posté le 7 février à 6h10 | mis à jour le 7 février à 6h10 | affiché 2237 fois
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La ministre de l’Enseignement pré-universitaire, technique, professionnelle et de l’éducation civique Rougui Barry à la tête d’une importante délégation de son département s’est rendue le vendredi 05 janvier 2010 dans la sous-préfecture de Koba ‘’Tatéma’’ située à plus de 100 kilomètres de Conakry. L’objectif de cette visite était de poser la première pierre de rénovation et d’extension de l’École Nationale de l’Agriculture et de l’Élevage (ENAE), a constaté Guinéenews©. En présentant la situation géographique, économique, sociale et politique de sa sous-préfecture et en remerciant le CNDD pour dit-il cet acte magnanime, le sous-préfet de Koba s déclaré : « … La sous-préfecture de Koba qui a l’insigne honneur de vous recevoir aujourd’hui, fait partie des huit (8) localités décentralisées de la préfecture de Boffa dont elle est distante de sept (7) km… La sous-préfecture de Koba couvre une superficie de 128 000 kilomètres carrés pour une population de 3744 habitants… Elle est limitée au sud-est par l’Océan atlantique, à l’ouest par l’île Marara (commune urbaine de Boffa) et au nord, par la sous-préfecture de Tanéné (préfecture de Dubréka)… La riziculture fait d’elle, l’un des greniers de la préfecture Boffa et pourquoi pas, de la Guinée… Les potentialités économiques de nos populations demeurent, l’agriculture, l’extraction du sel, de l’huile de palm, la pêche artisanale…. » Selon le directeur national de l’ENAE Michel Koivogui, le projet de cette école créé par décret le 26 mars 2005 après la sollicitation auprès du défunt président Conté de la fédération paysanne des femmes de Koba, vient à point nommé car indique-t-il, les agriculteurs guinéens étant à peu près de 67 non alphabétisés, éprouvent d’énormes difficultés à adopter et adapter les nouvelles technologies. « Ce constat est d’autant plus facile à comprendre que les efforts de nos agriculteurs sont quelques fois mal quantifiés et mal interprétés en résultats. Peu d’agriculteurs maîtrisent leurs superficies réelles cultivées. Leurs réels résultats en produits de commercialisation... Ces facteurs empêchent notre agriculture à assurer correctement ses missions de premier plan à savoir : nourrir les populations rurales et urbaines… Pour justement corriger cet état de fait, il convient d’injecter une énergie nouvelle humaine et technologique à travers la formation des jeunes agriculteurs devant d’abord, adapter la tradition agricole à la nouvelle technologie agricole…», soutient le directeur de l’ENAE. Abondant dans le même sens que ses précédesseurs à cette tribune, le conseiller chargé de la formation professionnelle Sékou Diafodé Nabé a indiqué à son tour que la rénovation de cette école dont, le financement s’élève à près de sept (7) milliards de francs guinéens et le délai d’exécution est prévu pour six (6) mois, est plus qu’une nécessité pour que les populations guinéennes cessent d’attendre que le bateau accoste au port de Conakry pour manger du riz. Pour lui, en rénovant et en modernisant les écoles de l’agriculture et de l’élevage existantes, la Guinée pourrait à assurer son autosuffisance alimentaire soubassement de tout développement socio-économique d’un pays. Quant à Rougui Barry, elle n’est pas passée par le dos de la cuillère en déclarant : « Pour protéger notre environnement, il faudrait que nos jeunes soient formés… l’ENAE est aujourd’hui une école délabrée et abandonnée à elle-même. Depuis plusieurs années, vous attendez à ce qu’elle soit rénovée. Aujourd’hui, le financement est obtenu et nous sommes là pour la pose de la première pierre de sa rénovation… Cela ne veut pas dire que ce financement doit être utilisé n’importe comment. Pour moi, le délai importe peu mais, c’est la qualité de la rénovation, d’équipements et de la formation qui nous inquiètent le plus. Nous demandons la vigilance des populations pendant les travaux de rénovation… Nous aussi, nous aurons un œil sur ce projet.…», exhorte-elle. «…Soyez en vivement félicité. Mme la ministre, à Koba, depuis l’avènement du CNDD, la mise en place en œuvre des infrastructures scolaires est matérialisée à grande échelle au niveau de tous les cycles dans la plupart de nos localités…L’appui des autorités à tous les niveaux et des populations au niveau local se fera sentir par l’entretien de ces infrastructures existantes…», assure le préfet de Boffa le colonel Nestor Haba. La cérémonie a pris fin par la pose de la pierre par Mme Kaba Rougui Barry.
Un compte rendu de Hamidou Sow, envoyé spécial de Guinéenews© à Koba
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Hamidou Sow Conakry, Guinée 224.64.26.12.87
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