute autorité de la communication, d’interdire les émissions interactives, durant toute la campagne électorale, même si elle la justifie par la préservation du climat social. Cette interdiction n’avantage ni le Pouvoir en place ni l’Opposition. Le pouvoir de régulation que lui attribue la loi n’est pas de l’interdiction.

 

C’est qu’en réalité, au-delà de la question d’éthique de la profession de journaliste, qui se pose très sérieusement dans notre pays et explique la décision de la Haute autorité de communication, l’Etat peine à prendre en charge et à accompagner certaines libertés publiques compte tenu de leur vitesse, de leur évolution rapide au gré de la mondialisation et des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Par exemple, en 2009 et en 2014, il a subventionné les médias privés à hauteur de trois milliards GNF sans pour autant se soucier de l’utilisation saine et efficace de cette manne financière. Il n’effectue aucun contrôle financier a posteriori sur l’aide qu’il leur apporte. Rien n’est donc su au niveau étatique.  A ce point, une considération me paraît essentielle sur l’impact des radios et télévisions. Les radios, comme la télévision nationale, n’arrivent pas à émettre sur toute l’étendue du territoire national. Ce déficit de couverture nationale est une entorse grave aux principes d’égalité devant les services publics et de continuité territoriale que l’Etat et les responsables de médias doivent pouvoir prendre à bras-le-corps pour offrir au pays des télévisions à portée véritablement nationale et  des stations radiophoniques plus qu’urbaines.

 

Le problème de la télévision est, certes, différent de celui de la radio qui doit pouvoir trouver des recettes commerciales nécessaires à sa survie. La télévision exige de lourds investissements, des infrastructures et des équipements modernes dont le coût est très élevé. Et très peu d’acteurs économiques font des annonces à la télé.

 

Ainsi donc, l’interdiction des émissions interactives durant la campagne électorale porte sans le savoir des réflexions sur l’apprentissage par l’Etat de la libéralisation des ondes, sur la maîtrise de la liberté d’opinions par le peuple et le citoyen, la formation et l’éthique des journalistes, les moyens financiers des médias publics et privés et l’orientation future de la liberté de la presse en Guinée.

 

La crise financière qui ne trompe pas : des alliances politiques sans association financière

 

Le guinéen lambda s'interroge sur le mécanisme de financement des alliances électorales. Quand plusieurs partis politiques décident de soutenir un candidat commun, les électeurs sont, en principe, recommandés à soutenir le candidat commun de la coalition. Mais comment se répartissent les dépenses de campagne dans une alliance électorale ? Qui prend en charge les dépenses électorales dans une coalition électorale ?

 

 Le seul moyen de savoir comment se répartit la charge financière collective d'une alliance électorale est d'interpréter les textes et accords politiques fondateurs. Les dernières élections passées, de 2010, demeurent sur ce point un bel exemple d'études sur cette question sensible. Mais la plupart des accords politiques d'alliance demeurent muets sur leur mode exact de financement. Il faut donc interroger les acteurs politiques, enquêter et, pour ceux qui ont le goût du savoir, de la recherche, produire un travail de qualité sur cet aspect de la campagne électorale.

 

Il serait intéressant de savoir si le candidat commun choisi et soutenu par une alliance électorale serait-il choisi en partie sur le critère de sa capacité financière ou si le candidat commun obtient-il le soutien financier de tous les partis membres de l'alliance électorale ?

 

Évidemment, la réponse à cette interrogation nous permet de conclure ou non si, dans la pratique politique guinéenne, les candidats communs à la tête des coalitions électorales subissent réellement des pressions financières dues à la campagne électorale. Car, la prudence ne peut que s'imposer à tout ordonnateur des dépenses dans le présent contexte d'incertitudes sur la tenue du scrutin présidentiel  au 11 octobre prochain.

 

Si le scrutin présidentiel se renvoie à une date inconnue, le spectre d'une bataille financière à la pyrus se profile à nouveau à l'horizon, par expérience du plus long second tour de l'histoire électorale de la Guinée: celui de l'élection présidentielle de 2010. L'histoire s'écrira-t-elle autrement le 11 octobre 2015 ou se répétera-t-elle ?

