mercredi, 18 janvier 2017, 14:03 GMT
Facely Konaté

Correspondant à N'zérékoré, Guinée Forestière.

Facely Konaté

Education : au cœur de la vie des enseignants contractuels de N’Zérékoré (Reportage)

jeu, 12 Jan 2017, 14:08

Composés pour la plupart par des diplômés issus des différentes institutions d’enseignement supérieur du pays, les enseignants contractuels sont ce bataillon de jeunes qui n’arrivent pas à décrocher aujourd’hui leurs premiers emplois. Afin de subvenir à leurs propres besoins ainsi qu’à ceux de leurs familles, ces diplômés sans emploi sont obligés de prendre la craie pour enseigner dans les écoles publiques et privées.

 

Lire plus

Éducation : Les contractuels boudent les classes pour descendre dans la rue à N’zérékoré

lun, 9 Jan 2017, 16:38

  

Les contractuels communautaires de N’zérékoré non admis au concours de recrutement de la fonction publique sont descendus ce lundi 09 janvier 2017 dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient d’injustice ou encore de corruption dans le recrutement des enseignants à la fonction publique, a constaté sur place votre quotidien électronique Guinéenews à travers sa rédaction régionale.

Lire plus

Oudy 1er : « sans le couper décaler, je ne serais pas artiste »

lun, 9 Jan 2017, 13:31

 

‘’ Si ce n’était pas le couper décaler, je ne serais jamais artiste. C’est avec lui que je me sens bien à l’aise avec mon style vestimentaire.  Je pense que ça marche parce qu’il y a des gens qui m’aiment et je continue tout en mettant la culture guinéenne en valeur. On ne peut pas plaire à tout le monde et je prends les critiques en compte et peut-être avec le temps j’arriverais à emballer tout le monde’’

 

En  tournée en région forestière où il a livré des concerts à Guéckédou, Macenta et N’Zérékoré, l’artiste Oudy 1er communément appelé Dj mannequin a bien voulu se prêter aux questions de la rédaction régionale de Guinéenews basée à N’Zérékoré. Dans cet entretien réalisé dans un complexe hôtelier de la place, l’artiste parle, entre autres, de l’objet de sa tournée en Guinée forestière, de la sortie de son nouvel album ainsi que de ses projets pour 2017. Lisez…

Guinéenews: quel est l’objectif de votre tournée en région forestière?

Oudy 1er : cette tournée se situe dans le cadre d’une prise de contact avec tous mes fans de la Forêt. Depuis 2008, j’ai commencé ma carrière jusqu’à faire beaucoup de tubes. Je n’ai jamais eu la chance de venir voir mes fans qui sont vers Cette région. Donc, c’est pour moi une occasion de découvrir aussi mon pays, la Guinée profonde et pourquoi pas échanger avec les jeunes de cette région. Je viens également ici pour compatir avec les familles des victimes d’Ebola. Car comme vous le savez, cette région a été durement frappée par Ebola et je suis sûr que parmi les victimes, figuraient des fans de Oudy 1er.

Guinéenews: c’est la première fois que vous venez aussi dans cette région. Quelle impression vous a eue en foulant le sol de cette région ?

Oudy 1er : d’abord je trouve une très belle région. Sauf qu’il manque encore beaucoup d’infrastructures  et surtout des routes. Je pense que s’il y a plus de routes, l’accès à la Forêt sera un peu plus facile. Je découvre ici beaucoup de choses que je ne connaissais pas de la Guinée et c’est cela l’avantage de venir en Guinée profonde. Cela permet à l’artiste de connaître non seulement son pays mais aussi d’échanger avec ses fans qui n’ont pas souvent la chance de le voir en spectacle. C’est dans cette optique que nous sommes-là, faire plaisir à la Forêt.

Guinéenews: vous avez livré des spectacles à Guéckédou, Macenta et aujourd’hui à N’Zérékoré. Comment vous avez également trouvé son public mélomane ?

Oudy 1er : j’ai trouvé ce public encore plus chaud que Conakry. Franchement, je suis très surpris parce que je ne savais pas que les gens connaissaient des sons que moi-même je n’imaginais pas.  Alors nous avons échangé et c’était vraiment super avec 10 ou 13 titres pour eux parce qu’ils connaissent presque tous les sons par cœur. Et cela fait vraiment chaud au cœur de savoir qu’en dehors de Conakry, il y a des gens qui me suivent dans la Guinée profonde, qui écoutent mes sons et qui aiment ce que je fais. C’était simplement magnifique.

