dimanche, 26 mars 2017, 05:21 GMT

Le président Barack Obama quitte la scène politique  américaine aujourd’hui et transfert le pouvoir, au nouveau  président Donald Trump. Une très grande page de  l’histoire américaine se tourne et une autre s’ouvre, avec  beaucoup d’interrogations, voire d’inquiétudes.  

 

Le premier président noir nous manquera et son départ  sera fortement ressenti, voire regretté au rythme où vont  les choses et si l’on se base sur le rejet de certains  principes et acquis de sa pratique politique, si l’on se  réfère aux propos des nouveaux dirigeants et à la  composition du futur cabinet qui semble privilégier une  certaine classe, celle des nantis et puissants.  La modestie, la vision globale de la présidence et  L’intégrité du président sortant font de lui l’un des  meilleurs présidents de ces dernières décennies, et sans  exagérer, un grand président. Durant la durée de ses deux  mandats, Obama a été surtout un serviteur loyal du  peuple américain. Il a pu faire tout cela, avec classe,  dignité et élégance, avec des qualités rarement  observables de nos jours avec toutes les classe politiques.  Généralement, l’on ne se rend compte de la vraie valeur et  de l’importance d’un individu que quand cet individu a  quitté la scène et n’est plus là. C’est le scénario auquel on  risque d’assister aux États –Unis dans les années à venir.  Le mot regretté peut être un peu fort, mais ce qui reste  clair, c’est qu’il prendra du temps pour trouver un autre  leader, ayant son charisme, son intelligence, son humilité  et sa civilité.

 

Barack Obama, comme président, est un homme réfléchi,  qui agit avec civilité en politique, tout comme dans sa vie  privée. Comme tous les humains, Il n’est pas parfait et  comme président, Il a eu ses ratés et ses succès, aussi bien  en politique intérieure, qu’en politique extérieure. Il n’a  jamais été impliqué dans des malversations ou des  manipulations et instrumentalisation de la vie politique.  Une fierté pour tous les noirs du monde entier   Avec son élection historique, c’est toute une classe sociale  et raciale qui s’est reconnue en lui. Obama n’est pas  uniquement une fierté et un bon modèle pour la race  noire, mais une grande fierté pour la race humaine , tout  court.

 

Quand il fut élu le 4 novembre, 2008, comme 44ème  président des États Unis, tous les peuples noirs des  Amérique, de l’Afrique et du reste du monde, avaient  ressenti ce sentiment de fierté et une certaine forme de  renaissance. Un vieux rêve venait de se réaliser pour des  millions de personnes à la fois, celui de voir un président  noir aux commandes d’un si grand pays durant leur  existence. Si nombreux d’entre eux savaient que ce rêve  pouvait se réaliser un jour, la plupart ne se doutait pas que  cela arriverait de sitôt.

 

L’élection du premier président de couleur avait galvanisé  l’ensemble des peuples noirs et ainsi créé un symbole fort  pour les hommes et femmes de cette race.

 

Sur le plan des relations entre blancs et noirs, l’expérience américaine est la plus intéressante à suivre, même si elle a tardé à venir. Les grands  bouleversements qui s’y sonteffectués ces cinquante dernières années, sont assez impressionnants, allant de la reconnaissance des droits civiques dans les années 60, à l’élection du premier président noir.

 

Au cours de la décennie 80, la candidature de Jesse  Jackson avait retenu l’attention de tous ceux qui suivent  de près l’ascension des cadres noirs. Bien que n’ayant pas  franchi le cap des primaires et sécuriser la nomination, la  candidature de Jesse Jackson avait eu un retentissement  mondial et constituait une grande première. Enfin une  candidature d’un descendant d’esclave aux présidentielles  de cette grande puissance venait d’être prise au sérieux.  Dans les années 90, le monde entier a vu sur CNN et les  grandes chaînes de télévision qui 24/7 qui venaient  d’apparaître, le général Colin Powell faire des briefings,  pendant la 1 ère guerre du Golfe, en tant que Chef d’État-  major, de la plus grande armée au monde. Cette période  avait vu de nombreuses promotions individuelles de  personnalités noires.