 

 L’économie des forces financières : des vieux réflexes des élections présidentielles 2010

 

Dans une longue course à pieds, économiser ses forces est le seul moyen de finir la course et de ne pas s’arrêter en chemin. Des mois s’étaient écoulés entre les 2 tours des élections présidentielles de 2010. Aujourd’hui en 2015, tout se passe comme si les candidats anticipaient sur une prolongation du scrutin. En effet, un rythme normal dès le démarrage de la campagne pourrait assécher les comptes de campagne de certains très sceptiques sur la certitude de la date du 1er tour. Tous les candidats ne partagent donc pas cette attitude débonnaire du parti au Pouvoir qui s’est lancé sérieusement dans cette campagne en affichant, partout, dans la capitale, où que l’on donne de la tête, des affiches électorales, des effigies de leur poulain. Bénéficiant, depuis au moins 2010, d’une communication et d’une publicité sérieusement réglées par les meilleurs cabinets européens de communication, le Président de la République offre, à quelques semaines seulement du premier tour, à la jeunesse un concert au palais du peuple où défileront quelques grands noms qui font l’événement de la musique africaine actuelle : Fally Ipupa, WizKid, le groupe Kiff No beat et des artistes guinéens. Le match ne paraît-il pas plié ?

 

C’est ainsi que des indices confirment la thèse selon laquelle les candidats présidentiables de l’Opposition se réservent d’engager d’un seul coup leurs forces financières et leur machine électorale, sans s’assurer du réel calendrier de cette élection. Les arguments sont nombreux pour appuyer une telle attitude de prudence dans la campagne.

 

On sait, notamment, que la publication des cartes d’électeurs et des listes électorales n’a pas encore eu lieu, à quelques semaines du scrutin. Les conditions techniques d’un report du scrutin sont donc réunies pour certains animateurs de cette campagne.

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Eboulements à Koloncola, phénomène naturel ou conséquence de l’activité humaine? (vidéo)

ven, 11 Sep 2015, 17:31

Situé dans le district de Mamya dans la préfecture de Boffa, le sous-district Koloncola est depuis le lundi 7 septembre 2015, à la une du monde médiatique suite à l’éboulement d’une montagne se situant à proximité du village qui a tout dévasté sur son passage et qui a causé la mort de 4 personnes sans compter d’importants dégâts matériels et les 3 portés disparus, a constaté sur place votre quotidien en ligne.

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Présidentielle de 2015 en Guinée : La Cour constitutionnelle mise à l’épreuve

sam, 5 Sep 2015, 07:55

 Les conflits électoraux qui naissent en Afrique ont leur cause dans la crise de légitimité des institutions et l’absence de règlement juridique du contentieux électoral. Ils se terminent souvent par des manifestations publiques violentes. Ainsi, les rues africaines, après la proclamation des résultats des élections, notamment présidentielles, par la Commission électorale nationale et la Cour constitutionnelle se transforment en véritable pétaudière. C’est ainsi que, de Conakry à Abidjan, d’immenses foules  de manifestants, s’emparent des symboles du pouvoir public, marchent, crient, revendiquent, pétitionnent, protestent et appellent à la révolte contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle jugé favorable au camp présidentiel. Comme en témoignent les élections présidentielles en cours en Guinée, la pratique politique et institutionnelle semble regrettablement réduire, dans les faits, les compétences de la Cour constitutionnelle aux rôles classiques de  validation des candidatures à l’élection présidentielle, de proclamation des résultats et d’investiture du Président de la République élu. Pourtant, la philosophie que postule cette institution républicaine va bien au-delà de ces fonctions désormais connues. Elle devrait être, comme qui dirait, la protectrice de la paix sociale et la garante du processus électoral apaisé lorsque toutes les contestations électorales trouvent solutions dans sa saisine, par exemple, sur les actes préparatifs aux élections. Or, à s’en tenir à l’observation scrupuleuse des faits politiques et au raisonnement, l’une des vérités qui paraissent établies en Guinée, comme dans plusieurs pays d’Afrique au Sud du Sahara, est que les attributions de la Cour constitutionnelle restent négligées ou inconnues des acteurs politiques dans l’acquisition du Pouvoir politique.

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