Guinéenews: est-ce que cela constitue pour vous aujourd’hui, une source de motivation ?

Oudy 1er : bien sûr ! Si j’avais à reprendre la Forêt, ce serait avec plaisir. Mais surtout ça me motive à beaucoup plus travailler pour ne pas décevoir ces millions de personnes qui me croient en Guinée et dans le monde entier.

Guinéenews: nous sommes en 2017. Mais est-ce qu’on peut faire le bilan de 2016 pour Oudy 1er ?

Oudy 1er : bon, 2016 s’est soldé avec beaucoup de tournées sur le plan international, des Etats-Unis en passant par l’Europe et l’Afrique avec le single ‘’Lokolo’’ et nous avons lancé ‘’Yankadi’’ dont le clip sera disponible à partir de la semaine prochaine sur toutes les grandes chaînes de télévision. Il y a la sortie de l’album qui est prévue en fin avril ou début mars et 2017. Il s’annonce très bien parce qu’il y a beaucoup de surprises qui attendent mes fans. Et aussi, on vient de décrocher le prix de meilleure vidéo-danse africaine au Nigéria. On a terminé l’année en beauté et je prie Dieu qu’il nous accorde encore la chance et la santé pour pouvoir réaliser les projets à venir.

Guinéenews: vous parlez tout à l’heure du son Yankadi qui est en train de cartonner actuellement dans le pays. Qu’est-ce qui fait la particularité de ce son ?

Oudy 1er : on dit souvent que la charité bien ordonnée commence par soit même. Oudy 1er fait un genre musical qui est ivoirien et aujourd’hui africain (référence au couper décaler, ndlr). Mais, je pense qu’à un moment donné, il faut que Oudy fasse un retour vers la source et c’est ce que j’ai essayé de faire en mettant Yankadi en valeur dans le monde entier. Parce que tout le monde sait que le Yankadi est une danse typiquement guinéenne. Donc, j’ai essayé de mettre en valeur cette danse dans une autre cadence plus dansante et le résultat est là. Le son plaît à tout le monde, le clip est disponible. Je pense que c’est cela aussi le devoir de tout artiste, vendre la culture guinéenne et mettre le pays devant.

Guinéenews: justement en parlant de valorisation de la culture guinéenne, beaucoup de gens vous critiquent de ne pas faire mieux. Autrement dit, vous valorisez le couper décaler qui n’est pas quand même guinéen ?

Oudy 1er : moi, je ne parle pas dans cette optique. Vous savez, je suis un artiste qui n’est pas du tout complexé et je n’ai jamais caché au monde entier que je suis guinéen. Mais, je pense que les gens ont tendance souvent à, soit marginalisé ou avoir une idée arrêtée par rapport à cela. Parce que si je prends l’exemple sur tous les genres musicaux en Guinée, à part les danses traditionnelles, tout le reste ce n’est pas guinéen. Le reggae est jamaïcain mais les gens consomment et ne se plaignent pas, il en est de même pour le rap. Alors, le couper décaler est un genre musical crée par nos frères ivoiriens…

Guinéenews: vous pouvez quand même créez aussi que de continuer à ….

Oudy 1er : oui! On peut créer. Mais moi, je vais vous dire que sans le couper décaler je ne serais jamais artiste. A la base, j’ai fait des études de droit et j’ai été meilleur Dj de la Guinée avant d’aller en Europe. Donc, je fais partir des gens qui ont donné une touche à l’évolution de ce concept qui est africain et beaucoup en ont fait notamment les togolais, les burkinabé, les antillais, les français…et moi aussi, j’ai fait le couper décaler à l’époque pour représenter la Guinée sur le plan international. Mais, je le fais en ma manière, en mettant ma petite touche guinéenne sur le rythme du couper décaler. Il y a beaucoup d’exemples de ce genre aujourd’hui. Il y a des artistes qui font du reggae mais en chantant en soussou mais c’est exactement pareil. Moi, je chante ‘’Tounkhi faré’’ en soussou et les gens dansent dans le monde entier. Aujourd’hui, je suis comme un coq qui appartient à une cour mais qui chante pour tout le village. Chacun à son genre musical, il y a des chanteurs guinéens que nous nous avions connu depuis notre enfance qui font de la musique traditionnelle et qui sont restés dans le traditionnel. Et chaque année vous voyez qu’il y a une nouvelle tendance musicale qui arrive. Aujourd’hui, il y a d’autres artistes qui sont venus avec d’autres styles. Chaque époque a aussi son style.  Donc, moi à la base, si ce n’était pas le couper décaler, je ne serais jamais artiste. C’est avec ça que je me sens bien à l’aise avec mon style vestimentaire.  Je pense que ça marche parce qu’il y a des gens qui m’aiment et je continue tout en mettant la culture guinéenne en valeur. On ne peut pas plaire à tout le monde et je prends les critiques en compte et peut-être avec le temps, j’arriverais à emballer tout le monde.