 

Quelques décennies plus tard, on reverra ce même  général Colin Powell, cette fois-ci nommé Secrétaire D’État  et, Condoleeza Rice, élevée au rang de Conseillère en  Sécurité Nationale, avant de se voir attribuer le poste de  Secrétaire D’État sous l’administration Bush.  Pourquoi était-il important pour les noirs que le  président soit aussi noir?

 

Pour répondre à cette question, on ne peut pas ne pas  retourner dans l’histoire et parler de ces 500 dernières  années, pendant lesquelles, les noirs ont subi toutes sortes  d’humiliation et de cruauté. Il y’a eu d’abord la traite des  noirs, la colonisation et aujourd’hui une forme de  néocolonialisme qui ont privé l’homme noir de toute  liberté et de dignité. Certains droits n’avaient même pas  été acquis par les Noirs au moment où, le premier  président noir voyait jour, il y a 55 ans de cela.  À cause de la ségrégation, blancs et noirs ne pouvaient  partager les bancs, les toilettes, les écoles, se marier. Dans  les bus, ce sont les places de derrière qui leur étaient  réservées. Voir donc un noir être élu président de la plus  grande puissance économique et militaire du monde, était  un feeling que presque seulement eux, les noirs pouvaient  ressentir au plus fort. La servitude et le racisme auxquels  ils font face, ne résultent pas seulement de tensions et  confrontations entre blancs et noirs. Loin s’en faut, les  relations entre blancs et noirs semblent au plus beau fixe  si l’on compare le traitement réservé aux Africains sous  certains cieux.

 

Le traitement vécu quotidiennement dans les pays arabes,  dans les anciens pays de l’Est, en Inde, en Chine et dans le  reste de l’Asie est pire de nos jours et non reporté dans les  médias. Pas plus tard que quelques semaines, des  étudiants africains ou simplement des africains en  partance vers l’Europe, étaient battus, insultés et  dépouillés par ‘’leurs frères musulmans’’, avec la  complicité des dirigeants politiques et des forces de  l’ordre, en Tunisie, en Algérie, en Lybie.

 

Le noir a toujours été vu comme paresseux, incapable de  faire quelque chose de positif. Ces stéréotypes ont été  développés par les esclavagistes et colons et perdurent de  nos jours. Les emplois les plus précaires continuent de leur  être réservés, tout comme les multiples discriminations  qui les ont privés de toute promotion sociale.

 

Il était donc important pour eux de savoir qu’ils pouvaient  tout faire et occuper le poste le plus important dans la  gestion du pays. Eux qui ne pouvaient voter ou voyager  librement avec les blancs, il y a un peu plus de 50 ans, eux  qui travaillaient comme esclaves, il y a un peu plus de cent  ans ou eux qui étaient enchainés, attachés comme des  bêtes pour traverser l’atlantique et vendus comme des  bêtes sur le marché, il y a près de 4 siècles. La victoire du 4  novembre, 2008 était donc importante et ce jour était  même devenu pour la plupart d’entre- eux, l’un des jours  les plus importants de leur vie.


 

Parler de la condition de l’homme noir n’est pas une  aberration et un hors sujet, en associant la manière dont  celui-ci est perçue et les manifestations de joie  enregistrées le lendemain de la victoire historique du 4  novembre, 2008. Oui, la question de la race a joué, joue et  jouera quand on se souviendra de l’ère Obama. Son  élection a aussi créé un précédent au niveau de tous les  hommes de couleur qui ne pouvaient croire, en leurs  chances d’assumer la magistrature suprême. Les  candidatures de politiciens issus des minorités, ont  fortement augmenté.

 

Depuis que Obama a été élu avec son slogan, ‘’Yes we  can’’, alors chacun croit en ses chances, chacun se croit  éligible, même s’il n’a pas les points forts du 44ème  président. C’est ainsi que lors de cette dernière élection de  2016, Il y avait, rien que du côté républicain, deux  candidats d’origine cubaine, Marco Rubio et Ted Cruz, et  un candidat d’origine indienne, le gouverneur de la  Louisiane, Bobby Jindal.

