dimanche, 26 mars 2017, 05:27 GMT

Dans la matinée de ce mercredi 11 janvier 2017, des échauffourées ont éclaté entre des écoles de Bonfi (l’école primaire, les deux collèges et le lycée), sis dans la commune de Matam. Bilan, un blessé grave, a-t-on constaté sur place.

 

 Interrogé par Guinéenews, le principal du collège 2 de Bonfi, a déclaré qu’il était 11H30 lorsque son école a commencé à essuyer les attaques d’un groupe d’élèves qui serait venu de la commune de Matoto. Dans le groupe, témoigne Namory Condé, un élève de la 7ème année du collège de Saifoulaye Diallo de Gbessia a été pris en otage par ses camarades. De tractations en tractations, il a été remis aux responsables du lycée après avoir appelé, en vain, l’intervention du commissariat urbain situé non loin.  

 

«Les jets de pierres ont commencé pendant que mes élèves étaient en classe. Ce sont leurs collègues venus de Matoto qui nous jetaient des pierres par les fenêtres qu’ils ont éventrées le lundi dernier. Cette fois-ci, ils ont même blessé certains élèves dont une fille. Je précise que depuis le lundi, on assiste au même mouvement. Tellement que la blessure de la fille est grave, ses camarades, furieux, sont sortis en courant des salles. N’eut été l’intervention  à temps de la direction du collège, le jeune élève du collège de Gbessia allait être tué.  Malheureusement,  quand nous sommes allés demander aux policiers du commissariat urbain de Bonfi de nous nous venir au secours, ils nous répondus qu’ils n’ont pas les moyens», a-t-il expliqué.

 

D’après Aboubacar Camara, élève de la terminale Sciences sociales, le mouvement de ce matin est venu du Collège 2 Bonfi pendant qu’ils étaient en situation de classe. «Il semble qu’ils sont en crise d’enseignants, c’est pourquoi ils protesteraient. Les cailloux venaient de partout et nous étions contraints d’interrompre les cours».

 

Sur les principales voies d’accès à ces écoles, l’autoroute Fidèle Castro et la route du Niger, les stigmates des cailloux étaient encore perceptibles un peu partout. Au moment où on quittait les lieux, des éléments de la gendarmerie et de la police étaient déjà déployés sur le terrain en vue de rétablir l’ordre.

Sékou Sanoh

Conakry, Guinée 224-664-35-11-21

Sékou Sanoh