Beyla: quand des enfants étudient sous des hangars dans une localité de Moussadou

04 décembre 2017 14:14:23
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Il n’est un secret pour personne que le manque d’infrastructures scolaires est l’un des problèmes et non des moindres auxquels le système éducatif guinéen est confronté depuis de nombreuses années. La plupart des établissements scolaires publics ont été construits au temps colonial ou du moins aux premières heures de l’indépendance et se trouvent dans un état de délabrement poussé.

 

 

C’est le cas à Beyla et plus précisément à Suéro, un district situé à 12 kilomètres de la sous-préfecture de Moussadou où une équipe de notre rédaction régionale s’est rendue récemment. Dans cette localité, les enfants de l’école élémentaire suivent les cours sous des hangars et dans un vieux bâtiment en banco qui peut s’effondrer à tout moment.

«Cette école a été créée en 2012 pour favoriser l’accès des enfants à l’éducation et elle compte de nos jours, 100 élèves avec trois groupes pédagogiques. La première année est sous le hangar et les élèves de la deuxième à la quatrième année sont logés dans le vieux bâtiment que vous voyez et tous dans la même salle. Leur encadrement est assuré par deux enseignants dont un contractuel communautaire », nous a confiéS Tamba Sékou Touano, directeur sous-préfectorale de l’Education.

A ce problème, s’ajoute également le manque de toilette appropriée. Les enfants sont obligés de se rendre en brousse ou dans des concessions voisines pour se mettre à l’aise. Une situation que déplore Fama Bérété, un des habitants de la localité. Il sollicite l’aide des bonnes volontés.

« Sincèrement, c’est dommage de voir nos enfants étudier dans de telles conditions. Si on vous dit qu’en ce 21e siècle, les élèves continuent d’étudier sous des hangars vous ne pouvez pas croire mais pourtant c’est une réalité. Depuis 2012 nos enfants sont dans cette situation et rien n’a changé. C’est pourquoi je profite de votre micro pour demander au gouvernement, aux partenaires et DES personne de bonne volonté de penser un peu à l’école primaire de Suero pour que nos enfants aussi étudient dans des conditions plus ou moins favorables mais surtout préserver leur santé en construisant des latrines appropriées », a-t-il sollicité.

Même son de cloche chez le responsable sous-préfectorale de l’éducation qui interpelle en outre les ressortissants de la sous-préfecture de Moussadou qui, selon lui, doivent fortement s’impliquer.

A l’image donc de cette école, nombreux sont des enfants guinéens qui étudient dans les mêmes conditions à travers le pays. Une situation qui interpelle le ministère en charge de l’Education nationale et de l’alphabétisation.