Guinéenews: il se dit aussi que Oudy est un grand faroteur, c’est-à-dire un grand frimeur ?

Oudy 1er : non ! Je suis quelqu’un de très simple pour ceux qui me connaissent. Et après, c’est vrai que je suis dans un mouvement où c’est du m’as-tu vu. Mais je suis quelqu’un qui connait ses valeurs et qui sait d’où il vient. Je respecte tout le monde, je suis dans mon coin et je pense que les gens apprécient cela. Vous n’entendrez pas des choses négatives sur moi et j’ai toujours une ligne de conduite. Car je sais qu’il y a des millions de jeunes guinéens qui prennent l’exemple sur moi. Donc, j’essaie de transmettre à mes petits frères, mes valeurs et la bonne éducation. Vous ne me verrez pas aussi en train de fumer ou de me droguer parce que je sais qu’il y a des gens qui s’identifient en moi.

Guinéenews: après N’Zérékoré, c’est où la prochaine étape ?

Oudy 1er : c’est Diècké (une des sous-préfectures de Yomou) et mon équipe et moi sommes très contents de cette tournée parce qu’elle nous a permis d’évaluer encore notre notoriété ou popularité en Guinée. Franchement, je suis touché parce que je n’imaginais pas que jusque dans les villages, les gens me connaissaient et aiment ce que je fais et ça fait chaud au cœur. Je promets qu’au retour, le travail ne sera plus pareil parce qu’on a conscience encore qu’il y a plus de monde qui attendent beaucoup de moi et je donnerai le maximum de moi-même pour ne pas les décevoir.

Guinéenews: pour le show de N’Zérékoré, il était prévu que vous partagez la scène avec Dj Arafat de la Côte d’Ivoire qui n’est finalement pas venu. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Oudy 1er : Je suis là avec mon équipe. Vous savez chaque artiste à ses engagements. J’essaie simplement de remplir mes engagements vis-à-vis de mes partenaires. Je ne peux pas m’aventurer de trop dans les autres détails.

Guinéenews: est-ce que vous l’avez personnellement appelez au téléphone pour savoir ce qui se passe ?

Oudy 1er : au début on en a parlé et il me disait qu’il allait venir. Maintenant pourquoi il n’est pas là ? Cela ne me regarde pas. Ce n’est pas moi qui l’embauche. Arafat est un jeune frère et ce n’est pas à moi de lui demander pourquoi il n’est pas venu pour le concert.

Guinéenews: quels sont vos projets pour cette année 2017 ?

Oudy 1er : d’abord il y aura beaucoup de featurings et cela commencera à partir du mois de février. Il y aura assez de surprises. En tout cas, tenez-vous prêts car, ça va chauffer en 2017. Il y a aussi la sortie de l’album numérique et audio. Je pense que la Guinée va être 4 à 5 fois plus fière de Oudy 1er.

Guinéenews: un mot pour ceux qui vous lisent en ce moment

Oudy 1er : je demande à tous les artistes guinéens de venir à l’intérieur du pays pour mieux connaître les réalités de la Guinée profonde et échanger avec des gens qui sont gentils et adorables. En tout cas, je dis merci à toute la Forêt et je n’oublierai jamais cette tournée car elle fait partie d’une étape très importante de ma carrière.

Guinéenews: merci d’avoir répondu à nos questions

Oudy 1er : avec plaisir

 

Entretien réalisé par Facely Konaté, Chef de bureau Guinéenews, en région forestière.

