AG/UFDG: Dalein appelle ses militants à ne pas céder à l’intimidation et à la haine de la mouvance

07 octobre 2017 18:18:27
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 « les partis de la mouvance sont haineux à cause de nos succès »

L’arrestation du Secrétaire fédéral de l’UFDG de Matam, Sorel Bangoura est, selon le président de l’UFDG, la preuve que « les autorités, les partis de la mouvance présidentielle sont haineux » contre son parti.

 A l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée ce samedi 7 octobre, Cellou Dalein Diallo a demandé à ses militants de ne pas se décourager à cause de « cette campagne d’intimidation » qui « vise » l’opposition.

« On ne doit pas se décourager, malgré toutes les tentatives de déstabilisation et d’intimidation. Vous avez écouté Sorel Bangoura. Il était en détention depuis quelques jours. C’est la campagne d’intimidation. Mais vous devez quand même comprendre. Après tous les succès, vous pensez qu’on va avoir la sympathie des autres partis politiques de la mouvance ? Ils sont jaloux. Ils deviennent haineux. Ils cherchent à intimider, à décourager l’adhésion de nos compatriotes à notre grand parti. Mais tant que l’UFDG défendra les valeurs qui sont les siennes, les gens vont venir. Les Guinéens ne sont pas naïfs. Malgré la campagne de calomnie, de médisance, de discrédit qui a été menée contre l’UFDG la présentant comme un parti qui n’a de souci que les problèmes d’une région, les gens vont venir », a-t-il assuré ses militants.

Parlant de la tenue des élections locales, le président de l’UFDG soutient qu’il y a des avancées, mais préfère rester prudent : « On a appris la mise à la disposition de la CENI, immédiatement après notre manifestation, de 91 milliards GNF. Et puis l’engagement ferme du président de la République de mettre à la disposition de la CENI le reliquat pour que les élections puissent se tenir le 4 février. On ne peut pas dire que M. Alpha Condé qu’on connait bien ne soulèvera pas de difficultés, mais à ce stade, ce qui est fait semble aller dans le sens de ce que nous souhaitons, même si c’est avec un an de retard. »

Il a ensuite regretté le fait que d’autres points de l’accord politique du 12 octobre 2016 ne soient pas appliqués à date. C’est notamment l’indemnisation des victimes des violences lors des manifestations, la non-identification des coupables des crimes commis lors de ces événements, mais aussi la non-mise en place de la Cour de Justice chargée de juger le président de la République et les membres du gouvernement.