 

Et comme l’a dit Obama, lors de sa dernière conférence de  presse à Washington, le mercredi dernier, avec cet élan né  de son élection, Il ne faudrait plus être surpris de voir un  président Latino, Juif, Hindou, etc.,

 

Malgré, tous ces progrès réalisés dans l’acceptance de l’un  et de l’autre, Il faut reconnaître que les divisions persistent  toujours. Au lendemain de l’élection de 2016, de  nombreuses personnes ont été surprises de voir que le  pays était fortement divisé.

 

Barre placée très haute avant son élection   Le président Obama est venu avec de très bonnes  intentions dès son élection. Le monde entier, à la  recherche d’un sauveur pour une économie mondiale à  terre, avait placé la barre très haute, sur le candidat  démocrate. Obama le ‘’Messie’’ qu’on attendait, ne  pouvait répondre quand même à toutes ces satisfactions.  Une faute qui découle ici de la responsabilité collective de  nous tous, qui avions placé la barre si haute pour un être  humain pour la responsabilité de resoudre les problèmes  qui affectaient l’Amérique, mais aussi le monde.

 

Un candidat unique venu avec de très bonnes intentions   Nul n’avait pu prédire et comprendre en son temps les  bonnes intentions qu’animaient le candidat Obama, que  l’académie suédoise, qui décerne le prix Nobel de la paix.  Cette académie avait été critiquée pour avoir décerné son  prestigieux prix au nouveau président américain, pour  ‘’ses efforts extraordinaires afin de renforcer la  coopération et la diplomatie internationale entre les  peuples », tout juste, après l’entrée en fonction de ce  dernier. On reprochait à Mr Obama de n’avoir rien fait en  ce moment, pour mériter ce prix. En ce dernier jour de sa  présidence, on peut donner raison à cette académie et  personne ne peut nier donc les bonnes intentions de Mr  Obama qui a pris des initiatives de réconciliation qu’aucun  autre président n’avait prises. Pensons seulement à la  reprise des relations avec Cuba après cinquante années,  avec l’Iran rompues depuis 1979, avec le Vietnam, etc.  Avec le président Obama, selon les analystes, l’Amérique  aurait pu mieux faire sur le plan économique, social et  diplomatique. A-t- on exploité suffisamment ses  compétences et a-t- on profité de son leadership? La  réponse à cette question ne viendra que de l’histoire.  Malheureusement, dès le début de son mandat, était  apparu un doute sur la possibilité de sa réussite.  Le Sénateur du Kentucky et chef de file des républicains au  Sénat, Mitch McConnell avait proclamé son intention de  faire du président noir, un président d’un seul mandat,  alors que John Boehner, le chef de file des républicains au  Congrès, avait promis de tout faire pour le bloquer à tout  niveau, dans son agenda.

 

Parlant de son agenda et de son bilan, personne ne peut  mettre en doute le redressement économique et financier  amorcé après la crise de 2008. Arrivé en plein marasme  mondial, en janvier 2009, le chômage atteignait les 10 %,  la bourse avait chuté, les marques automobiles ne  vendaient plus rien, le marché immobilier était en pleine  déconfiture, sans compter que plus de 20 millions  d’américains étaient sans assurance médicale. Le  sauvetage économique touchait le secteur des banques. À  son plan d’assurance-maladie, Il a ajouté une clause pour  que désormais tout américain puisse être assuré, même  s’il souffrait auparavant d’une quelconque maladie.  Malheureusement, ces mérites ont été peu reconnus au  président sortant, sans compter le risque, avec la nouvelle  administration de retirer et abroger toute trace positive de  certains acquis, comme l’Obama care.