 

 

Lire plus

Le Coordinateur adjoint de la Réforme à la Fonction Publique sur les forces de la nouvelle grille indiciaire : « nous avons valorisé les diplômes »

lun, 9 Jan 2017, 00:21

Alors que certains travailleurs accusent le ministère de la Fonction Publique de n’avoir pas respecté ses engagements en ce qui concerne l’augmentation des salaires des fonctionnaires, une mission dudit département est en tournée d’information et d’explication portant sur la nouvelle grille indiciaire à l’intérieur du pays.

 

Lire plus

Rétrospectives : sécurité et justice, des secteurs qui n’ont pas marché en 2016 à N’Zérékoré

dim, 8 Jan 2017, 22:12

Une année finie, une autre commence ! L’année 2016 qui s’achève aura été une année riche en événements et en actualité en Guinée et plus particulièrement dans la région de N’Zérékoré tant sur les plans sanitaire, social, économique, politique que culturel, sécuritaire et judiciaire.

Pour permettre aux lecteurs de revivre les moments forts de l’année 2016 dans cette localité, votre quotidien en ligne Guinéenews vous propose cette rétrospective de l’actualité de l’an.

Dans ce premier numéro, nous nous intéressons à trois secteurs notamment le volet social, sécuritaire et judiciaire.

Sur le plan Social

En 2016, la région de N’Zérékoré n’a pas connu de violences intercommunautaires ou de conflits majeurs. Cependant, il y a eu des mouvements de mécontentements dans certaines localités de la région.

A Lola par exemple, on a connu des séries de manifestations notamment des femmes pour dénoncer des cas répétés de viol et d’autres crimes organisés mais aussi et surtout pour exiger le départ du préfet Sâa Yola Tolno à qui l’on reprochait d’être indifférent face à certaines situations. Ces mouvements de contestations se sont mêmes transportés dans certaines collectivités de la préfecture. C’est ainsi que dans la sous-préfecture de Foumbadou, précisément au village de Nèmasirikidougou, le sous-préfet et le maire de la Commune Rurale ont été pris en otage dans la nuit du jeudi 21 à vendredi 22 juillet 2016, par les citoyens du village.

Partis ce jour pour une sensibilisation sur la présence des bœufs de race zébu dans la zone, les citoyens en colère sont passés à la vitesse supérieure en mettant main sur les autorités de la localité. Ils les ont gardés dans une case en paille avant de démolir la moto qui les a transportés jusqu’ à ce village.


Selon des témoignages reçus, depuis un bon moment les villageois se sont montrés hostiles à la présence de ces zébus dans leur village pourtant réputé comme une zone agropastorale. Ils reprochent ainsi au sous-préfet et au maire d’être en complicité avec les éleveurs et certains responsables du village pour une réinstallation des troupeaux de bœufs et des bergers.
Saisies du problème, les autorités préfectorales se sont rendues sur les lieux en vue de négocier la libération des otages.


Ainsi, vendredi, 22 juillet, les différentes parties concernées ont été invitées au chef-lieu de la préfecture de Lola pour donner des éclaircissements autour de ce conflit et surtout des mises en garde des autorités ont été adressées aux villageois  après leur prise d’otage.

Dans la préfecture de Macenta, il y a eu aussi des manifestations notamment dans la sous-préfecture de Koyama. Le 11 juillet, les populations de cette localité, située non loin de la frontière entre la Guinée et le Libéria, ont croisé le fer avec leurs autorités. Elles accusaient leur sous-préfet et leur maire d’avoir détourné des fonds qui étaient destinés au développement de leur localité. Et finalement, le mouvement a eu raison de ces autorités qui ont été démis de leurs fonctions. Quelques semaines plus tard, le même scénario s’est reproduit dans la sous-préfecture de Kouankan et plus précisément dans le village de Sagnodou.

Le fait qu’il y a eu moins de conflits et de remous sociaux certains observateurs ont qualifié l’année d’une plus ou moins paisible. Et ce résultat, faut-il le rappeler, a été rendu possible grâce aux messages de paix et de cohésion sociale des autorités locales mais aussi et surtout de l’implication des partenaires évoluant dans le cadre de la recherche et du maintien de la paix. Ces partenaires qui ont mis les mains à la poche pour financer des activités allant dans le sens de l’apaisement de la région. En 2017, ces efforts devront continuer pour le bonheur de cette région.

