mardi, 28 mars 2017, 11:51 GMT

 

Pour s’inspirer du modèle des Assemblées nationales au niveau du continent africain, le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) a dépêché des missions de travail au Rwanda, au Burkina Faso et au Sénégal. Au retour de ces missions, une réunion de restitution s’est tenue le mardi 13 décembre au sein du forum.

  

Hadja Binta Diallo, présidente dudit forum, a expliqué le bien-fondé de ces voyages : « L’objectif de la mission était d’aller vers nos sœurs du Rwanda, du Sénégal et du Burkina Faso pour nous enquérir de la réalité de ce qu’elles font parce qu’il y a des pays qui sont en avance sur la Guinée. Au parlement sénégalais, les femmes sont 64/124. En Guinée on parle de 30% dans le quota mais qui n’est pas respecté dans la pratique. Dans les autres pays, cela est sanctionné. Si un parti politique ne respecte pas le quota, il y a l’amende à payer. Par exemple au Sénégal, c’est un homme et une femme. Si c’est pour trois places c’est un homme, une femme et un homme. C’est ce qui a fait que le Sénégal est à 64 femmes. Donc c’est l’expérience tirée dans ces pays que nous voulons mettre en pratique dans notre pays parce qu'à l’Assemblée sénégalaise, il y a des femmes leaders qui n’ont pas été à l’école. A l’hémicycle il y a la traduction simultanée en sept langues. Donc elles peuvent s’exprimer sur n’importe quelle langue parmi les sept là. Donc on souhaiterait qu’à l’Assemblée de la Guinée aussi qu’on ait des traductions simultanées pour que nos sœurs qui sont à l’intérieur du pays qui ont une bonne vision pour le pays puissent être là parce que la démocratie, le développement d’un pays ne peut se faire sans les femmes

 

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) est l’institution qui a accompagné ces femmes dans la réalisation de ces initiatives. Boubacar I Bah  a expliqué pourquoi son institution soutient en général l’Assemblée nationale : « Le PNUD vise à renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles de l’Assemblée nationale, mais aussi à faire des membres de cette institution des partenaires importants dans le fonctionnement de ladite institutionVous savez il n’y a que 25 femmes sur 113 députés siégeant à l’Assemblée nationale. Il faut que ces 25 aient la capacité de peser entre les hommes pour influencer le débat et faire en sorte que ce qui va se décider à l’Assemblée nationale soit à l’avantage des hommes mais aussi aux femmes

Alhassane Bah