 

En parlant du désormais -ancien président, sur ce qu’il a  fait pour les Africains-Américains et les Africains, qui se  sont fortement réjouis de son élection, l’intéressé a lui-  même rappelé à maintes reprises, qu’il était le président  des États- Unis, et non celui d’une race. Cela dit, les  actions qu’il a entreprises sont de nature à aider les classes  défavorisées, auxquelles appartiennent les noirs. Dans le  domaine de la santé, Ils sont les plus nombreux à ne pas  être assurés.

 

En remettant en marche Ford, GM et Chrysler à Détroit et  dans le Midwest américain, ce sont des milliers et des  milliers de ces noirs qui ont sauvé leur emploi. Avec la  réforme de la justice et des prisons, l’objectif était de  réintégrer et relâcher au fur et à mesure tous les petits  dealers de marijuanas (en voie de légalisation), ainsi que  les petits bandits de chemin. À noter que plus de 60 % de  ces prisonniers, sont des hommes de couleur, qui ne  peuvent se procurer d’avocats pour leur défense.  Admiré en Afrique et parmi les noirs, même s’il a peu fait  pour eux 

 

Les Africains, en général, ne s’attendaient pas à de grands  changements à leur égard, du fait de l’avènement du fils  d’un Kényan au pouvoir en Amérique. C’était naïf d’y  penser d’ailleurs. Ils admiraient Obama simplement parce  qu’ils le considéraient comme un des leurs, un qui pouvait  enfin leur ressembler.

 

Contrairement à ce que reportait une certaine presse qui  ne peint le continent que sous une forme caricaturale, les  Africains ne s’attendaient pas trop à des gains financiers et  matériels, à travers cette élection.  Durant la tenure de son administration, on retiendra  beaucoup plus de bonnes intentions et seulement  certaines des actions promises. En réalité, un président  américain n’a jamais une grande liberté et un grand champ  de manœuvre, comme c’est le cas dans les régimes  autoritaires de faire exécuter son programme. Il doit le  plus souvent conjuguer avec une opposition forte, comme  on le verra ici.

 

À côté de cela, il faut oser reconnaitre que certains  politiciens ne jugeaient et continuent à juger Obama que  sur la base de la couleur de sa peau. C’est aussi cela la  réalité, sous la présidence Obama. C’est une réalité difficile  à cerner.
 

 

On ne pourra donc jamais le comparer à ses deux  prédécesseurs, Bill Clinton et George W. Bush. En matière  d’aide à l’Afrique, ce dernier avait entrepris une belle  initiative, en accordant un milliard de dollars avant son  départ à l’Afrique en faveur du programme de lutte contre  le Sida et le paludisme. De nombreux experts et  organismes créditent Mr Bush, d’avoir aidé au recul du  sida et du paludisme dans les pays qui ont bien géré le  programme en Afrique.

 

Avec Obama des millions de dollars avaient été promis  pour Ébola qui avait secoué la Guinée, le Liberia et la  Sierra-Leone, en 2014 et 2015, pour l’éradication de  l’epidemie.

 

Ebola a pu être maitrisée il y a près de deux ans, grâce au  CDC et autres partenaires de développement, mais les  fonds pour aider ces trois pays à reconstruire leur système  de santé, et leurs économies fortement affectées, sont  toujours bloqués.

 

Si Obama avait forcé la situation, il aurait été accusé  d’abandonner les américains moyens qui ont toujours  leurs difficultés quotidiennes pour se consacrer à l’Afrique.

 

Les couches défavorisées noires allaient même être peut-  être les premières à dénoncer ce phénomène, et ce sont  ces occasions qui auraient être largement exploitées par  les analystes conservateurs, comme Rush Limburg, Glen  Beck et autres.