Sécurité et justice

S’il y a des secteurs qui n’ont pas du tout répondu cette année aux attentes des populations, c’est bien la sécurité et la Justice.

Au cours de cette année 2016, la région forestière a été régulièrement secouée par des manifestations des populations se rendant elles mêmes justice. Ces manifestations se sont dans la plus part des cas soldées par des pertes en vies humaines et de dégâts matériels importants. On peut citer, entre autres, les cas de villes de Lola, Macenta, Yomou ou de N’Zérékoré.

 La  justice populaire, appelée aussi vindicte populaire est devenue en 2016, un moyen de vengeance et de règlement de compte pour les populations. 

En 2016, nous avons enregistré malheureux cas dont:

-La révolte des conducteurs de taxi-motos contre les présumés voleurs de motos, le mardi 23 mars 2016 dans le quartier Nyen, dans la commune urbaine de N’Zérékoré, s’est soldée par la mort  du nommé Kèmo Condé et des graves blessures sur Papé Monèmou et Mariame Condé ;

-Le lynchage de deux présumés bandits à Macenta, le 30 mars 2016 ;

– L’assassinat d’une femme dans le quartier Mohomou (N’Zérékoré) par son fiancé qui réclamait son enfant. C’était le samedi 16 avril 2016 et qui s’est suicidé par la suite ;

-Le lynchage de trois présumés voleurs dans le quartier Mohomou (N’Zérékoré), le lundi 02 mai 2016 ;

– Le lynchage d’un présumé voleur de moto dans la commune rurale de Gama-bèrèma, préfecture de Lola au mois de Juin 2016 ;

-Le lynchage d’un présumé voleur de moto dans le quartier Nakoyakpala, le 25 juin 2016 dans la préfecture de N’Zérékoré ;

-Le soulèvement des citoyens de Lola suite à l’assassinat d’une fille de 14 ans le 15 aout 2016, pour demander aux autorités judiciaires et sécuritaires la tête de trois présumés assassins qu’ils leur fassent la peau;

– Le lynchage d’un présumé voleur de poulet dans le quartier Nyen au mois de novembre 2016 dans la préfecture de N’Zérékoré,

– Le lynchage d’un fou qui aurait tué un enfant dans le quartier Horoya (N’Zérékoré), fin décembre 2016.

A cela s’ajoute  des cas de viol des jeunes filles un peu partout dans la région sans oublier la montée grandissante du phénomène de l’insécurité. Des cas d’assassinat et d’attaques armées ont refait surface avec des hors-la-loi qui ont réussi à imposer leur loi notamment dans la commune urbaine de N’Zérékoré.

L’on se souvient encore de l’assassinat d’un jeune conducteur de Taxi-moto, Abdourahmane Diallo dont le corps a été retrouvé en état de décomposition quelques jours après dans le quartier Boma. L’on se rappelle également de l’assassinat dans la nuit du 9 au 10 octobre 2016 du jeune Mamadou Saliou Sidibé, gérant d’une boutique dans le quartier Mohomou par des inconnus armés. Et comme pour dire que personne n’est désormais épargné par ce phénomène, c’est la résidence du préfet Aboubacar M’bopp Camara qui a été attaquée dans la nuit du 29 novembre par des bandits qui ont emporté avec eux, plusieurs objets de valeurs.

Les services de sécurités et de défense accusent pour leur part, l’insuffisance du personnel et surtout le manque de moyens matériels et logistiques pour mener des opérations sur le terrain. Aussi, l’on accuse la justice de libérer des présumés malfrats qui sont traduits devant elle.

 Et justement, la justice a brillé cette année par son inopérationnalité sur le terrain. A part des jugements correctionnels, aucun procès de valeurs n’a été tenu. Pour les cas d’assassinat, de viol ou d’attaques armées, la justice a toujours promis d’ouvrir des enquêtes qui n’ont jamais abouti. Dans le milieu, des magistrats déplorent également le manque de moyens.

Et pour des observateurs, la montée de l’insécurité et de la justice populaire cette année, est due à un certain nombre de faits à savoir : l’impunité, l’ignorance ou la méconnaissance de la procédure judiciaire par les citoyens ou encore la corruption des services de justice et de sécurité.

Lire plus