BSGR : après la condamnation de la Guinée, de gros soucis pour trois proches d’Alpha Condé

10 novembre 2017 8:08:56
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L’employé de BSGR se félicite de sa victoire sur l’Etat guinéen qui a été condamné par la Cour de justice de la CEDEAO à lui verser 30 millions CFA, ainsi que 15 millions à son collègue Issiaga Bangoura. « Je me félicite d’être le  tout premier Guinéen avec mon  collègue Issiaga Bangoura ainsi que de notre conseil à avoir condamné la Guinée dans ses mépris vis-à-vis des droits des Guinéens », s’en est félicité celui qui avait pris, en 2013, près de huit mois de prison pour une présumée  » corruption passive « . La condamnation de l’Etat guinéen obtenue, IST Ibrahima Sory Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, veut désormais se tourner contre certains ministres et collaborateurs d’Alpha Condé.

Sans préciser les noms ­— il cite Dr SOUARE, Dr NABE et Dr  SYLLA —, IST veut poursuivre en justice ces ministres pour ‘’faux témoignages et calomnie.’’

«Selon plusieurs sources proches de cette affaire, ils ont (Ndlr : les ministres et collaborateurs d’Alpha Condé)  délibérément proféré des mensonges à mon égard devant les magistrats de la CIRDI  » en affirmant que c’est moi qui les ai influencés lors de la signature des permis miniers de BSGR  » », accuse Ibrahima Sory Touré dans une note qu’il a fait parvenir à Guineenews.

Poursuivant, IST déclare: «On dirait qu’ils étaient ministres pour eux-mêmes et non pour l’Etat Guinéen. Je regrette que ces ministres témoins aient omis complètement leurs versions devant  les enquêteurs suisses. Ils ont tellement peur de la violence d’Alpha Condé au point de me sacrifier, moi qui suis un un simple salarié évoluant dans une structure privée…»

Ibrahima Sory Touré croit que ces ministres témoins ont eu peur que les magistrats de la CIRDI ne découvrent  la preuve des versions contradictoires dans le dossier en Guinée et devant les enquêteurs Suisses. Il révèle que ces ministres avaient reconnu que  l’attribution des permis de Simandou à BSGR « était légale ».  Là-dessus, lui-même estime que l’attribution des permis à BSGR était bien légale. Et il le justifie : « si la rétrocession des blocs 1 et 2 de Simandou n’était pas légale, pourquoi l’Etat guinéen ne les retourne pas à Rio Tinto ?  Je me demande qui étais-je ? Quel statut avais-je pour influencer un ministre de la République ? ».

IST promet de ne pas laisser impuni « les faux témoignages et calomnies» tenus par ses ministres. « Je ne laisserai jamais passer cela. Tout comme je n’ai pas laissé le Gouvernement d’Alpha Condé quand ils ont  menti sur moi,  je me suis retourné contre eux  au tribunal à Abuja, et je me félicite d’avoir fait condamner la Guinée. Ils doivent tous réparer les préjudices que j’ai subis. Je ne laisserai jamais passer cela », prévient Touré.

S’il est déterminé, c’est parce qu’il veut montrer l’exemple à toutes ces personnes ou familles « qui ont souffert beaucoup des fausses magouilles politiques, juste dans le but de protéger leur pouvoir  de ces messies du complot…»

Faut-il enfin signaler que toutes nos tentatives auprès du ministre d’Etat, ministre de la Justice  ainsi du ministre de l’Enseignement Professionnel et porte-parole du gouvernement en vue d’avoir la réaction de l’Etat guinéen, sont  pour le moment restées vaines.

A suivre…