Cameroun : la CAN 2019 aura-t-elle lieu à Yaoundé ?

28 septembre 2017 13:13:24
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Les choses vont vite. La CAF de Ahmad Ahmad a bien raison de baser l’organisation d’une CAN  sur le climat de sérénité et de quiétude pour la fête biennale du football africain. Il ne faut plus que ce qui est arrivé en Angola se répète.

Pour cette raison et pour le manque d’infrastructures adéquates, le CHAN du Kenya a été annulé. On peut présumer que le Maroc sera candidat à l’organisation pour suppléer le Kenya.

La même question pourrait se poser pour le Cameroun. Les choses et les circonstances sont semblables. Si le Cameroun pour soutenir qu’il sera prêt le jour « J » du point de vue infrastructures, il ne pourra pas donner la garantie à la CAF que les mis pour compte du nord resteraient sages pendant la CAN de 2019. Les anglophones du nord, à force de revendications vaines d’être traités sur le même pied d’égalité que leurs compatriotes du sud, francophones sans être entendus, ont fini par se résigner rongeant stoïquement leur frein dans l’indifférence du monde entier.

 Leurs griefs sont tellement légitimes que la sourde oreille de Yaoundé ferait dire à plus d’un que la colonisation d’une puissance étrangère ne serait pas aussi dure et implacable. Quand Yaoundé décide d’envoyer des enseignants de mathématiques francophones dans une école anglophone du nord, il y a quelque  chose de très louche, quand on fait comparaître des hommes du nord anglophones, qui ne comprennent pas français, il y a un agenda caché pour forcer les anglophones à se convertir en francophones, seulement, de cette façon sans transition, sans préparation, c’est vouloir noyer le poisson, à moins de vouloir pousser le nord dans l’escarcelle du Nigéria ou de Boko Haram.

La République unie du Cameroun est en train de branler dans le manche. Malgré toutes les doléances de la partie nord pour avoir son autonomie catégoriquement refusée jusque-là, avec la pression de la CAF, elle a placé la barre plus haut encore pour demander l’indépendance, à quelques mois de l’inspection de la CAF des infrastructures sportives.

Si le Cameroun est constaté inapte, on présume que le Maroc, toujours lui, serait le futur organisateur de cette CAN. Il était prêt en 2015, mais Ebola lui avait tiré le tapis sous les pieds et comme il est candidat au mondial lointain de 2030, il a envie de roder ses infrastructures en attendant.

Mais si le Cameroun tient à organiser cette CAN de 2019, il va lui falloir avaler des couleuvres géantes que les anglophones se feront le plaisir de lui mettre sur la table. C’est sûr que l’indépendance est pour monter les enchères pour amuser la galerie, ils n’y pensent pas trop, eux-mêmes, comme les syndicats, qui revendiquent le superflu pour obtenir le nécessaire, mais ça va être corsé.

Sous d’autres cieux, les mêmes nuages d’orage se forment de même. Que dire de cette nouvelle cache d’armes en Côte d’Ivoire et cette fois, on ne parle pas de Guillaume Soro et on ne désigne pas les partisans de Laurent Gbagbo. L’eau s’est troublée chez les ivoiriens ?

En Guinée, ça se durcit également, mais de 2019 à 2021 et 2023, Ivoirien peuvent dormir comme le lièvre de la Fontaine, la tortue peut toujours trotter.

Comment Paul Biya fera pour satisfaire et la CAF et les séparatistes ?

  • Manu

    Les Anglophones ne se trouve pas au Nord du Cameroun. Renseignez-vous bien avant de publier cette information. Il y a deux regions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui sont anglophone.