 

Àu lieu de donner une enveloppe financière qu’il ne  pouvait obtenir du Congrès, Obama a jugé nécessaire de  miser sur la jeunesse. C’est ainsi que dès août 2010, Il a  invité des centaines de jeunes leaders Africains de la  société civile et du secteur privé à s’impliquer et à prendre  leurs responsabilités dans la gestion des affaires en  Afrique. Cette initiative a été son cachet avec les jeunes  Africains. Ce programme connu sous le nom de YALI  (Young African Leaders Initiative). L’autre facteur qui a été  la cause du manque d’enthousiasme pour Obama en  Afrique, après l’élection, dans les Caraïbes dans le monde  musulman et dans la plupart des pays du monde, est sa  persistance pour aider et défendre la cause des  homosexuels à tout prix. Durant tous ces déplacements à  l’étranger, le président américain en avait parlé avec les  dirigeants de ces pays : Macky Sall, Museveni et Uhuru  Kenyatta. Ces derniers lui ont fait savoir que cela ne  pouvait pas passer dans leur pays. Plus controversé, le  problème des gay et lesbiens passe mal dans une partie  importante de la couche noire américaine aussi et  certaines de leurs églises ne sont pas arrivées à convaincre  leurs fidèles. Sur le plan de l’orientation sexuelle des  individus, Obama croit qu’il ne faudrait pas les ségréguer  sur cette base. Son argument est que lui-même étant noir,  et les noirs ont été discriminés hier, comme les  homosexuels le sont aujourd’hui. À cause de l’expérience  vécue par les américains, il pense que personne ne devrait  être discriminé sur la base de sa religion, de son  orientation sexuelle, ou de sa peau.

 

Le facteur qui a contribué à la baisse de la popularité  d’Obama en Afrique est son implication en Libye, pour  déloger Kadhafi. Les jeunes africains surtout, ont très mal  compris cette action. Ce qu’il est désormais convenu  d’appeler le syndrome libyen a mal tourné, a créé le chaos  et a eu des implications jusqu’en Afrique  Subsaharienne.Sans compter, l’installation avec le vide de  groupes terroristes, comme ISIS. La mauvaise gestion de  cette crise, notamment par sa secrétaire D’État, Hillary  Clinton, a contribué à la chute de cette dernière et à sa  mort politique, pendant l’élection de 2016, après une  présence de plus de 30 ans, dans les rouages politiques.  L’ombre de Kadhafi planait autour d’elle et ses courriers  électroniques qu’elle échangeait et qui ont été piratés,  ont dominé le débat et occupé une place importante dans  l’attaque par les républicains.

 

Après un séjour à Paris où elle avait rencontré, pour une  deuxième fois le président français d’alors, Nicholas  Sarkozy, la chef de la diplomatie américaine, avait réussi à  convaincre son patron, qui était reluctant au départ, de  rejoindre la coalition formée par Sarkozy, pour attaquer la  Libye.

 

Plus tard, le président Obama reconnaîtra les erreurs  commises durant cette invasion, en soulignant  notamment, le manque de préparation pour assurer  l’après Kadhafi, une erreur qui avait déjà été commise Irak,  après la défaite de Saddam Hussein.

 

Sans trop prendre de défense pour le président qui quitte,  pour une vie normale, comme simple citoyen, la question  que l’on devrait toujours se poser est de savoir, qu’aurait-il  pu faire, si le Congrès ne lui faisait pas obstruction pour le  faire échouer sans motif valable?, Qu’aurait -il fait pour  réduire les armes à feu , en circulation, après tous ces  massacres dans les écoles primaires au Connecticut, les  salles de cinéma au Colorado, si le Congrès le suivait, dans  l’intérêt commun des américains?.

 

Il est difficile de parler de promesses tenues et non tenues,  connaissant bien les raisons profondes pour le non-respect  de ces promesses.

 

Le blocage au niveau de la Chambre des Représentants a  constitué un frein qui a empêché la réalisation de certains  projets importants du président sortant. Les décideurs  américains, le peuple dans son ensemble devraient y  songer. Entre temps, les autres pays, surtout ceux en  compétition, comme la Chine et la Russie, profiteront  largement.

 

Obama compte beaucoup sur les jeunes, surtout ceux qui  ont l’âge de ses filles pour changer cet état de fait. Il  considère les enfants du millénaire (Millenials), comme  plus tolérants.

 

En attendant de lire ses mémoires où il défendra lui-même  sa présidence, souhaitons bon repos à ce grand  président.Il nous manquera.
 

Mouctar Baldé